Lot-et-Garonne | Économie

Économie

Article détaillé : Économie de Lot-et-Garonne.

La pointe extrême de la forêt landaise couvre le sud-ouest du département : les landes de Lot-et-Garonne. Au sud-est, la viticulture domine (armagnac), ainsi qu'à l'extrême nord où notamment les côtes-de-Duras sont le prolongement du vignoble du Bordelais. Au nord de la Garonne, cultures et élevage sont associés. Les vallées sont le domaine du maraîchage et des cultures fruitières (pruneaux d'Agen). Les principaux sites industriels sont Marmande, Tonneins, Fumel et Agen. Leurs industries sont diversifiées et de taille modeste. L'axe de transport Bordeaux-Toulouse traverse le département (canal, TGV, autoroute). Le Lot-et-Garonne est le premier producteur de France de kiwis, noisettes et fraises. Outre les vins de Duras -patrie de Marguerite- on trouve le Buzet, les côtes du Marmandais, les côtes du Brulhois ainsi que le vin du Tsar et le vin de Pays de l'Agenais.

Agriculture

L'agriculture occupe une position dominante en Lot-et-Garonne tant par le nombre des actifs que par les revenus tirés de cette activité. Cela tient à d'incontestables avantages climatiques et pédologiques, qui font que la vallée de la Garonne apparaît plus spécialisée dans les cultures de produits frais que toute autre région du Sud-Ouest, même si la céréaliculture y occupe toujours une grande place. Cela résulte aussi du travail des hommes et des choix qu’ils ont opérés. Cette spécialisation vers le marché a obligé le Lot-et-Garonne à vivre très tôt en économie ouverte afin de pouvoir écouler ses productions vers les autres régions françaises et à l’international. On cultive dans le département beaucoup de céréales telle que le maïs, le blé, l'orge, etc.

Les héritages

Quelques études ont souligné que les pays de la Garonne appartenaient, au e siècle, aux régions riches, associant productions agricoles et industrielles. Même si d'autres recherches plus récentes ont mis en doute cette réalité, il est probable que la vallée de la Garonne a effectivement connu une période très favorable au e siècle. Le e siècle a été moins favorable, ce qui n’a pas empêché l'agriculture d’enregistrer des mutations importantes du fait de la disparition de quelques productions ou du développement de nouvelles.

En 1806, 53 % des terres utiles étaient consacrées aux labours, 11 % aux vignes et moins de 6 % aux herbages. Pour cette même date : sur 41,5 millions de francs, les productions végétales représentaient 37,5 millions et les productions animales quatre millions de francs seulement. À lui seul, le blé totalisait 45 % de ces revenus, et, avec les autres céréales, demeurait la culture la plus répandue dans les pays de la Moyenne Garonne. Cette céréaliculture prédominait sur les collines calcaires et molassiques, situées de part et d'autre de la Garonne et du Lot, ainsi qu'entre ces deux cours d'eau. Grande richesse d'exportation (10 000 t) pour les propriétaires, le froment a été la grande préoccupation de ces derniers, qui ont encouragé son extension au détriment des autres productions, à l'exception du maïs qui devait nourrir les travailleurs des champs. La vigne enregistra un fort développement. Pourtant les vins de qualité étaient alors peu nombreux, installés sur les coteaux qui produisaient dans la majorité des cas, des vins blancs liquoreux, appelés aussi « vins pourris » parce que la vendange intervenait le plus tard possible, comme actuellement pour les Sauternes. Connu de longue date, le prunier greffé (prunier d’Ente) s'étendit largement au e siècle autour de Clairac, Tonneins et Villeneuve-sur-Lot. Planté dans les vignes, il fournissait un fruit très savoureux, se conservant parfaitement et pouvant être exporté.

Vigne et cultures industrielles au XVIIIe siècle.

Quelques plantes industrielles faisaient, elles aussi la réputation de l'Agenais. Le chanvre que les paysans travaillaient en association avec le blé dans les terres de vallée servait notamment à l’habillement et à des manufactures de cordages. Dès la fin du e siècle, le chanvre reculait devant le tabac, en raison de la perte des débouchés dans l'industrie, et de la fin du monopole de la Compagnie des Indes. Introduit en 1637 dans la région de Clairac, le tabac, très vite sous le contrôle de l’État, devait acquérir très rapidement une grande notoriété et provoquer un véritable engouement chez les agriculteurs tout autour de Tonneins.

Les mutations de l'agriculture au cours du XIXe et du début du XXe siècle

En 1856, le secteur agricole faisait vivre 68 % de la population de Lot-et-Garonne et occupait plus de 70 % des actifs. En 1946, plus de la moitié des habitants de Lot-et-Garonne dépendaient encore des activités agricoles et un nombre plus élevé (57 %) trouvait toujours un emploi dans cette branche. Entre ces deux dates, l’essor du faire-valoir direct permit à la majorité des exploitants d’être maître de leurs choix culturaux. Le métayage, très répandu au e siècle disparaît complètement après la Seconde Guerre mondiale.

Cette transformation des structures d’exploitation s’accompagne de changement dans les pratiques culturales. Après avoir augmenté durant tout le e siècle pour atteindre 58,7 % en 1897, la part des terres labourables régresse au profit des prairies et des cultures spécialisées, alors que le vignoble voit les surfaces plantées réduites de moitié (35 000 ha en 1936) en relation avec la crise du phylloxera et l’exclusion de la zone d’appellation « Bordeaux ». Occupant moins de 10 000 ha dans la première moitié du e siècle, fruits et légumes ont, somme toute, une importance très modeste. Pourtant leur apparition est capitale, car présents depuis longtemps, leur essor dans le nouveau système agricole correspondait à une influence plus grande des villes, à un développement du réseau de chemin de fer qui ouvrait des horizons commerciaux plus larges de même qu'une extension déjà soulignée de la polyculture. Ainsi, la tomate s'est imposée dans la moitié occidentale et vers 1930, tous les cantons de l'arrondissement de Marmande produisaient plus de 1000 quintaux de tomates. Le développement était lié à des exportations de tomates fraîches vers la capitale ou des pays étrangers, ainsi qu'à une demande accrue des conserveurs. Dans la vallée du Lot et dans celle de la Garonne, au gré de la demande nationale, on cultivait les oignons, les asperges puis les choux-fleurs d'hiver, les carottes, le céleri, le salsifis, les petits pois, les haricots verts et enfin le melon. Durant la même période, le Lot-et-Garonne est devenu une région fruitière. Le prunier d’Ente était plus particulièrement récolté dans le Villeneuvois. Les maladies qui affectèrent l'arbre, les conditions climatiques provoquèrent trop de variations dans les récoltes pour résister à la concurrence des pruneaux de Californie. Le chasselas a constitué une grande nouveauté lors de son introduction vers 1880-1885 à Port-Sainte-Marie et Prayssas. S’y ajoutent le développement des plantations de pommiers, pêchers, cerisiers, poiriers et abricotiers dans les coteaux puis dans les deux grandes vallées.

Des agriculteurs de moins en moins nombreux

Majoritaires dans la population de Lot-et-Garonne au moment de la Seconde Guerre mondiale, les agriculteurs ne le sont plus dès le début des années 1960. La diminution de la population active agricole s’est amplifiée ensuite : un peu plus de 50 000 actifs en 1962, 25 600 en 1982, moins de 15 000 selon les estimations de 2005 (plus en intégrant les emplois saisonniers). La réduction de la population des ménages agricoles est un peu plus forte en raison de la diminution du nombre des personnes dans la cellule familiale. Malgré cela le Lot-et-Garonne compte encore une proportion d’actifs agricoles supérieurs à la moyenne française. Cela tient en grande partie à la résistance des petites exploitations orientées dans des productions spécialisées qui utilisent une importante main-d’œuvre.

Le nombre d’exploitations a diminué de moitié entre 1979 et 2005, passant de plus de 17 000 à 8 100. Parallèlement, la taille moyenne des exploitations n’a pas cessé de croître entre ces mêmes dates pour atteindre 36 ha en 2005 contre à peine 20 ha en 1979. Curieusement, la part des exploitations de moins de cinq ha reste stable (proche de 25 %), soit en raison de l’intensité de la production agricole quand il s’agit de légumes, notamment sous serres, soit plus sûrement par poursuite d’une activité dans des fermes en voie de cessation d’activité. Ce sont les exploitations qui comptent entre 5 et 50 ha qui reculent en pourcentage et en nombre, au profit de celle de plus de 50 ha qui sont désormais plus de 2 000. Si cette évolution affecte les exploitations pratiquant polyculture et élevage, elle concerne surtout celles qui se sont orientées vers la céréaliculture et les oléagineux ainsi que celles qui se consacrent presque uniquement à l’élevage. Ce sont les coteaux qui sont surtout touchés par cette évolution. Celle-ci devrait se poursuivre de manière inexorable en raison de la part importante des agriculteurs âgés : 1/3 ont entre 50 et 60 ans, près de 25 % ont plus de 60 ans. Cette situation influence les modes de faire-valoir et les structures des exploitations agricoles. Alors que le faire-valoir direct, caractéristique de la dimension familiale de l’agriculture en Lot-et-Garonne, occupait 80 % de la surface agricole utile (SAU) en 1980, sa part est tombée à moins de 50 % d’après les estimations de 2005, au seul profit du fermage qui est aujourd’hui le mode dominant. Le métayage, longtemps très représenté, notamment dans le Marmandais, à l’origine de revendications nombreuses sur lesquelles le parti communiste a assis sa représentation, a quasiment disparu. Il est de plus en plus difficile d’entrer dans la profession d’agriculteur ou de prendre la suite d’une exploitation familiale, car le seuil de rentabilité s'est régulièrement élevé. Ainsi la surface minimum pour permettre l’installation d’un jeune agriculteur est de 17 ha dans la plaine et de 23 ha dans les coteaux. Or, l’hectare de terre labourable dans les plaines de la Garonne et du Lot vaut 5 400 euros en 2005, 5 000 euros dans les coteaux sud de la Garonne, moins de 2 500 euros dans la partie orientale des Serres ou le Fumélois. Même si la valeur vénale ne progresse plus depuis quelques années, ces montants sont élevés et cela explique en partie le succès du fermage. Ces changements s’accompagnent d’une progression de l’agriculture de groupe. On compte ainsi 421 GAEC (Groupement agricole d'exploitation en commun).

Les agriculteurs lot-et-garonnais, comme leurs homologues des autres régions agricoles françaises, ont profité de la politique agricole commune. Certes, cette dernière jouait peu dans le domaine des fruits et légumes, traversé pourtant par des crises nombreuses et parfois sévères en relation avec la chute des prix, la surproduction et la concurrence des pays du sud de l’Europe. Jusqu’aux années 1990, la FNSEA et le MODEF étaient les deux syndicats les plus influents en Lot-et-Garonne, le premier à la tête de la Chambre d'agriculture quand le second se cantonnait dans un rôle d’opposition dans la défense des petites exploitations. La réforme de la PAC au début des années 1990 a profondément modifié les rapports de force entre syndicats avec la montée en puissance de la Confédération paysanne et surtout de la Coordination rurale. Dans les campagnes, des pancartes ou d’autres symboles dénonçaient la mort programmée de la petite agriculture familiale. Cette phase d’intense colère paysanne a profité un peu à la Confédération paysanne et plus encore à la Coordination Rurale qui a pris la présidence de la Chambre d’agriculture. Le récent scrutin, en 2007, a confirmé le poids la Coordination Rurale, plutôt de droite, dont la liste revendiquait « nourrir des hommes mérite un digne revenu ». Elle garde donc la Chambre d’Agriculture sans être majoritaire. La FNSEA regroupe un tiers des membres des différents collèges, le MODEF reste stable à 11 % et la Confédération paysanne s’effondre à 9 %.

La production agricole au début du XXIe siècle

Si le Lot-et-Garonne demeure une région de polycultures en relation avec la petite dimension des exploitations de type familial et la volonté de répartir le risque en pratiquant plusieurs cultures sur des terres suffisamment riches pour supporter une production intensive, la spécialisation dans les cultures végétales s’impose et progresse au cours des cinquante dernières années. La force de ces changements a été analysée pour les exploitations des coteaux sud au cours du dernier demi-siècle. Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, l’exploitation type partageait ses surfaces et tirait ses revenus en trois grands tiers : élevage, céréales, vigne associée à des arbres fruitiers. En 2000, la répartition est fondamentalement différente, surtout les revenus ne sont plus liés directement à la superficie occupée. La vigne et l’élevage se sont effondrés. Les grandes cultures, céréales et oléagineux occupent plus de la moitié des terres mais contribuent plus modestement au chiffre d’affaires de la ferme. Les cultures légumières et celles de semences de betteraves ont accru leur importance en superficie et ce sont elles qui assurent les rentrées financières les plus importantes. C’est le résultat des progrès de l’organisation en matière de commercialisation ainsi que l’influence des grandes firmes pour les semences de betterave. À l’opposé, une grande partie des coteaux nord a choisi de se spécialiser dans les grandes cultures et l’élevage.

Ces mutations se retrouvent dans la valeur totale de la production agricole en Lot-et-Garonne dont la valeur en 2005 était presque six fois plus élevée qu’en 1960, et deux fois plus qu’en 1980. Après avoir légèrement régressé au profit de l’élevage entre 1960 et 1970, la part des productions végétales dans cette valeur finale atteint 73 % en 2005. Si les céréales y contribuent pour un peu plus de 10 %, le poids des cultures légumières et fruitières est important, de l’ordre de 30 %. Ceci constitue une des particularités fortes de l’agriculture lot-et-garonnaise. L’élevage est en repli, orienté plus vers la production de viande que de lait dont la régression s'accélère.

La production céréalière arrive nettement en tête des superficies occupées, pour un chiffre d’affaires de 119 millions d’euros en 2005. La culture du blé est ancienne, présente dans toutes les régions agricoles de Lot-et-Garonne. Ce n’était pas le cas du maïs dont la culture a progressé de manière très spectaculaire en raison des prix attractifs et des investissements considérables réalisés par les collectivités publiques, notamment le Conseil départemental de Lot-et-Garonne, pour multiplier les capacités d’irrigation. En 2005, 38 % de la Surface agricole utile est irriguée, soit plus de 110 000 ha. Dans un premier temps le maïs a pu se développer dans les plaines de la Garonne et du Lot, puis il a gagné les coteaux au rythme de la construction de retenues d’eau dans les régions collinaires. On recense aujourd’hui plus de 3000 lacs dont la capacité théorique est proche de 90 millions de m3.

Parmi les oléagineux, le tournesol, cultivé en sec, profite du recul du maïs sur les terres difficilement irrigables. Il occupe en 2005, 34 000 ha, soit 6000 de plus qu’en 2004. Le tournesol s’est répandu dans les coteaux sud et nord de Lot-et-Garonne où il occupe en moyenne de 10 à 35 % de la SAU. Il est particulièrement présent dans le Néracais où sa diffusion doit beaucoup à l’influence des exploitants voisins du Gers. Le colza est toujours devancé par lesoja qui couvre près de 10 000 ha, en zone irriguée à plus de 90 %. Le chiffre d’affaires des oléagineux est de 33 millions d’euros.

Le poids de la filière fruitière et légumière se mesure plus au chiffre d’affaires réalisé qu’aux superficies cultivées. Trois productions se détachent nettement : 65 millions d’euros pour la prune à pruneaux, 35 millions d’euros chacun pour la fraise et la tomate. Ces valeurs recouvrent l’ensemble des activités de la filière et pas seulement le chiffre d’affaires des agriculteurs. Le Lot-et-Garonne compte en effet une vingtaine d’établissements de transformation des pruneaux et une trentaine de stations de conditionnement pour les fruits et légumes. Il existe aussi un marché d'intérêt national à Agen et des négociants privés très actifs à Agen, Marmande et Villeneuve-sur-Lot.

Le verger de prune à pruneau (prunier d’Ente) couvre plus de 8 000 ha et a livré près de 100 000 t en 2005 (il faut ensuite trois kg de prunes d’Ente pour obtenir 1 kg de pruneaux d’Agen). Son dynamisme tient au contrôle des opérations par la filière organisée autour du Bureau interprofessionnel du pruneau (BIP) qui a pour objectif de réguler le marché et d’assurer la promotion et la commercialisation du « pruneau d’Agen ». Le BIP (créé en 1963) a su passer le mauvais cap des années 1970 (mauvaises récoltes et prix trop bas) et obtenir le soutien de Bruxelles. Les producteurs ont obtenu l’inscription des 118 cantons de l’aire de production dans une IGP (Identification géographique protégée) qui garantit l’origine et la traçabilité des pruneaux d’Agen. La filière demeure toutefois très sensible aux aléas climatiques et aux variations de la demande.

La culture de la fraise couvre près de 700 ha pour une production toujours supérieure à 12 000 t, ce qui place le Lot-et-Garonne au premier rang en Aquitaine (avec la Dordogne) et en France. La fraise est économiquement importante pour le département de Lot-et-Garonne où elle représente 20 % du chiffre d’affaires des fruits et légumes et environ 10 % du chiffre d’affaires agricole du département. La culture de la fraise fait vivre environ un millier d’exploitations et livre près du quart des fraises françaises, notamment la variété gariguette qui arrive à maturité dès le début du mois d’avril. Cette précocité permet aux producteurs de fraises du département de Lot-et-Garonne de devancer les producteurs des autres départements français et d’occuper seuls le marché pendant les trois semaines situées entre la fin des importations espagnoles et marocaines, et l’arrivée sur le marché de la production d’autres départements. La très forte concurrence provoque un recul régulier de la part de la production lot-et-garonnaise depuis une dizaine d’années. Jusqu’alors cultivées en « plein champ » les différentes variétés de fraise sont aujourd’hui placées sous abri de plastique et de plus en plus font l’objet d’une culture hors sol pour reprendre l’initiative face à la concurrence. C’est en Lot-et-Garonne, que la fraise hors sol gagne le plus de terrain, avec aujourd’hui 65 ha. La production de fraise est présente tout au long des deux vallées de la Garonne et du Lot, elle a également gagné les coteaux proches surtout à proximité des principaux centres de négoce : Marmande, Nérac et Agen.

La tomate est une production destinée à la fois au marché du frais et à l’industrie de transformation. Pendant très longtemps, le département était resté en tête en France pour le volume de tomate, ne perdant sa position qu’au cours des années 1980. Le Lot-et-Garonne réalise encore 10 % environ de la production française. La production de tomate de conserve se fait en plein champ et est contractuelle, c’est-à-dire qu’avant la saison des accords sont passés entre producteurs et conservateurs, portant sur un prix et les tonnages à livrer. Cette production est beaucoup moins intensive que celle des tomates d’expédition qui est beaucoup plus soignée et spéculative. Ceci explique que la tomate de conserve couvre encore plus de 600 ha (deux fois moins pourtant qu’en 1980) pour une production de près de 50 000 t. La tomate destinée au marché de produits frais ne cesse de reculer en surface, 229 ha en 2005, car la culture en plein champ cède le pas aux cultures sous serres, hors sol de plus en plus. La production de tomates pour le marché du frais est de 38 000 tonnes en 2005, soit sensiblement moins que la tomate de conserve. Le Marmandais, berceau d’origine de l’introduction de cette culture, fournit à lui seul environ 23 000 tonnes. C’est dans cette ville que s’est développée l'une des plus importantes exploitations en hors sol de France, sur un quinzaine d’hectares. Il s’agissait de répondre à la menace espagnole avec l’entrée de ce pays dans l’Union européenne et d’étaler la livraison sur une plus longue période. Très organisés au sein de différentes coopératives pour mieux contrôler les prix et la mise en marché, les producteurs restent soumis à une vive concurrence, source de divisions entre les organisations, et ils doivent entrer désormais dans des réseaux de commercialisation dominés par les agriculteurs du sud et de l’ouest de la France.

La vigne couvre plus de 8 000 ha, livre près de 400 000 hl ce qui représente près de 5 % du chiffre d’affaires de l’agriculture départementale, soit sensiblement la même chose que le blé. Grâce aux efforts des viticulteurs locaux la vigne et le vin entrent dans une production de qualité bénéficiant du label AOC (Appellation d’origine contrôlée). Trois zones dominent tant pour les superficies que pour les quantités : le pays de Duras, les côtes du Marmandais (Beaupuy et Cocumont) et, surtout, le vignoble de Buzet. Toutes ont en commun d’être animées par des caves coopératives qui ont su faire progresser la qualité, ouvrir de nouveaux débouchés, mais sont soumises à une vive concurrence. Ainsi, celles de Cocumont et Marmande ont dû fusionner et opérer des restructurations douloureuses. Dernières arrivées en tant qu'AOC (depuis le 14 octobre 2011) : les côtes de Brulhois, cette appellation étant partagée avec le Tarn-et-Garonne et une petite partie du Gers.

Les grandes régions de production agricole

Les plaines alluviales regroupent les terres les plus riches, des exploitants orientés vers le marché, et l'essentiel des cultures spécialisées de Lot-et-Garonne. Elles sont suivies par des voies de communication rapides, récentes, permettant une expédition accélérée des produits, grâce à la présence de nombreuses villes qui apportent de multiples services. Dans l'ensemble, les petites exploitations sont inférieures à 15 ha, souvent même beaucoup moins. L'irrigation est presque partout la règle, avec une prépondérance des pompages individuels dans la nappe ou directement dans les deux cours d'eau. Ne pouvant faire face avec sa famille au travail demandé au moment de la collecte des fruits ou des légumes, en plein été, l'exploitant fait appel à des saisonniers. La MSA recense en 2005 plus de 28 000 salariés dans l’agriculture. La majeure partie de ces salariés sont des saisonniers. Ils venaient d'Espagne, plus particulièrement des provinces du Sud, ou encore du Portugal. Ils arrivent désormais du Maroc : près de 1000 en 2005 contre moins de 100 cinq ans plus tôt. De nouveaux courants se dessinent actuellement en provenance des pays de l’Europe de l’Est récemment entrés dans l’UE. Dans la région de Marmande, céréales, cultures légumières, tabac (en recul prononcé à la suite la fermeture de la Manufacture de Tonneins) et vigne dominent nettement. Même si les céréales entrent dans les rotations culturales, la vocation légumière et fruitière (notamment les pruniers) de la vallée du Lot est plus marquée avec des livraisons plus orientées vers la conserve. Le secteur d'Agen, de la confluence du Lot à celle du Tarn avec la Garonne, tout en donnant beaucoup de place aux cultures légumières et fruitières, est peut être le moins spécialisé des trois.

Les grandes régions agricoles en Agenais

Coteaux et collines se développent largement dès qu'on quitte les plaines et terrasses des grandes vallées, exception faite des espaces densément boisés des quarts sud-ouest et nord-est. En effet, dans les Landes et le Fumélois, où plus de 40 % de la surface cadastrée est boisée, l'exploitation forestière domine, l'agriculture restant une activité secondaire dans le cadre de petites unités de moins de 10 ha dont les propriétaires occupaient un emploi complémentaire dans des établissements industriels assez nombreux à Casteljaloux ou à Fumel.

Malgré un certain nombre de nuances, on observe nombre de similitudes dans les conditions de production des collines et coteaux de Lot-et-Garonne. Les terres y sont concentrées dans les mains de quelques paysans : les unités y dépassent fréquemment 50 ha et la dimension s'accroît au fur et à mesure que l'on s'éloigne des vallées. La situation à l'écart des grandes infrastructures de transport influence les types de cultures possibles dans les coteaux et les collines et, par suite, la quantité de terre nécessaire à un ménage agricole pour vivre sur l'exploitation. Élevage et cultures fourragères sont les principales activités agricoles des coteaux situés au nord de la vallée de la Garonne et du Lot. Les surfaces toujours en herbe y sont très répandues, occupant 30 % de la SAU et donnant lieu à une exploitation sous forme de foin, complétée par des fourrages où l'orge occupe une place prépondérante. Ceci explique l'existence d'un important troupeau de bovins, environ 45 % de l'effectif départemental, part qui est encore en accroissement. Entre le Lot et la Garonne, dans les Serres de l’Agenais, on retrouve le même dualisme : céréaliculture traditionnelle, oléagineux, fourrages, prairies naturelles et terrains de parcours pour le bétail, l'élevage prenant parfois un caractère extensif. Au sud de la Garonne, le Néracais est marqué par l'association céréaliculture et oléagineux, le tournesol progressant le plus. Les cultures légumières existent dans les communes les plus proches d’Agen. La vigne se maintient à proximité de la coopérative viticole de Buzet, mais aussi en allant vers le Condomois (armagnac). Enfin entre Casteljaloux et Marmande règne la polyculture associant céréales (place importante donné au maïs), cultures spécialisées et élevage.

Tourisme

Tourisme rural et fluvial (200 km de voies navigables), bastides, châteaux, grottes, gastronomie, golfs, fêtes estivales.

Voie verte (piste cyclable) de 87 km le long du canal de Garonne. Véloroute (itinéraire cycliste) le long de la vallée du Lot. Canoë-kayak sur les différents plans d'eaux du département[7]. Téleski nautique sur le lac du Moulineau à Damazan[8].

Les résidences secondaires

Selon le recensement général de la population du 1er janvier 2008, 5,9 % des logements disponibles dans le département étaient des résidences secondaires.

Ce tableau indique les principales communes du Lot-et-Garonne dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 10 % des logements totaux.

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