Nouvelle-Aquitaine

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Nouvelle-Aquitaine
Nouvelle-Aquitaine
Logo de la région.
Blason de Nouvelle-Aquitaine
Blason
Drapeau de Nouvelle-Aquitaine
Drapeau
Administration
PaysDrapeau de la France France
PréfectureBordeaux
Départements et collectivités territorialesCharente (16)
Charente-Maritime (17)
Corrèze (19)
Creuse (23)
Dordogne (24)
Gironde (33)
Landes (40)
Lot-et-Garonne (47)
Pyrénées-Atlantiques (64)
Deux-Sèvres (79)
Vienne (86)
Haute-Vienne (87)
Arrondissements41
Cantons258
Communes4 404
Conseil régionalConseil régional de Nouvelle-Aquitaine
PrésidentAlain Rousset (PS)
2016-2021
PréfetDidier Lallement[1]
ISO 3166-2FR-NAQ
Démographie
GentiléNéo-aquitains
Population5 911 482 hab. (2015)
Densité70 hab./km2
Rang (population)4e sur 18
Langues
régionales
occitan,
basque,
poitevin,
saintongeais
Géographie
Superficie84 036 km2
Rang1er sur 18
Localisation
Localisation de Nouvelle-Aquitaine
Liens
Site webnouvelle-aquitaine.fr

La Nouvelle-Aquitaine Écouter est une région administrative française, créée par la réforme territoriale de 2015 et effective au 1er janvier 2016, après les élections régionales de décembre 2015. Résultant de la fusion des anciennes régions Aquitaine, Limousin et Poitou-Charentes, elle s'est d'abord appelée provisoirement Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes. Elle regroupe 12 départements, s’étend sur 84 061 kilomètres carrés, soit un huitième du territoire national, et compte 5 911 482 habitants (population municipale au 1er janvier 2015)[2].

Elle est la plus vaste région de France (métropole et outre-mer confondus), avec une superficie supérieure à celle de l’Autriche[3]. Sa plus grande ville, Bordeaux, est au cœur d’une agglomération de près de 905 000 habitants, la septième au niveau national. Seule structure intercommunale de la région à avoir le statut de métropole — créée par la loi de modernisation de l'action publique territoriale et d'affirmation des métropoles — Bordeaux Métropole a vu le jour le 1er janvier 2015.

La région compte sept agglomérations de plus de 100 000 habitants : Bordeaux, Pau, Bayonne, Limoges, Poitiers, La Rochelle, Angoulême, ainsi que 25 grandes aires urbaines parmi lesquelles les plus importantes sont — outre Bordeaux et ses 1 178 335 habitants en 2013[4] — Bayonne (291 443 habitants[5]), Limoges (283 050 habitants[6]), Poitiers (257 233 habitants[7]), Pau (241 495 habitants[8]) et La Rochelle (209 453 habitants[9]), ainsi qu'onze grands pôles de compétitivité. La croissance de sa population, particulièrement marquée sur le littoral, en fait un des espaces les plus attractifs du territoire français : la nouvelle région devance ainsi l’Île-de-France et Provence-Alpes-Côte d’Azur en termes de dynamisme démographique[10].

Hormis celui de l'Île-de-France, le conseil régional de la Nouvelle-Aquitaine est celui qui investit le plus en innovation et recherche[11]. Le potentiel de recherche de la région s’appuie notamment, outre les entreprises, sur ses cinq universités (Bordeaux, La Rochelle, Limoges, Pau et Poitiers) et plusieurs Grandes écoles. Première région agricole d’Europe en termes de chiffres d’affaires, elle est également la première région française en termes d’emplois touristiques, comptant notamment sur la présence de trois des quatre stations balnéaires historiques de la côte atlantique française (Arcachon, Biarritz et Royan), ainsi que de plusieurs stations de sports d’hiver dans les Pyrénées (Gourette, La Pierre-Saint-Martin), la troisième région française en termes de production de richesses avec un PIB s'élevant à 157,6 milliards d'euros[12] et la cinquième région en termes de créations d’entreprises (tous secteurs confondus)[13].

Son économie repose essentiellement sur l'agriculture et la viticulture (vignobles de Bordeaux et de Cognac, de réputation internationale), sur le tourisme, sur une puissante industrie aéronautique et spatiale, sur les filières image, numérique et design, l’industrie parachimique et pharmaceutique, le secteur financier (Niort étant la quatrième place française, spécialisée dans les mutuelles d’assurance), et la céramique industrielle (Limoges). Son littoral a vu s'implanter de nombreuses entreprises spécialisées dans les sports de glisse, essentiellement le surf.

D'un point de vue culturel, la nouvelle région est une des régions constitutives du Midi de la France. Elle fédère plusieurs aires culturelles différentes : basque, occitane (Béarn, Gascogne et Limousin) et d'oïl (poitevin et saintongeais). Historiquement parlant, elle s’étend sur une grande partie de l’ancien duché d’Aliénor d’Aquitaine, ce qui en fait la lointaine héritière de l’Aquitaine médiévale.

Toponymie

Carte de la région avec ses départements, montrant les provinces qui existaient sur son territoire au e siècle.

La région s'est appelée « Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes » jusqu'au mois de septembre 2016. Juxtaposant les noms des anciennes régions par ordre alphabétique, il était celui retenu par la loi en attendant qu'un nouveau nom soit choisi par décret en Conseil d'État sur proposition du conseil régional de la région fusionnée, décision devant intervenir avant le [14].

Le 4 décembre 2014, une consultation sur internet organisée par le quotidien régional Sud Ouest indique qu'une majorité de votants souhaite que soit gardé le nom « Aquitaine » pour désigner la nouvelle région. De fait, l'ancienne région Aquitaine, issue de la réorganisation administrative des régions dans la deuxième moitié du e siècle, ne couvrait qu'une petite partie de l'ancienne province romaine d'Aquitaine, qui s'étendait de la Loire à la vallée de la Garonne. Le royaume d'Aquitaine, à partir de 781, était beaucoup plus étendu, puisqu'il comprenait grosso modo les territoires allant de la Loire aux Pyrénées et de l'océan à l'est de l'Auvergne, même si les parties méridionales étaient sans doute moins bien contrôlées par le pouvoir franc. Mais à partir de la fin du e siècle, le duché d'Aquitaine comprenait effectivement le Poitou, l'Angoumois, la Saintonge, le Limousin, le Périgord, le Bordelais et la Gascogne[15]. Cet ancien duché correspond donc à peu de chose près à la nouvelle région. On peut d'ailleurs noter que les entités qui ont toujours fait partie de l'Aquitaine depuis la fin de l'Antiquité et pendant le Moyen Âge sont : le Poitou, l'Angoumois/Saintonge, le Limousin et le Périgord ; le Bordelais et les régions situées plus au sud n'ont réintégré le duché d'Aquitaine que dans le milieu ou la deuxième moitié du e siècle. Le nom « Aquitaine » aurait par conséquent été tout à fait pertinent du point de vue historique et identitaire pour désigner cette nouvelle région.

L’option du nom « Aquitaine » est également défendue par le géographe Guy Di Méo, professeur des Universités à Bordeaux-Montaigne, pour qui « Aquitaine serait un nom qui aurait du sens. La grande Aquitaine romaine et médiévale avait une taille correspondant à peu près à la future grande région. Le nom Limousin serait un peu restrictif, tandis que Poitou-Charentes est une construction contemporaine, une fabrication politique assez contestable »[16]. Fin 2015, l'association Rencontre des Historiens du Limousin et les principales sociétés historiques limousines se sont également très clairement prononcées en faveur du nom « Aquitaine » pour des raisons historiques et identitaires, en s'appuyant aussi sur des considérations économiques, touristiques et en tenant compte de la notoriété internationale de ce nom[17].

Plusieurs consultations sont organisées sur internet au cours du printemps 2016. Au mois de mars, un sondage en ligne réalisé par le quotidien poitevin La Nouvelle République donne ainsi une avance à Grande-Aquitaine (44 %) devant Sud-Ouest-Atlantique (42 %)[18]. Dans le même temps, un sondage similaire est mené auprès des internautes limousins par France 3 Limousin, qui montre également une large avance du nom Grande-Aquitaine (30,26 %), suivi par Sud-Ouest-Atlantique (23,78 %) et Aquitaine (15,01 %) en troisième position[19]. Le 4 avril 2016, le quotidien Sud Ouest indique que les premiers résultats de la consultation menée par la région sur son site officiel placent en tête Aquitaine et ses dérivés. En parallèle, un comité présidé par l’historienne Anne-Marie Cocula est chargé par Alain Rousset de trouver un nom à la nouvelle région. Après plusieurs mois, le comité rend un rapport préconisant de baptiser la région Nouvelle-Aquitaine, porteur, selon Anne-Marie Cocula, de « nouveauté, d'innovation, d'élan qui caractérisent notre nouvelle région »[20], alors que Grande-Aquitaine, qui arrivait pourtant en tête des sondages, était perçu comme « donnant un sentiment de supériorité »[21]. Le nom Nouvelle-Aquitaine est finalement retenu par l’assemblée plénière du conseil régional le 27 juin 2016[22], et est validé par le Conseil d'État le 13 septembre 2016[23]. Il est traduit dans les trois langues régionales en Nòva Aquitània en occitan, Akitania Berria en basque et Novéle-Aguiéne en poitevin-saintongeais.

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