Sceau | histoire

Histoire

Sceau-cylindre de jaspe et son empreinte. Uruk, IVe millénaire av. J.-C.

Vers -4000, en Mésopotamie, des sceaux-cylindres permettent d'imprimer sur de l'argile fraîche un motif en relief, souvent raffiné, qui permet de garantir l'identité de la personne ayant réalisé un document ou ayant fermé un récipient[2].

La reine Jézabel, dans l'ancien testament, utilise de l'anneau de son époux Achab, pour sceller ses ordres.

Les sceaux, toujours en argile, sont également utilisés dans l'Égypte antique sur les papyrus ou sur les tombeaux.

Depuis le début du IIIe millénaire av. J.-C. jusqu'aux siècles obscurs, les sceaux de toutes sortes étaient produits dans les îles de la Mer Égée et la Grèce continentale. Dans la civilisation minoenne, ils sont formés à partir d'ivoire, de pierre tendre puis de pierre dure (ce qui exige de nouvelles techniques de gravure), montrant des formes caractéristiques. L'âge du bronze tardif voit le développement de sceaux en forme de lentille et d'anneaux à signer, ces éléments se retrouvent les siècles suivants. L'époque hellénistique est caractérisée par des sceaux en intailles qui deviennent une forme d'art du luxe, comme en témoigne la collection qu'en fait le roi Mithridate VI (ce type d'art et de collection durera jusqu'au XIXe siècle). Parallèlement à ce mode de preuve, la Grèce antique utilise également la chirographie alors que les Romains privilégient d'abord les témoins pour authentifier les actes mais devant la multiplicité des écrits, adoptent la subscriptio (littéralement « inscription au bas ») accompagnée d'un seing (souvent un monogramme) ou d'un sceau (empreinte réalisée par un cachet ou un anulus signatorius, anneau à signer)[3].

Les sceaux de plomb apparaissent au IVe siècle et ceux de cire au XIIe siècle.

Moulage du contre-sceau du grand sceau de Louis XIV, roi de France. Archives Nationales SC-D116 bis.

Au Moyen Âge, le sceau qui supplante le monogramme, en plus de garantir la confidentialité d'un message, attestait également de son authenticité et faisait office de signature. Il était constitué par un cachet de cire imprimé par un tampon (ou un anneau sigillaire) au motif trop compliqué pour être reproduit de façon certaine. Chaque ville avait son sceau. Le sceau désigne également le système qui a permis la réalisation de cette empreinte, qui est le tampon. Dès le XIe siècle se développe, parallèlement au notariat, le « sceau pendant » à la charte par des lacs de soie ou des lanières de cuir. Henri II, dans son ordonnance de Fontainebleau en 1554, rend la signature obligatoire chez les notaires : le seing du notaire se substitue progressivement à la signature des différentes parties, son sceau nominatif (signum nominis) devenant l'ancêtre de la signature moderne[4].

Au XIXe siècle, les scellés servent essentiellement pour garantir le fret des marchandises et sont à base de fils de fer torsadés.

Les « pains à cacheter », très petits pains minces et ronds dont on se servait pour cacheter les lettres, étaient composés de pain azyme auquel on ajoutait des colorants comme de l'indigo en fine poudre, du noir de fumée ou des décoctions de cochenille, de safran, de curcuma

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