William Henry Harrison | affrontements dans le nord-ouest

Affrontements dans le Nord-Ouest

Tecumseh et Tippecanoe

Article général Pour des articles plus généraux, voir Guerre de Tecumseh et Bataille de Tippecanoe.

Un mouvement de résistance amérindien contre l'expansion américaine se développa à l'initiative des frères Tecumseh et Tenskwatawa (le Prophète) de la tribu shawnee. Dans ce qui fut appelé la rébellion de Tecumseh, Tenskwatawa convainquit les tribus qu'elles seraient protégées par le Grand Esprit si elles se soulevaient contre les colons blancs. Il encouragea la résistance en demandant aux tribus de ne payer aux marchands blancs que la moitié de ce qu'elles leur devaient et d'abandonner toutes les pratiques de l'homme blanc dont les vêtements, les fusils et en particulier l'alcool qui faisait des ravages chez les Amérindiens[34].

Un Amérindien torse nu lève un tomahawk au-dessus de sa tête et pointe du doigt Harrison qui tient son sabre.
Gravure de John R. Chapin représentant la confrontation entre Tecumseh et Harrison en 1810.

En août 1810, Tecumseh mena 400 guerriers armés le long de la rivière Wabash pour rencontrer Harrison à Vincennes. Comme les guerriers étaient couverts de peintures de guerre, leur apparition effraya les soldats américains. Les chefs du groupe furent escortés à Grouseland où ils rencontrèrent le gouverneur. Tecumseh insista sur le fait que le traité de Fort Wayne était illégitime car une tribu ne pouvait vendre des terres sans l'approbation des autres ; Il demanda à Harrison d'annuler le traité et avertit que les Américains ne devraient pas tenter de s'établir sur les terres cédées par le traité. Il lui indiqua également qu'il avait menacé de tuer les chefs qui appliqueraient les termes du traité et que sa confédération de tribus se renforçait rapidement[35]. Harrison rétorqua que les Miamis étaient les propriétaires de ces terres et qu'ils pouvaient les vendre s'ils le souhaitaient et il rejeta l'affirmation de Tecumseh selon laquelle les Amérindiens formaient une seule nation. Le gouverneur déclara que chaque tribu pouvait avoir des relations séparées avec les États-Unis si elles le désiraient et que le Grand Esprit aurait donné à toutes les tribus le même langage si elles faisaient partie d'une même nation[36].

Tecumseh se lança dans un discours enflammé mais Harrison ne pouvait comprendre ce qu'il disait[36]. Un Shawnee favorable à Harrison dégaina son pistolet pour alerter Harrison que les paroles de Tecumseh étaient belliqueuses. Certains témoins rapportèrent que Tecumseh encourageait les guerriers à tuer Harrison. De nombreux guerriers commencèrent à brandir leurs armes et Harrison sortit son sabre. Comme la population totale de la ville n'était que de 1 000 personnes, les guerriers de Tecumseh auraient pu massacrer tout le monde. Les guerriers reculèrent néanmoins quand les officiers américains sortirent leurs pistolets pour défendre leur commandant[36]. Le chef Winnemac, favorable à Harrison, contra l'argument de Tecumseh en déclarant aux guerriers que comme ils étaient venus en paix, ils devaient repartir de même. Avant de partir, Tecumseh informa Harrison qu'à moins d'une annulation du traité, il chercherait une alliance avec les Britanniques[37]. Après la rencontre, Tecumseh parcourut la région dans l'espoir de former une alliance anti-américaine[38].

En 1811, alors que Tecumseh était en déplacement, Harrison reçut l'autorisation du secrétaire à la Guerre William Eustis d'avancer en territoire amérindien pour une démonstration de force. Harrison prit la tête d'un millier d'hommes et marcha vers le nord pour intimider les Shawnees et les pousser à négocier. Au lieu de cela, les tribus lancèrent une attaque surprise sur l'armée de Harrison le matin du 6 novembre lors de ce qui fut appelé la bataille de Tippecanoe. Harrison défit les forces tribales à Prophetstown près des rivières Wabash et Tippecanoe et fut célébré comme un héros national[39].

Dans son rapport au secrétaire Eustis, Harrison l'informa de la bataille et indiqua qu'il craignait une contre-attaque imminente. La première dépêche ne précisait pas clairement le vainqueur de l'affrontement et Eustis l'interpréta initialement comme une défaite avant que le message suivant ne l'informe de la victoire américaine. Comme aucune contre-attaque ne fut organisée, la défaire des Shawnees était plus que certaine. Eustis demanda à savoir pourquoi Harrison n'avait pas pris la précaution de fortifier son camp contre une attaque et ce dernier répondit qu'il considérait sa position comme suffisamment solide. La dispute fut le catalyseur d'une série de discordes entre Harrison et le département de la Guerre qui continua à jusqu'à la guerre de 1812[40].

La presse ne rapporta pas initialement la bataille et un journal de l'Ohio interpréta la dépêche de Harrison à Eustin comme l'annonce d'une défaite[41]. En décembre, comme la plupart des grands journaux relatèrent la bataille, l'opinion publique outrée par l'attaque shawnee demanda des réponses. À un moment de fortes tensions avec la Grande-Bretagne, de nombreux Américains accusèrent le Royaume-Uni d'inciter les Amérindiens à la révolte et de les fournir en armes. En réaction, le Congrès vota des résolutions condamnant les Britanniques pour leur intrusion dans les affaires intérieures américaines. Quelques mois plus tard, les États-Unis déclarèrent la guerre à la Grande-Bretagne[42].

Guerre de 1812

Portait de Harrison portant un uniforme militaire avec un col haut et tenant un sabre. L'uniforme noir est richement décoré de broderies dorées.
Ce portrait de Harrison le représentait initialement en habits civils en tant que délégué du territoire du Nord-Ouest en 1800 mais l'uniforme fut ajouté après ses victoires lors de la guerre de 1812.
Article général Pour un article plus général, voir Guerre anglo-américaine de 1812.

Le déclenchement de la guerre avec le Royaume-Uni en 1812 mena à de nouveaux affrontements avec les Amérindiens dans le Nord-Ouest et Harrison continua de commander l'armée dans l'Indiana. Après la chute de Detroit, le général James Winchester devint le commandant de l'armée du Nord-Ouest. Il donna à Harrison le grade de brigadier-général, qu'il refusa car il voulait le commandement complet de l'armée ; le président James Madison remplaça Winchester par Harrison le 17 septembre 1812. Harrison héritait d'une armée de conscrits qu'il entreprit d'entraîner. Il était initialement dépassé en nombre par les Britanniques et leurs alliés amérindiens. Lors de l'hiver 1812-1813, Harrison construisit une position défensive près des rapides de la Maumee dans le nord-ouest de l'Ohio. Il la nomma Fort Meigs en honneur du gouverneur de l'Ohio, Return J. Meigs, Jr. (en).

Après l'arrivée de renforts en 1813, Harrison reprit l'offensive. Il mena l'armée au nord pour affronter les Shawnees et les Britanniques. Il remporta plusieurs victoires dans l'Indiana et l'Ohio avant de reprendre Detroit et d'entrer au Canada. Les Américains furent victorieux lors de la bataille de la rivière Thames au cours de laquelle Tecumseh trouva la mort. La coalition amérindienne se désintégra et la bataille marqua la fin des combats dans la région[43].

Peu après, le secrétaire à la guerre, John Armstrong, réorganisa l'armée et assigna à Harrison un poste à l'arrière tout en donnant le contrôle des troupes du front à l'un de ses subordonnés. Armstrong et Harrison étaient en désaccord sur l'intérêt d'une invasion du Canada. Lorsque Harrison fut réassigné, il donna rapidement sa démission de l'armée et celle-ci fut acceptée à l'été 1814[44].

Après la guerre, le Congrès enquêta sur la démission de Harrison. Il jugea qu'il avait été abusé par le secrétaire à la Guerre durant sa campagne et que sa démission était justifiée ; il lui accorda également une médaille en or pour ses actions durant la guerre. La bataille de la rivière Thames est considérée comme la plus grande victoire américaine de la guerre après celle de la Nouvelle-Orléans[43],[44].

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