Web Ontology Language

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Web Ontology Language (OWL) est un langage de représentation des connaissances construit sur le modèle de données de RDF. Il fournit les moyens pour définir des ontologies web structurées. Sa deuxième version est devenue une recommandation du W3C fin 2012 [1], [2].

Le langage OWL est basé sur les recherches effectuées dans le domaine de la logique de description. Il peut être vu en quelque sorte comme un standard informatique qui met en œuvre certaines logiques de description, et permet à des outils qui comprennent OWL de travailler avec ces données, de vérifier que les données sont cohérentes, de déduire des connaissances nouvelles ou d'extraire certaines informations de cette base de données. Il permet notamment de décrire des ontologies, c'est-à-dire qu'il permet de définir des terminologies pour décrire des domaines concrets. Une terminologie se constitue de concepts et de propriétés (aussi appelés « rôles » en logiques de description). Un domaine se compose d'instance de concepts.

Une extension de RDFS

En pratique, il existe des extensions à l'ontologie RDF Schema (RDFS) comme le langage OWL; OWL est destiné à la description de classes au travers de caractéristiques des instances de cette classe et de types de propriétés. De ce fait, il est plus expressif que RDFS, auxquels certains reprochent une insuffisance d'expressivité due à la seule définition des relations entre objets par des assertions. OWL apporte aussi une meilleure intégration, une évolution, un partage et une inférence plus facile des ontologies. [réf. nécessaire]

RDFS permet par exemple de décrire que <Jean> est le père de <Paul> [3], au travers des individus <Jean>, <Paul>, et de la relation est le père de. Il contient également les concepts, qui permettent de regrouper les individus en groupe comme <humain>, <hommes>, <femmes>, de préciser des relations entre ces groupes (ou concepts), comme toute <femme> est un <humain>, qui se formalise en <femme> sous-classe de <humain> (SubclassOf dans la terminologie RDFS/OWL), et de préciser que Jeanne est une femme sous la forme d'une affirmation comme <Jeanne> est une instance de <femme> (InstanceOf en OWL, qu'on pourrait traduire par exemple par est un exemple de).

Aux concepts de classe, de ressource, de littéral et de propriétés des sous-classes, de sous-propriétés, de champs de valeurs et de domaines d'application déjà présents dans RDFS, OWL ajoute les concepts de classes équivalentes, de propriétés équivalentes, d'égalité de deux ressources, de leurs différences, du contraire, de symétrie et de cardinalité… OWL permet de préciser les concepts d'<humain>, d'<homme> et <femme> en exprimant formellement qu'un humain a certaines caractéristiques, comme un sexe, et donc que si <Jean> est un <humain>, on doit pouvoir écrire une affirmation comme <Jean> a pour sexe <masculin> en décrivant la classe des humains. Ce qui permet aussi par conséquent de préciser les concepts d'<homme> et de <femme> en décrivant en OWL que non seulement les <hommes> ont un sexe comme tout humain, mais que les hommes ont la propriété supplémentaire d'avoir un sexe masculin.

Malheureusement, bien que l'utilisation d'extensions de RDFS soient plus pertinentes en théorie pour décrire le monde, il subsiste des problèmes pour les utiliser dans un contexte opérationnel. Par exemple, deux bases de données peuvent ne pas avoir le même comportement avec la même ontologie même si l'implémentation des bases de données sont correctes. [réf. nécessaire] Ces défauts sont inacceptables dans un système en production. Dés lors, les éditeurs de bases de données n'implémentent pas ou peu ces extensions et les inférences induites sont difficilement prévisibles sans avoir testé au préalable ces bases de données. [réf. nécessaire]
Les développeurs d'ontologies doivent s'intéresser à la compatibilité des extensions de RDFS sur les bases de données cibles durant l'implémentation de leur ontologie sans quoi ce travail de description risque d'être inutile et alourdira inutilement l'accès aux données via SPARQL à travers le système d'information qui hébergera cette ontologie. [réf. nécessaire]

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