Wim Delvoye

Wim Delvoye
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Wim Delvoye en septembre 2015 au BPS22

Biographie
Naissance
Nationalité
Activités
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Représenté par
Sperone Westwater (en), Galerie Emmanuel Perrotin (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres réputées

Wim Delvoye est un artiste plasticien belge, né à Wervik (Flandre-Occidentale) le [1].

Il vit et travaille à Gand où il a également fait ses études en beaux-arts durant les années 1980.

Vie et œuvres

Wim Delvoye s'est fait connaître pour son installation Cloaca.

Cloaca (présentée pour la première fois en 2000 au musée Mukha d'Anvers[2]), dite « machine à caca » : avec l'apparent sérieux d'un laboratoire scientifique, la machine de Delvoye reproduit le processus de la digestion ; on entre des aliments et, en bout de chaîne, sortent des excréments. Cloaca fonctionne véritablement.

Depuis, Wim Delvoye a proposé au public des œuvres sans lien formel avec Cloaca, mais ouvrant la porte à toutes sortes de réflexions par la juxtaposition d'univers et le contre-emploi[réf. nécessaire]. Il fait partie d'une génération d'artistes flamands – Jan Fabre, Alain Platel, Jan Lauwers, Luc Tuymans, Panamarenko ou Anne Teresa De Keersmaeker – qui ont révolutionné l'art contemporain[3].

Les mélanges constants osés par Delvoye l'inscrivent dans la tradition d'un Brueghel qui lui aussi confrontait le trivial (excréments, alimentation, sexualité) avec le religieux ou le politique[réf. nécessaire].

Ce Flamand de Belgique se veut d'abord un artiste régionaliste[réf. nécessaire], un artiste « ethnique » explorant les présupposés de sa propre culture[réf. nécessaire], un artiste qui s'imagine d'embellir la vie quotidienne par un plaisant décor dans un pays où le modernisme ne serait jamais implanté[réf. nécessaire].

À partir de 2005, Wim Delvoye a travaillé à une œuvre commandée par des habitants de Roubaix (regroupés en comité de quartier de l'Hommelet), et qui a été inaugurée au printemps 2010[4]. L'œuvre, détournant avec humour une statue classique, se veut porter des valeurs universelles. Elle est visible avenue des Nations-Unies, à Roubaix.

En , au Musée d'art moderne et d'art contemporain de Nice, dans le cadre de l'exposition « Dessins et maquettes », Wim Delvoye expose sept cochons tatoués qu'il a élevés près de Pékin avant de les naturaliser. Ce volet de l'exposition, par ailleurs consacrée à l'architecture gothique et au thème de la crucifixion[5], suscite un débat de fond sur les traitements infligés aux animaux et les limites éthiques dans l'art contemporain. Il provoque la protestation des militants de la cause animale, dont la fondation Brigitte-Bardot[6].

Plus récemment, Delvoye propose des œuvres sculpturales qui font intervenir des technologies modernes comme l'impression 3D et la découpe laser ainsi que des artisans d'Iran et de Chine. Il insiste dans cette veine sur la compétence des artisans et le respect de l'ornementation. Cette approche est illustrée par sa série de pneus Carved Tyres sculptés de motifs de treillis par des maîtres artisans en Chine ou encore Untitled (Maserati) où une carrosserie de voiture Maserati en aluminium est entièrement embossée de motifs par des artisans iraniens.

Parmi ses œuvres

Cement Truc (2010) - Buxelles, quai au Foin.
The kiss (Le Baiser) - 2000
  • Poudre d'or
  • Shovels (1989) : une pelle de maçon peinte aux armes de quelque prince, télescopant deux univers sans grand liens tels que la maçonnerie et l'ancien régime
  • Mosaïques (1990) : des carreaux de céramique, représentant la propreté, sont décorés avec des motifs à base d'étrons. Propres et sales à la fois donc…
  • La série « Bétonneuses » (1990) : des engins de chantier reproduits à l'échelle 1/1 en bois orné, à la manière du mobilier ecclésiastique
  • Eddy et Christophe, etc. (~ 1995 et suivantes) : de nombreux cochons (vivants !) tatoués
  • « Nichoirs » (1998) : une série de nids artificiels pour oiseaux décorés avec des accessoires sado-masochistes
  • Trophy (1999) : des animaux taxidermisés sont mis en scène de manière à gagner une certaine forme d'humanité, par exemple un cerf et une biche copulant dans la position dite « du missionnaire »
  • « Map », série de cartes d'atlas réalisées à l'acrylique selon sa propre interprétation. Les formes des pays et les noms y sont tous inventés
  • Finale (1989-1990) : des vitraux médiévaux qui racontent des matchs de football…
  • La série de photos « Marble floor » (1999) : vu de loin, ce sont des sols en marbre ; de près, les éléments de motif sont des tranches de jambon
  • La série « Cloaca » : Cloaca Original (2000), Cloaca New & Improved (2001), Cloaca Turbo (2003), Cloaca Quattro (2004), Cloaca n° 5 (2005), Personal Cloaca (2006), Super Cloaca (2007), Cloaca Travel Kit (2009)
  • « 9 muses » (2001) : série de vitraux réalisés avec des radiographies aux rayons X, elles-mêmes « X », puisqu'il s'agit de scènes sexuelles (fellation, coït)
  • « Early Works (1968-1971) » : série de dessins d'enfants signés Wim Delvoye, exposée au Mamco de Genève en 2005
  • Tim Steiner, l'homme tatoué (2008) : Tim (31 ans en 2008) est tatoué dans le dos. Le tatouage de Tim a été vendu en septembre 2008, 150 000 . L'acheteur a notamment acquis le droit d'exposer l'œuvre 3 à 4 semaines par an et de récupérer le tatouage à la mort de Tim
  • «  Discobolos » (2010) : version twistée du classique de Myron commandée par des habitants de Roubaix. L’œuvre est produite par artconnexion dans le cadre de l'action Nouveaux commanditaires de la Fondation de France.
  • Les planches à repasser
  • La bétonneuse portative en bois
  • St Stéphanus 1990
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