Verdinaso

Le drapeau du Verdinaso.

Le Verdinaso (Verbond der Dietsche Nationaal-Solidaristen - Union des national-solidaristes thiois) est une organisation politique flamande, née en 1931. Le parti, qui est actif en Belgique et aux Pays-Bas, est dirigé par Joris Van Severen[1]. Il est dissous par les nazis au début de l'occupation.

L'évolution du parti

Le parti se revendique du mouvement de national-solidarisme[2], développé en Flandre durant les années 1930. Autoritariste et militariste, nationaliste flamand, le Verdinaso trouve rapidement des adeptes, dans un contexte d'entre-deux-guerres favorable aux mouvements radicaux.Partisan d'un Ordre nouveau, sous le contrôle de l'Eglise catholique, le Verdinaso prône la solidarité de toutes les classes sociales pour le bien de la nation, cette dernière se muant en système autarcique, rejetant les opposants.

A sa création, le parti se caractérise par son côté anti-belge et milite pour la constitution d'un État thiois. Dès 1934, Van Severen milite pour le rattachement de la Belgique aux Pays-Bas, en souvenir de la Grande Bourgogne. Il souhaite aiguiller l'ensemble du mouvement flamand dans cette direction. Au fur et à mesure que la guerre se rapproche, le Verdinaso soutient la politique de neutralité de Léopold III. En 1940, il apparait comme clairement royaliste. Cela n'empêche toutefois pas qu'il soit arrêté le 10 mai 1940, déporté en France et finalement assassiné le 20 mai 1940 par des soldats français[3]. La tête du Verdinaso est reprise par Emiel Thiers assisté d'un Conseil de direction qui suit la ligne tracée par Van Severen.[4]

Rapidement, le parti se divise en deux ailes. Une bourgeoise qui dirige le parti et une aile révolutionnaire qui souhaite que le parti se positionne comme un mouvement de collaboration national-socialiste flamand. Aucune de ces deux factions ne pourra toutefois réaliser ses objectifs. En effet, les bourgeois ne pourront jouer un rôle politique suite à l'échec de la politique d’accommodation du roi tandis que les révolutionnaires ne parviennent pas à se faire une place entre le Vlaams nationaal Verbond et De Vlag. Sous la pression de l'occupant, le parti disparaît. L'aile bourgeoise est dissout et ses membres passent soit dans la résistance royaliste ou prennent une position plus attentiste. Les révolutionnaires par contre passent dans au VNV et entrent dans la collaboration militaire et policière.[4] Une partie adhère même à la SS flamande[5].

Après la guerre, plusieurs anciens membres du parti sont condamnés pour trahison tandis que des groupes vénérant Van Severen voient le jour.[4]