Dialogues sur la religion naturelle

Dialogues sur la religion naturelle
AuteurDavid Hume
GenrePhilosophie
Version originale
LangueAnglais
TitreDialogues Concerning Natural Religion
Lieu de parutionLondres
Date de parution1779
Version française
Lieu de parutionÉdimbourg
Date de parution1779

Les Dialogues sur la religion naturelle sont la dernière œuvre du philosophe britannique David Hume, publiée à titre posthume et anonymement en 1779. Rédigés à partir de 1750 et achevés peu avant sa mort, ces dialogues traitent de la nature de la religion et trouvent une partie de leur inspiration dans le De Natura Deorum de Cicéron.

Dans ce dialogue en douze chapitres, trois personnages de fiction nommés Déméa, Philon et Cléanthe, débattent de la nature et de l'existence de Dieu. Les trois sont d'accord sur le fait qu'un dieu existe (ou puisse exister) ; cependant, ils diffèrent sur la manière qu'ils estiment la plus pertinente de raisonner au sujet des attributs et des qualités de Dieu, ainsi que sur la possibilité pour l'humanité d'acquérir un savoir sur l'Être suprême.

Au fil des chapitres, les personnages du dialogue abordent un certain nombre d'arguments au sujet de l'existence de Dieu, ainsi que des arguments dont leurs défenseurs estiment qu'ils pourraient leur permettre de connaître la nature de la divinité. Ces débats incluent l'argument du dessein intelligent - pour lequel Hume donne l'exemple d'une maison - ou la question de savoir s'il y a davantage de bien ou de mal dans le monde.

Lorsque l'on prend en considération d'autres textes humiens sur la religion, on peut constater que tous ces textes concluent, avec une ironie manifeste étant donné le contenu de leur développement, à la pertinence de la vision chrétienne du monde[1]. Dans l'Enquête sur l'entendement humain, le chapitre X, Des miracles (en), réfute a priori la possibilité que les miracles existent, puis démontre que la croyance religieuse se fonde essentiellement sur la foi et non sur la raison. Et dans l'Histoire naturelle sur la religion, Hume explique historiquement l'apparition de la religion, sans chercher son origine dans une quelconque transcendance a priori - ce qui tend à montrer que la religion est une production de l'esprit humain et non d'une transcendance supra-humaine.