Annales des Printemps et Automnes | commentaires

Commentaires

Difficiles d'interprétation, et rendus célèbres par leur association traditionnelle à Confucius, les Printemps et Automnes ont fait l'objet de trois commentaires traditionnels (春秋三傳 Chunqiu Sanzhuan, les Trois Commentaires des Printemps et Automnes) : le Zuo Zhuan, le Gongyang Zhuan et le Guliang Zhuan.

Le premier commentaire, le Zuo Zhuan, Commentaire de Maître Zuo, est traditionnellement attribué à Zuo Qiuming, et fut probablement écrit au cours du IVe siècle av. J.-C. Il couvre une période plus longue que les Printemps et Automnes (jusqu'en 463 av. J.-C.), mentionne parfois des évènements différents, et est écrit dans un style plus narratif. Il s'agit d'une œuvre composite, qui comprend à la fois :

  • une chronique de l'État de Lu, très voisine de celle des Printemps et Automnes (avec néanmoins de légères différences, ce qui semble indiquer un autre compilateur) ;
  • une compilation d'annales provenant vraisemblablement d'autres États, et mentionnant des faits absents des Printemps et Automnes ;
  • des anecdotes supplémentaires, généralement sous forme de dialogues ou de discours, qui précisent les évènements racontés dans les annales ;
  • des commentaires du texte des Printemps et Automnes, de nature moral ou rituelle.

Le second commentaire, le Gongyang Zhuan, Commentaire de Gongyang, fournit une interprétation morale des évènements des Annales à la lumière de la philosophie de Confucius. Il a été rédigé, sous sa forme définitive par Maître Gongyang, sous le règne de l'empereur Jing des Han (-157--141). Mais la tradition en attribue l'origine à Zixia (子夏), un disciple de Confucius. L'historiographie moderne considère que le texte actuel est fondé sur une version antérieure, datant de l'époque des Royaumes Combattants ou de la dynastie des Qin.

Enfin, le Guliang Zhuan, Commentaire de Guliang, est un autre commentaire moral, probablement plus tardif que le précédent : il daterait du premier siècle av. J.-C..

Le Han Shu mentionne deux autres commentaires anciens, le commentaire de Zou et le commentaire de Jia, perdus tous les deux.

Parmi les commentaires modernes, citons celui de Wang Fuzhi.

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