Agriculture biologique | l'agriculture biologique dans le monde

L'agriculture biologique dans le monde

Impacts positifs possibles au niveau mondial

Une Conférence internationale ONU/FAO de mai 2007[85] sur l’agriculture biologique et la sécurité alimentaire a conclu qu'à l'échelle mondiale, l’agriculture biologique, si elle est soutenue par une volonté politique, peut :

  • Contribuer à la sécurité alimentaire, dont celle des pays riches également menacés par l'épuisement des énergies fossiles, les changements climatiques et certaines faiblesses de la chaîne alimentaire ;
  • Atténuer les impacts de nouveaux problèmes, tels que les changements climatiques, grâce à une fixation améliorée du carbone du sol et une meilleure résilience ;
  • Renforcer la sécurité hydrique, par exemple la qualité de l’eau, de moindres besoins en irrigation, la restauration humique du sol, de meilleurs rendements en cas de stress hydrique dû aux aléas climatiques ;
  • Protéger l’agrobiodiversité, et en garantir un usage durable ;
  • Renforcer la suffisance nutritionnelle, par la diversification accrue des aliments biologiques ;
  • Stimuler le développement rural, notamment dans des zones où le seul choix est la main d’œuvre, grâce aux ressources et savoirs locaux.

Le Président de la Conférence a souhaité la constitution d'un réseau international de recherche et de vulgarisation en faveur de l'agriculture biologique et des sciences agroécologiques, en estimant que plus d'argent et moyens publics devraient y être consacrés. Il estime aussi que les mêmes règles devraient être appliquées à tous.

Toutefois, le directeur général de la FAO, Jacques Diouf, a fait le point sur la confusion entretenue sur cette conférence et la position de la FAO. En effet, selon lui, si l'agriculture biologique peut contribuer à la lutte contre la faim dans le monde, l'utilisation judicieuse de produits phytosanitaires chimiques ou de synthèse reste nécessaire[86].

Développement de l'agriculture biologique dans le monde

Le Bhoutan a mis en place un programme national biologique. En 2012, il s'est fixé comme objectif de tendre vers une agriculture 100 % biologique[87], afin que les habitants vivent en harmonie avec la nature (conformément à la pensée bouddhiste). L'utilisation de produits phytosanitaires a démarré dans les années 1960. En 2015, environ 60 % des paysans n'utilisent ni engrais chimiques, ni pesticides[88].

Politique agricole commune en Europe

Les réformes de la PAC des années 1999/2000 ont profondément modifié le soutien à l'agriculture en Europe. Les agriculteurs sont désormais tenus de respecter certaines normes environnementales de base pour pouvoir bénéficier des aides publiques. Ils sont également soumis au respect du principe de pollueur-payeur. Au-delà des normes de base, ceux qui mettent en œuvre des techniques plus favorables à l'environnement et au respect de la nature —comme l'agriculture biologique— peuvent recevoir une aide supplémentaire, mais cela n'a rien d'automatique. Ce sont les mesures agri-environnementales, qui proposent de rémunérer les agriculteurs souscrivant à des engagements allant au-delà des bonnes pratiques agricoles[89]. En particulier, la pratique de l'agriculture biologique permet de percevoir des primes à l'hectare ainsi que des aides aux investissements. Ces actions devraient tendre à favoriser l'adoption de pratiques d'agriculture biologique, mais elles relèvent de programmes de développement rural (PDR) qui sont décidés par chacun des 27 États membres (ou par les régions). L'ensemble du dispositif des aides au bio est donc très variable d'un pays à l'autre.

Par exemple, les aides à la conversion en Autriche sont de l'ordre de 450 euros par hectare. En France, l'aide est accordée sur une période de cinq ans et varie selon les cultures :

  • 100 euros par hectare et par an pour une surface en prairie permanente ;
  • 200 euros par hectare et par an pour une surface en prairie temporaire, céréales et oléo-protéagineux ;
  • 350 euros par hectare et par an pour une surface en culture légumière ;
  • 600 euros par hectare et par an en maraîchage.

En France, les agriculteurs bio peuvent bénéficier d'une aide au maintien. Ces aides sont cumulables avec les aides accordées à l'agriculture conventionnelle. Il existe, de plus, de nombreux programmes locaux d'aides à l'agriculture biologique et un crédit d'impôt réservés aux agriculteurs « biologiques »[90].

Depuis l'adoption du règlement européen de 1992, de nombreuses exploitations se sont converties à ce nouveau type de production agricole. La conversion nécessite deux à trois ans de respect des règles de production de l'agriculture biologique[91].

Le nouveau règlement européen sur le bio est entré en vigueur en 2009 sans modifier ces dispositifs.

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