Voix (instrument)

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L' opéra, notamment, fait usage de la voix comme instrument de musique.

La voix est utilisée comme un instrument de musique (elle est à ce titre considérée comme le plus ancien) lorsqu'elle interprète sa partie d'une œuvre musicale. La production du son vocal, ou phonation, est obtenue par l'envoi d' air à travers deux cordes vocales en vibration, situées dans le larynx, puis par amplification et résonance grâce aux différents « organes résonateurs », comme la cage thoracique, le pharynx, la cavité buccale ou les fosses nasales.

La voix humaine est capable de produire une très grande variété de fréquences. C'est en modifiant la tension, et surtout, l'épaisseur des cordes vocales, qu'il est possible de changer leur fréquence de vibration, ce qui a pour effet de faire varier la hauteur des sons émis par la voix. Toutes ces modifications sont le fruit d'actions neuro-cérébrales.

Technique

La technique du chant est très complexe et sa maîtrise demande beaucoup de pratique. Lorsque l'on chante, ce ne sont pas seulement les cordes vocales qui se mettent en action, mais véritablement tout le corps. Les poumons sont la partie « soufflerie » de l'instrument. Ils fournissent l'air permettant de mettre en vibration les cordes vocales. Le diaphragme (le muscle des poumons) commande l'inspiration. Quand il est en position basse, il cesse son action. L'expiration de l'air se fait alors par les muscles abdominaux, transverses et obliques appuyés sur le grand-droit, eux-mêmes en rapport direct avec les viscères ( foie, estomac, intestin…).

Le larynx renferme les cordes vocales, qui se tendent ou se détendent sous l'action complexe de plusieurs muscles. Pour permettre au chanteur d'émettre des sons de différentes hauteurs, le larynx se tend de façon plus ou moins accentuée. Quand il monte ou descend dans la trachée, il modifie la dimension de la caisse de résonance et modifie en conséquence le timbre, mais pas la hauteur du son. Ce sont les muscles intrinsèques du larynx qui agissent sur la hauteur du son produit : muscles adducteurs des plis vocaux ; un muscle abducteur des plis vocaux : le muscle crico-aryténoïdien postérieur ; et les muscles tenseurs des plis vocaux : le muscle crico-thyroïdien et le muscle thyro-aryténoïdien ou muscle vocal [1]. Les différents registres vocaux sont obtenus selon la tension et la déformation des plis vocaux induite par ces différents muscles. Les médecins parlent de : registre épais inférieur et registre épais supérieur et de registre mince et petit registre [2].

Les professionnels de la voix, quant à eux, distinguent quatre façons d'émettre des sons vocaux, en rapport aux différents modes de fonctionnement du larynx, dits « mécanismes » [3] :

  • le mécanisme 0 dit voix craquée, « Fry » ou « strohbass ».
  • le mécanisme I dit «  voix de poitrine », le larynx est parfaitement descendu dans la gorge, les sons sont timbrés. Exemple, la basse solo au début du Tuba Mirum du Requiem de Mozart. Il correspond aux registres épais inférieur et supérieur de la médecine [réf. nécessaire].
  • le mécanisme II dit «  voix de tête » ou « falsetto », le larynx est monté dans la gorge, les sons sont minces et légers. Exemple l'« air de l’Arithmétique » dans L'Enfant et les Sortilèges de Maurice Ravel. Il correspond au registre mince et au petit registre de la médecine [réf. nécessaire].
  • le mécanisme III dit «  voix de sifflet ». Il permet de produire des sons au-delà de 1 500 Hz, mais est très peu utilisé en chant.

Pour s'exercer le chanteur pratique ce que l'on appelle des vocalises, exercices qui doivent amener le chanteur à une parfaite homogénéité de sa voix du grave à l'aigu.

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