Maryse Joissains-Masini | carrière politique

Carrière politique

Élection municipale de 2001

Maryse Joissains est candidate divers-droite à l'élection municipale de 2001, 18 ans après son ex-mari, et doit affronter au premier tour une liste RPR conduite par Jean Chorro et une liste UDF menée par François-Xavier de Perreti.

Alors que les sondages la donnent battue durant toute la campagne, elle arrive en deuxième position le 11 mars 2001 avec 16,45 % des voix, cependant loin derrière du maire sortant, Jean-François Picheral[5]. Entre les deux tours, les trois listes de droite fusionnent tandis que, de son côté, le sénateur socialiste, convaincu de sa réélection, dédaigne toute alliance[2].

Une semaine plus tard, lors du second tour, la liste socialiste est, à la surprise générale, défaite par celle conduite par Maryse Joissains-Masini. Avec 50,61 % des suffrages, elle devance de 533 voix celle du maire sortant, en partie fragilisé par un rapport de la chambre régionale des comptes qui faisait état de la mauvais gestion de la ville et par l'absence de triangulaire au second tour[2],[6].

Maryse Joissains-Masini est élue maire le , par le nouveau conseil municipal. Elle attribue le poste de chef de cabinet à son ex-mari. Mais, le tribunal administratif estimera, sept ans après, que le contrat et ses avenants étaient illégaux et rédigés sur la base d’une rémunération excessive (environ 476 000 € en sept ans)[7].

Élections législatives de 2002 et 2007

Quelques mois plus tard, Maryse Joissains-Masini est candidate aux élections législatives dans la 14e circonscription des Bouches-du-Rhône, sous l'étiquette Union pour la majorité présidentielle. Arrivée en tête du premier tour, elle est élue députée au second, avec 58,10 % des suffrages, face à une radicale de gauche[8].

Sollicitant un nouveau mandat, elle arrive en tête du premier tour des élections législatives de 2007, avec 44,63 % des voix exprimées. Le , elle affronte son adversaire socialiste sur France 3 Méditerranée : les questions du logement et de l'environnement y sont notamment abordées. Lors du second tour, le , Maryse Joissains-Masini est réélue avec 54,86 % des voix, contre 45,14 % à son adversaire Alexandre Medvedowsky[9].

Le , elle inaugure le Grand théâtre de Provence, érigé sous son impulsion[10], en compagnie de Christine Albanel, ministre de la Culture.

La même année, Maryse Joissains-Masini attribue le poste d’adjointe à la culture et à la politique à sa fille, qui avait dirigé son cabinet à la communauté d’agglomération du pays d’Aix (CPA), que l'édile préside depuis 2002[7].

Élection municipale de 2008

En 2008, Maryse Joissains-Masini fait savoir qu'en cas de réélection elle compte diriger la ville avec un cercle restreint et fidèle, afin d'éviter les luttes de pouvoir au sein de la majorité municipale[11].

Arrivée en tête du premier tour, la liste conduite par Maryse Joissains-Masini remporte l'élection, le 16 mars 2008, avec 44,28 % des suffrages contre 42,94 % à la liste de gauche et 12,77 % à celle du Mouvement démocrate[12]. En , Maryse Joissains est réélue à la présidence de la communauté d'agglomération du pays d'Aix, à la quasi-unanimité des suffrages exprimés (l'opposition n'avait pas présenté de candidat[13]).

Élection municipale partielle de 2009

Le , le Conseil d'État invalide l'élection municipale de 2008, au motif de « propos et insinuations inadmissibles ayant pu fausser le résultat du scrutin »[14], à la suite de la découverte d'un tract reconnu anonyme[Note 2]. Pour Maryse Joissains-Masini et son entourage, cette décision est purement politique : aucune preuve n'a permis d'établir que le tract venait de son équipe, et son impact est impossible à définir.

La liste qu'elle conduit arrive cependant en tête du premier tour, le , avec 43,31 % contre 34,08 % à la liste PS-PRG-MoDem menée par Alexandre Medvedowsky et 11,31 % à la liste écologiste et régionaliste[15]. Se forme alors, entre les deux tours, une alliance hétéroclite que la presse qualifie de « front anti-Joissains[16] », allant du Parti communiste à la liste divers droite menée par son ancien adjoint[17]. Alors qu'un sondage la donne battue[18], de nombreux responsables de la majorité présidentielle viennent soutenir Maryse Joissains-Masini, tels que Xavier Bertrand, Jean-Louis Borloo ou Fadela Amara[16].

Lors du second tour, le , la liste « Ensemble pour Aix et le Pays d'Aix » conduite par le maire sortant arrive en tête avec 50,22 % contre 49,78 % à l'opposition. Cette fois-ci, seulement 187 bulletins séparent les deux listes[19],[20].

Le , Maryse Joissains-Masini est réélue à la présidence de la communauté d'agglomération du pays d'Aix avec 119 voix sur 120 exprimées[21].

Élections législatives de 2012

Maryse Joissains-Masini perd son mandat de députée pour la 14e circonscription des Bouches-du-Rhône au profit du socialiste Jean-David Ciot, élu avec 53,55 % des voix.

Élection municipale de 2014

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Le , la liste conduite par Maryse Joissains-Massini UMP-UDI arrive en tête du scrutin municipal avec 52,6 % (en triangulaire), obtenant la majorité absolue des sièges de conseillers municipaux, 42 sur 55. L'abstention fut légèrement supérieure à la moyenne nationale. Maryse Joissains-Masini est une des six femmes élues dans une ville de plus de 100 000 habitants et la seule femme UMP à être élue parmi les 20 maires UMP élus.

Au premier tour, neuf listes se présentent, dont deux menées par des ex-colistiers dissidents de la maire sortante. Elle se retrouve au second tour face au candidat de la gauche Édouard Baldo et la candidate du front national Catherine Rouvier, (le candidat divers-droite, pouvant provoquer une quadrangulaire, s'étant pour sa part désisté) et l'emporte, ses adversaires réalisant respectivement 36,5 % et 10,9 %.

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