William Randolph Hearst

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Hearst.
William Randolph Hearst
William Randolph Hearst.jpg

William Randolph Hearst en octobre 1910.

Fonction
Représentant des États-Unis
11e district congressionel de New York (en)
-
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Lieu de travail
Formation
Activités
Père
Mère
Conjoint
Enfants
Randolph Apperson Hearst (en)
John Randolph Hearst (en)
William Randolph Hearst (en)
George Randolph Hearst (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Parti politique
signature de William Randolph Hearst

signature

William Randolph Hearst, né à San Francisco le et mort à Beverly Hills le , est un homme d'affaires américain, magnat de la presse écrite.

Biographie

Origines

Son père, George Hearst, était un industriel multimillionnaire du secteur minier, originaire du Missouri et sénateur de Californie de 1886 à 1891.

Sa mère, Phoebe Apperson Hearst, était une institutrice du Missouri. À l'âge de dix ans, Hearst effectue un tour de l'Europe avec sa mère.

À seize ans, il entre à l'école St. Paul's, à Concord, capitale du New Hampshire. De 1882 à 1885, William étudie à l'université Harvard, mais il est expulsé pour avoir envoyé des pots de chambre contenant la photo du destinataire à des membres de l'institution.

Carrière

Il prend en 1887 la tête du quotidien San Francisco Examiner[1], que son père a reçu en guise de paiement pour une dette de jeu. Hearst donne au journal le surnom de « souverain des quotidiens » (Monarch of the Dailies), acquiert le meilleur matériel disponible et recrute des journalistes talentueux. Le journal publiera des révélations d'affaires de corruption et des articles sensationnalistes.

En 1895, Hearst rachète le New York Morning Journal, un quotidien peu rentable, et y engage des écrivains comme Stephen Crane et Julian Hawthorne. Il entre alors en concurrence directe avec son ancien mentor, Joseph Pulitzer, propriétaire du New York World, duquel il débauchera Richard F. Outcault, l'inventeur des bandes dessinées en couleurs. Hearst comprend très tôt le potentiel qu'il peut tirer de la bande dessinée naissante et recrute ou débauche les meilleurs dessinateurs et scénaristes de comics. Il lance les funnies (les rigolos), suppléments illustrés tout en couleur aux journaux du dimanche. Pour diffuser sur l'ensemble du territoire ses auteurs maison il crée le King Features Syndicate qui propose entre autres Blondie, Flash Gordon, Mandrake le Magicien, Mickey Mouse, Pim, Pam et Poum, Little Nemo, The Yellow Kid ou encore Terry et les Pirates.

Hearst est ainsi à l'origine du comic strip. Le prix du New York Journal, qui deviendra plus tard le New York Journal-American, est réduit à un cent et atteint des tirages sans précédent avec des articles sensationnalistes et malhonnêtes sur des sujets tels que le crime et les pseudo-sciences. Le bellicisme de l'écriture du journal en ce qui concerne les affaires étrangères, notamment l'insurrection cubaine, est réputé à l'époque. Hearst comme Pulitzer publient des images de soldats espagnols enfermant des Cubains dans des camps de concentration où ils meurent de faim et de maladie.

Le terme américain yellow journalism (« journalisme jaune »), provenant de la bande dessinée The Yellow Kid publiée dans le Journal, était alors utilisé pour décrire le style de journalisme sensationnaliste qui résultait de cette concurrence.

Vers le milieu des années 1920, Hearst a fondé ou possède des journaux dans toutes les régions des États-Unis. Sa chaîne de journaux et périodiques comprend alors le Chicago Examiner, Boston American, Cosmopolitan, et Harper's Bazaar, en plus de sa propre agence de presse, l'International News Service. Hearst publie également des œuvres de fiction et produit des films.

Marion Davies dans les années 1920.

Dans les années 1920, William Hearst fait construire le spectaculaire Hearst Castle, sur un ranch de 970 km2 à San Simeon, en Californie, un château qu'il meuble d'antiquités et d'œuvres d'art achetées en Europe, dont en 1928 le mobilier de la chambre à coucher de la comédienne Mademoiselle Mars, acheté au téléphone à Stéphane Boudin, directeur de la maison Jansen, qui l'avait acquis lui-même de la comédienne Mary Marquet.

Il habite cette demeure avec sa maîtresse, Marion Davies, et il y organise de somptueuses réceptions. Millicent Willson, sa femme, dont il est séparé depuis longtemps, vit à New-York, où elle appartient à la haute société. Willson, une philanthrope active, crée en 1921 la fondation Free Milk Fund for Babies (Fonds pour du lait gratuit pour les bébés).

À l'apogée de sa fortune Hearst possède quelque 28 journaux importants et 18 magazines, ainsi que des services de presse, stations radio et compagnie de cinéma. Toutefois, la Grande Dépression des années 1930 affaiblira sa position et, en 1940, il a déjà perdu le contrôle personnel sur son empire financier de presse. C'est dans les années 1930 qu'il se rend en Allemagne et admire la force du nazisme[2].

Il meurt en 1951, à Beverly Hills, en Californie[3] et est enterré au Cypress Lawn Memorial Park, à Colma, au sud de San Francisco.

Other Languages