LSD | effets

Effets

Le LSD induit un état modifié de conscience. Du fait de son caractère hallucinogène, les effets du LSD peuvent varier en fonction de nombreux facteurs tels que les expériences passées, l'état d'esprit[43], la personnalité[44] et l'environnement au moment de la prise, ainsi que la puissance de la dose[9]. Il peut être considéré comme enthéogène du fait de la récurrence de récits d'expériences mystiques de la part d'usagers. Le LSD est un hallucinogène, dans le sens où il perturbe l'ensemble des cinq sens et n'engendre pas nécessairement des hallucinations visuelles mais plutôt des illusions : déformation des motifs géométriques en mouvement, couleurs plus lumineuses, traînées colorées derrière les objets en déplacement, mauvaise appréciation des distances, etc. Il engendre donc des modifications sensorielles dans leur ensemble. Du fait du caractère psychoactif du LSD, les effets peuvent parfois se transformer en bad trip. Les crises sous LSD ressemblent à des crises psychotiques de caractère maniaque, caractérisées par une hyperactivité et un sentiment de toute-puissance, ou dépressif[9]. Cette expérience peut avoir des effets psychologiques négatifs à long terme, tels que la paranoïa et la dépression.

Les premiers effets du LSD surviennent généralement entre trente minutes[45] et quatre-vingt-dix minutes[46] après l'ingestion, bien que certains usagers puissent ressentir les premiers effets après dix minutes seulement. L'usager novice peut ne pas se sentir partir. La période active peut durer de cinq[46] à dix heures[45], voire douze heures[7]. La montée s'effectue par « paliers » et l'utilisateur peut croire, par moment, retrouver sa lucidité.


Effets à court terme

La dilatation de la pupille est une des réactions somatiques au LSD.

À court terme, il entraîne euphorie avec fous rires, crampes musculaires, tremblements, incoordination, modification de la sensation de pesanteur, troubles du rythme cardiaque, hypotension, vasoconstriction artériolaire, hyperthermie dont transpiration, dilatation de la pupille, pilo-érection (érection des poils), hyper-salivation, hyperglycémie, nausées, vomissements[4],[17],[47]. Chez la femme enceinte, il entraîne des contractions utérines pouvant provoquer un avortement ou un accouchement avant terme[7].

Les effets psychiques incluent des perceptions visuelles de type pseudo-hallucinatoire (l'usager sait que la perception n'est pas réelle), des distorsions spatio-temporelles (perte de la notion du temps), des perceptions déformées du corps[17], une confusion des sens[17] (ou synesthésie, sensation de voir les sons et d'entendre les couleurs), ainsi que des troubles des affects, des phénomènes de dépersonnalisation et une prise de conscience d'événements refoulés[46]. Les effets psychoactifs du LSD s'interprètent du point de vue de la psychiatrie comme une perte des frontières de l'ego. Cette perte de frontière induit notamment deux états majeurs et extrêmes. D'un côté, le bad trip qui se caractérise par une suractivation du thalamus et une sous-activation du cortex. Et de l'autre, l’unio mystica (extase mystique) qui se caractérise par une grande activité de plusieurs zones du cortex et une mise en veilleuse de l'amygdale[41].

L'ivresse liée au LSD est caractérisée pour l'usager par un souvenir précis de l'expérience[9].

Conséquences et dangers

Dans une enquête de 2011 auprès de 292 experts cliniques en Écosse, le LSD a été classé 15e pour le préjudice personnel et 14e pour le préjudice causé à la société, sur dix-neuf drogues récréatives courantes[48].

Lorsque les effets s'estompent — descente — la fatigue apparaît. Cela peut engendrer un état dépressif. Le LSD se distingue par son puissant caractère hallucinogène. Dès la première prise, il peut engendrer des accidents psychiatriques graves et durables, ainsi que des troubles de la perception. Il s'agit d'angoisses, de phobies, d'état confusionnel[9], de dépression, voire de bouffées délirantes aiguës. Il peut aussi amorcer des manifestations de la schizophrénie chez les personnes affectées par cette maladie[7]. L'ensemble des troubles mentaux susceptibles d'être déclenchés par une prise de LSD sont décrits dans le DSM-DSM-IV sous le chapitre Troubles induits par une substance (Substance-Related Disorders)[49] au titre Troubles liés aux hallucinogènes, troubles dus à l'usage d'hallucinogènes. Ces troubles sont aussi décrits dans le CIM-10 sous le titre Troubles mentaux et du comportement liés à l'utilisation de substances psychoactives (F10-F19)[50]. Ils sont traités à l'aide de benzodiazépines[51]. Les accidents psychiatriques susceptibles d'être déclenchés par une prise de LSD sont souvent dus à des problèmes psychiques latents, déjà présents chez le consommateur. C'est un danger qui ne doit pas être négligé, mais qui reste rare si la prise de substance est faite dans de « bonnes » conditions.
Le plus connu et un peu plus courant de ces troubles est le flash back ou « retour d'acide » (aussi appelé « effet retour » ou « effet d'écho » qui se caractérisent par des effets principalement visuels). Il est mentionné pour la première fois dans une étude menée en 1965 dans son service par William Frosch, un psychiatre du Bellevue Psychiatric Hospital de New York. Selon ses observations, certains usagers prennent du LSD sans problème mais manifestent plusieurs mois après des troubles similaires à ceux induits par la prise du produit[52]. Dans le DSM-DSM-IV, ces troubles particuliers appartiennent aux troubles post-hallucinatoires persistants et aux troubles résiduels ou psychotiques de survenue tardive dans la CIM-10. Les spécialistes différencient le HPPD du flash-back sur la durée. Le flash-back est un épisode bref et souvent unique alors que le HPPD peut s'étendre sur plusieurs mois. Ils replacent brièvement l'usager dans l'état engendré par la consommation de LSD, et ce plusieurs mois après la dernière prise. Leur caractère épisodique et bref les différencie d'un état psychotique.

D'autres effets sont pressentis mais il n'existe pas d'études à grande échelle permettant de les confirmer. Une étude de 1982[53] suggère que certains usagers pourraient développer un affaiblissement important voire définitif de la différenciation des couleurs. Trois cas de tératogenèse oculaire liée à l'ingestion maternelle de LSD lors du premier trimestre de grossesse ont été mis en évidence dans les années 1970[54]. Certains cas de mort par surdose ont été rapportés par des journaux généralistes[55],[56], malgré le manque de documentation scientifique sur le sujet. Son usage peut également avoir entraîné des morts par accident ou suicide. En effet, il provoque une labilité psychique qui favorise les tendances aux actes impulsifs[46]. Même si on manque d'études sur le sujet, certains estiment que la dose létale orale chez l'homme se situe entre 0,2 mg·kg-1 et plus de 1 mg·kg-1[57].

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