William Henry Harrison

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William H. Harrison
Illustration.
Fonctions
9e président des États-Unis

(1 mois)
Élection
Vice-présidentJohn Tyler
GouvernementAdministration W. Harrison
PrédécesseurMartin Van Buren
SuccesseurJohn Tyler
Sénateur des États-Unis
pour l'Ohio

(3 ans, 2 mois et 16 jours)
PrédécesseurEthan A. Brown (en)
SuccesseurJacob Burnet (en)
Représentant des États-Unis

(2 ans, 4 mois et 23 jours)
Circonscription1er district de l'Ohio
PrédécesseurJohn McLean
SuccesseurThomas R. Ross
Gouverneur du Territoire de l'Indiana

(11 ans, 11 mois et 18 jours)
PrédécesseurFonction créée
SuccesseurThomas Posey (en)
Biographie
Nom de naissanceWilliam Henry Harrison
Date de naissance
Lieu de naissanceBerkeley (colonie de Virginie)
Date de décès (à 68 ans)
Lieu de décèsWashington, D.C.
(États-Unis)
NationalitéBritannique (de naissance)
Américaine (après indépendance)
Parti politiqueParti whig
ConjointAnna Harrison
ProfessionMilitaire
Fermier
ReligionÉpiscopalisme

Signature de William H. Harrison

William Henry Harrison
Présidents des États-Unis

William Henry Harrison, né le à la plantation Berkeley (colonie de Virginie) et mort le à Washington, D.C., est un militaire, diplomate et homme d'État américain, 9e président des États-Unis.

Après une carrière militaire et politique dans l'Ohio, il accède à la présidence à la suite de l'élection de 1840, à l'âge de 68 ans. Son mandat est cependant bref car il contracte une pneumonie peu après son discours d'investiture ; il meurt un mois après et son vice-président, John Tyler, lui succède pour l'essentiel de son mandat.

Originaire de Virginie, Harrison est le secrétaire (entre 1798 et 1799) puis premier délégué du Territoire du Nord-Ouest au Congrès de 1799 à 1800, avant de devenir gouverneur du Territoire de l'Indiana en 1801. Il devient célèbre après avoir mené les forces américaines contre les Amérindiens lors de la bataille de Tippecanoe en 1811 où il gagne le surnom de « Tippecanoe » (ou « Old Tippecanoe »). En tant que général durant la guerre anglo-américaine de 1812, sa contribution la plus notable est une victoire à la bataille de la rivière Thames en 1813 qui met fin aux hostilités dans la région des Grands Lacs.

Après la guerre, Harrison s'installe dans l'Ohio où il est élu représentant fédéral en 1816 puis sénateur des États-Unis en 1824. Il ne termine pas son mandat car il est nommé ministre plénipotentiaire en Grande Colombie en mai 1828. Il y rencontre Simón Bolívar avec qui il échange sur des questions de démocratie avant de retourner dans sa ferme dans l'Ohio l'année suivante, où il vécut relativement isolé jusqu'à sa nomination pour l'élection présidentielle de 1836 par le Parti whig. Il est battu avant d'être élu président en 1840.

Sa mort, survenue peu après sa prise de fonctions, déclenche une brève crise constitutionnelle qui permet cependant de préciser les règles de la succession présidentielle qui ne sont formalisées qu'avec l'introduction du 25e amendement à la Constitution des États-Unis en 1967.

Jeunesse

Enfance et éducation

William Henry Harrison est né le 9 février 1773 à Plantation Berkeley dans le comté de Charles City en Virginie. Il était le plus jeune fils d'une fratrie de sept enfants et ses parents, Benjamin Harrison V et Elizabeth Bassett, appartenaient à une influente famille de planteurs[1]. Harrison fut le dernier président américain né sujet britannique avant l'indépendance des États-Unis. Son père fut délégué au Congrès continental de 1774 à 1777 et il signa la Déclaration d'indépendance avant de devenir gouverneur de Virginie de 1781 à 1784[2]. Le frère aîné de William, Carter Bassett Harrison, fut élu à la Chambre des représentants[1].

En 1787, alors âgé de 14 ans, Harrison entra à l'école presbytérienne de Hampden Sydney (en)[3] où il apprit le latin et le français. Il y resta jusqu'en 1790 avant d'y être retiré par son père épiscopalien, peut-être du fait d'un renouveau religieux ayant lieu à l'école. Il étudia brièvement dans le comté de Southampton et il se serait alors peut-être rapproché des quakers et des méthodistes abolitionnistes de l'école. Furieux, son père, qui était favorable à l'esclavage, l'envoya à Philadelphie chez le commerçant Robert Morris, probablement du fait des études de médecine dispensées dans la ville. Harrison entra à l'université de Pennsylvanie en 1790 où il étudia la médecine avec Benjamin Rush même si, comme il l'expliqua à son biographe, cela ne l'intéressait pas vraiment[4]. À la mort de son père en 1791, Harrison n'avait plus d'argent pour financer ses études et il fut laissé sous la garde de Morris[5].

Engagement dans l'armée

Le gouverneur Henry Lee de Virginie, un ami du père de Harrison fut informé de sa situation de pauvreté et le persuada de s'engager dans l'armée. Harrison fut enrôlé en tant qu'aspirant dans le 11e régiment d'infanterie de l'armée américaine et fut envoyé à Cincinnati dans le territoire du nord-ouest où l'unité était engagée dans la guerre amérindienne du Nord-Ouest[6].

Le général « Mad Anthony » Wayne prit le commandement de l'armée occidentale en 1792 en remplacement d'Arthur St. Clair après la catastrophique bataille de la Wabash. Harrison fut promu lieutenant durant l'été grâce à son respect strict de la hiérarchie et l'année suivante, il servit comme aide de camp. C'est sous l'influence de Wayne qu'Harrison apprit à commander une armée sur la « Frontière ». Harrison participa à la victoire décisive de Wayne lors de la bataille de Fallen Timbers en août 1794 qui mit fin au conflit[7]. Après la guerre, Harrison fut l'un des signataires du traité de Greenville de 1795 qui ouvrait l'Ohio à la colonisation[1],[8],[9].

À la mort de sa mère en 1793, Harrison hérita d'une portion de la propriété familiale incluant environ 12 km2 de terres et plusieurs esclaves. Comme il était toujours dans l'armée à ce moment, Harrison vendit ses terres à son frère[10].

Mariage et famille

En 1795, Harrison rencontra Anna Symmes originaire de North Bend (en) dans l'Ohio. Elle était la fille du juge John Cleves Symmes, une figure importante dans l'État et un ancien représentant au Congrès de la Confédération[1]. Harrison demanda la main de sa fille au juge qui lui refusa. Harrison attendit que Symmes soit en déplacement et Anna et lui s'enfuirent et se marièrent le 25 novembre 1795[11]. Inquiet de la capacité financière de Harrison à soutenir sa famille, Symmes vendit 65 ha de terres à North Bend au jeune couple[12]. Ils eurent dix enfants dont neuf arrivèrent à l'âge adulte. Anna était fréquemment malade du fait de ses nombreuses grossesses mais elle survécut 23 ans à son mari et mourut le 25 février 1864 à l'âge de 88 ans[13].

Les historiens considèrent également qu'Harrison eut six enfants avec une esclave appelée Dilsia. Durant sa campagne présidentielle, il ne voulut pas avoir d'« enfants esclaves bâtards » autour de lui et il en confia quatre à son frère qui les vendit à un planteur de Géorgie. Harrison est ainsi l'arrière-grand-père de Walter White, un militant des droits civiques qui fut président de la National Association for the Advancement of Colored People de 1931 à 1955[14].

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