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Occupation du Japon

Article détaillé : Occupation du Japon.

Le 29 août 1945, MacArthur reçut l'ordre d'exercer l'autorité sur le Japon par l'intermédiaire de l'administration japonaise et de l'empereur Hirohito[211]. Le quartier-général de MacArthur fut installé dans le siège de la compagnie d'assurance Dai-ichi Mutual Life Insurance à Tokyo. En tant que commandant suprême des forces alliées au Japon, MacArthur et son équipe devaient reconstruire l'économie du Japon et mettre en place un gouvernement démocratique. Le Japon et sa reconstruction étaient fermement contrôlés par les États-Unis et MacArthur fut le dirigeant effectif du Japon de 1945 à 1948[212]. En 1946, l'équipe de MacArthur rédigea une nouvelle constitution qui instituait un gouvernement basé sur le système de Westminster dans lequel l'empereur perdait son rôle d'autorité militaire et ne pouvait agir qu'avec l'accord du Cabinet. La constitution, qui devint effective le 3 mai 1947, incluait le fameux article 9 par lequel le pays renonçait à la guerre et s'interdisait de posséder une armée. De plus, la constitution émancipait les femmes, interdisait la discrimination raciale, renforçait les pouvoirs du Parlement et du Cabinet et décentralisait la police et l'administration[213].

MacArthur en uniforme à côté d'un Asiatique plus petit et portant un costume.
MacArthur et l'empereur du Japon, Hirohito.

Une importante réforme agraire fut entreprise ; entre 1947 et 1949, le gouvernement racheta près de 1 900 000 ha de terres, soit 38 % des surfaces cultivées, aux propriétaires terriens et 1 860 000 ha furent redistribués aux paysans qui travaillaient pour eux. En 1950, 89 % des terres agricoles appartenaient aux agriculteurs et seulement 11 % étaient louées par des propriétaires fonciers[214]. Les efforts de MacArthur pour encourager la formation des syndicats connurent un succès phénoménal et en 1947, 48 % des travailleurs non agricoles étaient syndiqués. Certaines des réformes de MacArthur furent annulées en 1948 lorsque son contrôle du Japon fut remplacé par une plus grande implication du Département d'État[215]. Durant l'occupation, les Américains parvinrent, jusqu'à un certain point, à abolir de nombreuses conglomérats financiers appelés zaibatsus qui monopolisaient auparavant l'industrie et avaient joué un grand rôle dans le complexe militaro-industriel japonais[216]. Des groupes industriels plus souples appelés keiretsus les ont ensuite remplacés. Les réformes inquiétèrent les Ministères des Affaires étrangères et de la Défense, qui considéraient qu'elles entraient en contradiction avec la perspective qu'un Japon industrialisé serve de rempart contre l'expansion du communisme en Asie[217].

Dans son discours devant le Congrès le 19 avril 1951, MacArthur déclara, « Depuis la guerre, le peuple japonais a entrepris la plus grande réforme connue de l'histoire moderne. Avec une volonté admirable, l'empressement d'apprendre et la capacité à comprendre, il a érigé des cendres de la guerre un édifice dédié à la suprématie de la liberté individuelle et à la dignité personnelle et dans le processus qui a suivi, il a créé un gouvernement véritablement représentatif engagé dans la promotion de la moralité politique, de la liberté d'entreprendre et de la justice sociale[218]. »

MacArthur rendit le pouvoir au gouvernement japonais en 1949 mais resta au Japon jusqu'à être relevé de ses fonctions par le président Truman le 11 avril 1951. Le traité de San Francisco, signé le 8 septembre 1951, marqua la fin de l'occupation et lorsqu'il entra en vigueur le 28 avril 1952, le Japon redevint un état indépendant[219]. Les Japonais ont surnommé MacArthur Gaijin Shogun (« le généralissime étranger ») mais pas avant sa mort en 1964[220]. On l'appelait aussi au Japon le shogun aux yeux bleus.

Procès des crimes de guerre

Trois rangées de bancs avec une douzaine d'hommes debout derrière eux
Les accusés du Tribunal militaire international pour l'Extrême-Orient.

MacArthur fut responsable de l'application des condamnations pour crimes de guerre rendues par le Tribunal militaire international pour l'Extrême-Orient[221]. À la fin de l'année 1945, les commissions militaires alliées dans diverses villes d'Asie jugèrent 5 700 Japonais, Taïwanais et Coréens pour crimes de guerre. Environ 4 300 furent condamnés dont 1 000 à mort. Les accusations portaient sur des événements comme le massacre de Nankin, la marche de la mort de Bataan et le massacre de Manille[222]. Le procès à Manille du général Tomoyuki Yamashita, le commandant des forces japonaises dans les Philippines à partir de 1944 fut critiqué car Yamashita fut pendu en raison du massacre de Manille, perpétré par Iwabuchi, qu'il n'avait pas ordonné et dont il n'était probablement pas informé[223]. Iwabuchi s'était suicidé à la fin de la bataille de Manille[224].

MacArthur accorda l'immunité à Shirō Ishii et des autres membres des unités de recherche biologiques en échange de leurs données obtenues par expérimentation sur l'Homme[225]. Il empêcha également la mise en accusation pour crimes de guerres de l'empereur et des membres de la famille impériale comme les princes Chichibu, Asaka, Takeda, Higashikuni et Fushimi. MacArthur confirma que l'abdication de l'empereur n'était pas nécessaire[226]. Ce faisant, il ignora les conseils de nombreux membres de la famille impériale et des intellectuels japonais qui demandaient publiquement l'abdication de l'empereur et la mise en place d'une régence[227].

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