Maryse Joissains-Masini | polémiques

Polémiques

Expulsion des Roms à Aix-en-Provence

En , elle déclare à la presse : « Je ne veux plus un seul Rom sur ma commune » [22], [23], déclaration qui a entraîné la réaction de Mgr Dufour, archevêque d'Aix et d'Arles : « L’ordre d’expulsion des Roms n’est pas une solution. Si on les traite comme des chiens, il ne faudra pas nous étonner s’ils attrapent la rage » [24].

Courriers municipaux et propos sur l'élection de François Hollande en 2012

Au lendemain de l' élection présidentielle de 2012, elle déclare : « Je ne pense pas que François Hollande soit légitime parce qu'il y arrive après un combat anti-démocratique comme on ne l'a jamais vu dans ce pays et que par voie de conséquence, je ne me sens pas liée par ce Président de la République que j'estime illégitime » [25]. Elle poursuit en précisant que « ce type ne mérite pas d'être où il est », qu'il est un « danger pour la République ». Elle ajoute que François Hollande n'a pas le « physique » d'un président de la République, dénonçant à plusieurs reprises ses « petits bras » qu'il « agite » [26].

Avant l'élection, elle avait envoyé, en tant que maire, un courrier aux électeurs d'Aix-en-Provence pour les inviter à voter Nicolas Sarkozy, estimant que François Hollande et les socialistes représentent un danger pour la France. Évoquant, dès la première ligne du courrier, les « 100 millions de morts causés par le communisme dans le monde », elle écrit à ses administrés : « Si François Hollande était élu, grâce à vos voix, vous seriez doublement responsables des catastrophes à venir » [26], [27]. Après l'élection, le 9 mai 2012, elle adresse une requête au Conseil constitutionnel demandant l'annulation de l' élection présidentielle [28], fondant sa requête sur le « dépassement des comptes de campagne », la « propagande abusive ayant entaché fortement l'équilibre du scrutin » et la « complicité d'infraction à la loi syndicale ». Le 10 mai 2012, Dominique Rousseau, professeur de droit constitutionnel, indique que le recours de Maryse Joissains est une « aberration juridique » [29]. Finalement, le recours, adressé hors délai [30], n’a pu être examiné [31].

Propos et actions tenues contre la métropole marseillaise

En 2015, en plein débat sur la future métropole d'Aix-Marseille-Provence, Maryse Joissains fait placarder sur des supports publicitaires de la commune d'Aix en Provence des affiches contre la métropole parafés de son nom et de la Ville.

Au lendemain de l'élection de Jean-Claude Gaudin à la tête de la Métropole d'Aix-Marseille-Provence au terme d'un vote réalisé lors du premier Conseil Métropolitain lancé par Silvia Barthélémy, présidente de l'ex- Pays d'Aubagne et de l'Étoile, Maryse Joissains déclare « être en guerre » [réf. nécessaire] et refuse la légitimité de cette élection. Par ailleurs, elle saisira le Conseil constitutionnel jugeant la loi MAPAM régissant les métropoles de Marseille et Paris comme anti-démocratique. Le conseil validera le bien fondé de cette loi. Pour calmer les esprits, Jean-Claude Gaudin démissionnera de ses fonctions pour se faire réélire la semaine suivante.

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