Grand Quartier général des puissances alliées en Europe | historique

Historique

Structure de commandement du commandement allié en Europe en 1952. Les QG sont en Norvège, Royaume-Uni, France et Italie.
Entrée principale du SHAPE à Mons, 2011.

Lorsque le Conseil de l'OTAN se réunit à New York le , Paris est choisi comme siège du quartier général, en raison surtout de sa position centrale et de ses excellents moyens de télécommunications.

L’hôtel Astoria situé alors sur l'avenue des Champs-Élysées, près de la place de l'Étoile (ultérieurement occupé par le groupe Publicis) est mis à la disposition du commandement militaire et rapidement aménagé pour recevoir les officiers américains qui doivent constituer le groupe de planning du SHAPE arrivé le 1er janvier 1951 avec à sa tête le général Dwight David Eisenhower. Ils sont bientôt rejoints par les représentants de huit autres pays membres.

Rocquencourt, au milieu des années 1960, Quartier Général de l'OTAN.

Le , le Grand Quartier général des puissances alliées en Europe commence à fonctionner. Toutefois, l'État-Major ne quitte ses quartiers exigus de l'hôtel Astoria qu'au mois de juin. Il s'installe alors dans des bâtiments pré-fabriqués, construits en trois mois environ par le génie militaire français, sur un emplacement situé à Louveciennes (quartier de Villevert en limite de Rocquencourt), dont la France avait fait don à l'OTAN[1]. Il était situé en bordure de la forêt de Marly et à côté de l'autoroute A13 aux 48° 50′ 40,43″ N, 2° 06′ 22,78″ E, de juillet 1951 au [2],[3],[4]. Il disposait d'un vaste bunker antiatomique de 40 hectares aménagé à partir de 1956 dans une ancienne carrière, sous la forêt de Saint-Germain-en-Laye (la carrière des Champs-Fleuris au Mesnil-le-roi), pouvant accueillir un millier de militaires en totale autonomie[5]. Les travaux sont dirigés par Félix Dumail et Jean Dubuisson, qui réalisent 300 logements du SHAPE Village en un temps record.

Le Camp Voluceau situé à Rocquencourt est actuellement le site de l'INRIA et le siège des services techniques de la brigade de sapeurs-pompiers de Paris[6].

Sa construction coûta 733 millions de francs français de l'époque et, à son inauguration en 1951, il abritait 183 officiers : 100 Américains, 27 Français, 26 Britanniques, 10 Italiens, 7 Belges, 5 Néerlandais, 3 Danois, 3 Norvégiens et 2 Canadiens[7].

À la suite du retrait de la France du commandement militaire de l'OTAN, il a été déplacé en Belgique, sur le territoire des anciennes communes de Casteau, Maisières et de Masnuy-Saint-Jean où le nouveau SHAPE a été inauguré le [8]. Depuis la fusion des communes, tout le territoire du SHAPE fait partie de l'entité de Mons située dans la province de Hainaut en Belgique.

Depuis 1967, une convention a été signée entre le ministère de la Défense nationale belge et le SACEUR, permettant l'utilisation de la base aérienne de Chièvres par le SHAPE. Une grande partie de l'infrastructure — pistes, taxi tracks, aires pour les avions, hangars, etc. — a été financée par l'OTAN. Le reste des infrastructures, considéré comme non éligible au financement en commun par l'OTAN, est dénommé « infrastructure nationale », soit belge soit américaine. En 2008, l'infrastructure de Chièvres est toujours reprise dans l'inventaire OTAN et la base sert d'aéroport au profit du SHAPE, tâche reconnue comme indispensable par l'OTAN[9].

Au 30 septembre 2002, on recense 796 Américains travaillant au SHAPE dont 566 militaires[10]. Au 30 septembre 2007, on compte 681 militaires, 138 civils et 330 autres membre du personnels soit 1 149 Américains[11].

En 2003, un membre de la délégation belge de l'OTAN estime qu'il y a environ 25 000 expatriés parmi lesquels un membre du couple travaille pour l'OTAN ou le SHAPE, environ 1 500 Belges directement sous contrat pour ceux-ci et que le budget annuel dépensé en Belgique par ces organismes est de 15 milliards de francs belges[12].

Drapeaux des pays membres de l'OTAN flottant sous le vent juste à l'entrée du SHAPE à Maisières en 2006.
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