Virginie Calmels

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Virginie Calmels
Illustration.
Virginie Calmels en 2016.
Fonctions
Conseillère régionale de Nouvelle-Aquitaine
Présidente du groupe Les Républicains
En fonction depuis le
(2 ans, 5 mois et 21 jours)
Élection13 décembre 2015
PrésidentAlain Rousset
Vice-présidente de Bordeaux Métropole
chargée des sites majeurs d'attractivité économique
En fonction depuis le
(2 ans, 6 mois et 7 jours)
PrésidentAlain Juppé
PrédécesseurJosy Reiffers
Première adjointe au maire de Bordeaux
chargée de l'économie, de
l'emploi et de la croissance durable
En fonction depuis le
(4 ans, 3 mois et 2 jours)
Élection23 mars 2014
MaireAlain Juppé
PrédécesseurHugues Martin
Première vice-présidente et vice-présidente déléguée des Républicains

(6 mois et 4 jours)
AvecGuillaume Peltier
Damien Abad
PrésidentLaurent Wauquiez
PrédécesseurLaurent Wauquiez
Isabelle Le Callennec
SuccesseurJean Leonetti
Biographie
Date de naissance (47 ans)
Lieu de naissanceTalence (Gironde)
Nationalitéfrançaise
Parti politiqueUMP puis LR
ConjointJérôme Chartier
Diplômée deToulouse Business School
INSEAD
Professionchef d’entreprise
Religioncatholicisme
RésidenceBordeaux

Virginie Calmels, née le à Talence (Gironde), est une chef d'entreprise et femme politique française.

Ancienne dirigeante des groupes de médias Canal+ et Endemol, elle est actuellement première adjointe au maire de Bordeaux, Alain Juppé, vice-présidente de Bordeaux Métropole et présidente du groupe d'opposition de la région Nouvelle-Aquitaine. Elle est également présidente de l’Établissement public d'aménagement (EPA) Bordeaux-Euratlantique[1].

Elle est première vice-présidente des Républicains et vice-présidente déléguée (numéro 2)[2] de décembre 2017 à juin 2018. En raison de ses prises de positions publiques contre Laurent Wauquiez, elle est limogée de son poste de vice-présidente déléguée des Républicains le 17 juin 2018.

Biographie

Études

Virginie Calmels fait ses études au lycée Marceau de Chartres puis intègre une classe préparatoire aux grandes écoles au lycée Claude-Bernard de Paris. Elle est diplômée de l'École supérieure de commerce de Toulouse[3] (promotion 1993), d'études supérieures comptables et financières (DESCF) en 1994, d'expertise comptable et commissariat aux comptes en 1998[4] ainsi que de l'Advanced Management Program (AMP) de l'Institut européen d'administration des affaires (Insead, promotion 2002).

Carrière professionnelle

Sa carrière débute en 1993 en tant qu'auditrice financière[5] puis comme directrice de mission au cabinet Salustro Reydel.

En 1998, elle rejoint NC Numericable (groupe Canal+)[réf. nécessaire] en qualité de directrice financière. En 1999, elle devient directrice administrative et financière de la start-up Skygate BV (hautes technologies satellitaires) montée à Amsterdam aux Pays-Bas par Christian Blanc[4].

En parallèle de ses activités, elle devient co-fondatrice et trésorière de l’association caritative Ares Coop (insertion) avant que cette dernière ne soit absorbée par l'association Ares. Elle en devient alors administratrice jusqu’en 2006[6].

De 2000 à 2002, elle est directrice financière de l'international et du développement du groupe Canal+, puis directrice financière de Canal+SA. En 2002, elle est nommée directrice générale adjointe puis co-directrice générale déléguée de la chaîne[4].

À Canal+ et à Numericable, elle mène deux plans sociaux, au nom de « l'efficacité et la compétitivité de l'entreprise »[7].

En 2003, elle rejoint le groupe de production télévisuelle Endemol France en tant que directrice générale. Elle en devient présidente en 2007[8]. Le 11 mai 2012, au vu du taux de rentabilité d'Endemol France (le plus élevé des 31 pays du groupe), elle devient directrice générale d'Endemol Monde, tout en conservant ses fonctions de présidente d'Endemol France[réf. nécessaire].

En 2004, elle devient membre du Centre d’étude et de prospective stratégique (CEPS). Elle en sera administratrice à partir de 2009, puis vice-présidente en 2010. Elle démissionne en 2015[réf. nécessaire].

Elle est nommée vice-présidente du Syndicat des producteurs et créateurs d'émissions de télévision (SPECT) à sa création, en 2004. Elle en démissionnera en janvier 2013[réf. nécessaire].

Depuis 2009, elle est administratrice de la société Iliad (Free). Elle est également administratrice d'Assystem[9] depuis mars 2016 et censeur de Technicolor[10] depuis juillet 2016, après en avoir été administratrice de 2014 à 2016.

Le 8 janvier 2013, elle est nommée présidente du Conseil de Surveillance d’Euro Disney, dont elle était déjà membre depuis 2011[11], mandat dont elle a démissionné le 8 février 2017[12].

Le 18 janvier 2013, elle annonce sa décision de démissionner de ses fonctions de directrice générale d'Endemol Monde et de présidente d'Endemol France pour créer sa propre entreprise, Shower Company[13].

Engagement politique

À la suite des élections municipales de mars 2014, Virginie Calmels est élue aux côtés d'Alain Juppé première adjointe, chargée de l'économie, de l'emploi et de la croissance durable[14]. Elle est également vice-présidente de Bordeaux Métropole chargée des sites majeurs d'attractivité économique, depuis le 18 décembre 2015[15].

En vue des élections régionales de décembre 2015, elle est investie tête de liste d'Union de la droite et du centre dans la région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes[16]. À l'issue du second tour, le 13 décembre 2015, sa liste arrive en deuxième position derrière celle menée par le député socialiste Alain Rousset, président sortant de l'ancienne région Aquitaine. Elle est élue conseillère régionale et préside le groupe d'opposition « RépublicainsCPNT » au Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine.

Depuis mars 2016 elle est présidente de l'Établissement public d'aménagement (EPA) Bordeaux-Euratlantique[1].

Elle est investie par Les Républicains pour les élections législatives de 2017 en Gironde mais a finalement fait savoir qu'elle ne serait pas candidate afin de se consacrer à la mairie de Bordeaux[17],[18].

Logo de DroiteLib.

En décembre 2016, elle créé son mouvement politique, DroiteLib, « un mouvement pro-Fillon et anti-Macron »[19]. Elle le lance officiellement depuis Bordeaux, le 25 janvier 2017, en présence de François Fillon et d'Alain Juppé[20].

Le , Virginie Calmels reprend sur LCP un argument bancal en affirmant, dans le contexte de l'affaire Fillon, que Le Canard enchaîné percevrait des subsides de l'État[21]. Le journal ne touche en effet aucune aide directe de la part de l'État, mais bénéficie comme « 200 autres journaux » d'une aide indirecte versée à La Poste pour la distribution[21]. Cependant, elle affirme avoir utilisé cet argument non pour remettre en cause ces aides indirectes, mais pour montrer qu’additionner des sommes sur plusieurs années et les présenter telle quelle aux Français, comme ça a été fait pour l'affaire Fillon et le salaire de sa femme, peut paraître aussi choquant que si on additionnait ces aides du Canard enchaîné sur plusieurs années[22].

Le 3 mars 2017, dans le cadre de l'affaire Fillon, elle appelle le candidat LR François Fillon à se retirer au profit d'Alain Juppé, sans toutefois démissionner de la campagne[23].  Elle appelle à une rencontre entre Nicolas Sarkozy, Alain Juppé et François Fillon afin de sortir de la crise en estimant que François Fillon après le départ de Bruno Le Maire, de l’UDI et des juppéistes n’est plus en mesure de rassembler son camp[23]. Après le refus par Alain Juppé d’être le plan B le 6 mars, et au retour de l’UDI dans la campagne, elle poursuit finalement la campagne de François Fillon. Quelques semaines plus tard, elle participe ainsi à un meeting du candidat à Biarritz[24].

Début septembre 2017, elle annonce son ralliement à Laurent Wauquiez pour l'élection à la présidence du parti, qui a lieu les 10 et 17 décembre et forme avec lui un ticket pour la présidence des LR[25]. Cette décision est une surprise, dans la mesure où elle incarne un courant libéral[26] plus modéré. Elle assume ces différences de sensibilité mais estime : « Nous sommes complémentaires »[27].

Le Canard enchaîné rapporte qu'Alain Juppé aurait réagi vivement à cette défection, en déclarant en petit comité : « Virginie Calmels, c'est la logique Endemol. Ça lui rapporte, elle y va. Elle n'a pas de principes[28],[29]. » Cependant, Alain Juppé a vivement démenti ces propos[30] , récusant leur véracité, et a renouvelé sa confiance à sa première adjointe[31] , indiquant : « Elle continue, parce que je lui fais confiance, à assumer sa responsabilité de première adjointe et de vice-présidente chargée du développement économique, elle le fait très bien. Son travail sur l'attractivité économique de Bordeaux est tout à fait positif. » Alain Juppé a ainsi vivement réagi sur Twitter en disant : « Stupeur […]. Comment peut-on affabuler à ce point ! Qu’on me foute donc la paix ! »[32] Il précisera plus tard dans Le Figaro : « Virginie a été avec moi d'une fidélité totale » en affirmant avoir été prévenu du ralliement de son adjointe à Laurent Wauquiez : « Si je n'avais pas à lui donner la permission, je lui ai donné mon avis. Je n'avais pas d'objection tant que certaines lignes rouges n'étaient pas franchies. Elle m'a dit qu'elle serait vigilante[26]. »

En annonçant son alliance avec Laurent Wauquiez dans Le JDD, Virginie Calmels affirme : « Je le rejoins en restant ce que je suis. Je suis juppéiste. Je suis libérale. Et je l’assume. Mon tempérament et mon parcours prouvent que je ne suis pas dénaturable. Nos sensibilités diffèrent mais notre socle économique, régalien et éducatif est semblable. Avec lui, nous allons rassembler autour des axes forts : l’humanité, la liberté et la sécurité[33]. »

Commentant le ralliement d'Édouard Philippe à Emmanuel Macron, elle affirme son positionnement à droite, pointant que ceux qui ont rejoint En marche ! n'ont pas apporté avec eux des projets de la droite : « La hausse de la CSG n'était pas dans le programme d'Alain Juppé. La retraite à 65 ans, la fin des 35 heures, la suppression de l'ISF, la baisse de 100 milliards de la dépense publique et de 40 milliards des charges sociales, les quotas d'immigration, le rétablissement des peines plancher, la hausse des moyens pour l'armée, la police et la justice, etc. Tout cela était dans le programme d'Alain Juppé mais n'est pas dans celui d'Emmanuel Macron[33]. »

À la suite des propos du président de Sens commun dans le mensuel L'Incorrect, Virginie Calmels soutient une exclusion de son président, sans toutefois souhaiter l'exclusion du mouvement. Elle appelle à ce qu'une procédure de clarification à leur égard soit lancée, tout en rappelant : « Si Sens commun tend la main au FN, ils n’ont rien à faire dans notre famille politique[34]. »

Après la victoire de Laurent Wauquiez au congrès des Républicains de 2017, elle est nommée le 13 décembre de la même année première vice-présidente et vice-présidente déléguée des Républicains, devenant ainsi « numéro 2 » du parti[35]. Ses prises de position changeantes suscitent des interrogations et le départ de plusieurs de ses soutiens[36]. En juin 2018, dans une interview accordée au journal Le Parisien, Virginie Calmels critique la ligne politique prise par Laurent Wauquiez et lui reproche de ne pas assez « rassembler ». Elle regrette notamment « qu’il n’y ait pas eu de débat préalable » sur le tract « Pour que la France reste la France »[37]. En conséquence, elle est limogée de ses fonctions de vice-présidente des Républicains par Laurent Wauquiez, le 17 juin. Elle est remplacée par Jean Leonetti[38].

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