Found footage | dans le cinéma fantastique

Dans le cinéma fantastique

Le found footage, dont les prémices remontent au moins aux années 1960-1970 avec les films de Peter Watkins[6] (La Bombe, Punishment Park,...) ainsi qu'à Cannibal Holocaust de Ruggero Deodato en ce qui concerne l'horreur[6], a été popularisé par le succès du Projet Blair Witch en 1999, avant de connaître un net regain de notoriété à la fin des années 2000, avec des films comme REC (2007), Cloverfield (2008) ou Paranormal Activity (2009), qui ont ouvert la voie à la première véritable vague de films du genre[7].

Caractéristiques

Souvent spécifique à l'horreur[7],[8], il consiste à présenter une partie ou la totalité d'un film comme étant un enregistrement vidéo authentique, la plupart du temps filmé par les protagonistes de l'histoire[7],[8].

Ce genre se caractérise par ses images prises sur le vif, par sa caméra faisant intégralement partie de l'action et par sa qualité visuelle et sonore volontairement dégradées[8].

Un cadre de référence « film amateur »

Les productions found footage prennent l'apparence d'images amateur, au moyen de différentes techniques de tournage[9] :

Outre ces techniques, la qualité de l'image peut aussi être dégradée volontairement[9]. En particulier, le transfert sur pellicule 35mm ou dans des formats numériques destinés à la projection en salle ou à la commercialisation, d'images filmées au préalable dans des formats substandards (16mm ou vidéo amateur tel que le Hi-8), contribue à l'esthétique « sale » qui renforce le malaise chez le spectateur[9].

Effets secondaires chez certains spectateurs

Avertissement à l’entrée d’un cinéma AMC sur les éventuels effets secondaires provoqués par le film Cloverfield.

Avec Le Projet Blair Witch, on se rend compte que le style particulier de tournage des films found footage provoque chez certains spectateurs des symptômes semblables au mal des transports (cinétose due aux films et autres vidéos)[10]. Pour le film Cloverfield en 2008, les cinémas américains AMC Theatres installent des messages à l'entrée des salles de projection pour mettre en garde les spectateurs contre ces effets secondaires éventuels provoqués par le film[11],[12].

Un modèle économique à bas coût très lucratif

Le coût de production des films found footage est très faible, d’où une rentabilité élevée en cas de succès public[7],[13]. Ainsi, Le Projet Blair Witch rapporte presque 250 millions de dollars dans le monde pour un budget initial d'environ 25 000 dollars[13],[14]. Plus récemment, Paranormal Activity réalise des bénéfices de 200 millions de dollars pour un budget initial de 15 000 dollars[13]. Les sommes économisées au moment du tournage permettent un budget plus conséquent pour la promotion des films[13].

Liste des meilleures résultats au box-office mondial

Rang Année Film Distribution Budget de production Recettes
1 1999 Le Projet Blair Witch Artisan 60 000 US$ 248 600 000 US$[15]
2 2011 Paranormal Activity 3 Paramount 5 000 000 US$ 207 000 000 US$[16]
3 2009 Paranormal Activity Paramount 15 000 US$ 193 400 000 US$[17]
4 2010 Paranormal Activity 2 Paramount 3 000 000 US$ 177 500 000 US$[18]
5 2008 Cloverfield Paramount 25 000 000 US$ 170 800 000 US$[19]
6 2014 Black Storm Warner 50 000 000 US$ 161 700 000 US$[20]
7 2012 Paranormal Activity 4 Paramount 5 000 000 US$ 142 800 000 US$[21]
8 2012 Chronicle Fox 12 000 000 US$ 126 600 000 US$[22]
9 2012 Projet X Warner 12 000 000 US$ 102 700 000 US$[23]
10 2012 Devil Inside Paramount 1 000 000 US$ 101 800 000 US$[24]
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