Véies

Véies
Parc régional de Véies
Localisation de la ville de Véies dans la ligue étrusque.
Localisation de la ville de Véies dans la ligue étrusque.
Localisation
Pays Drapeau de l'Italie  Italie
Région Latium
Province Rome
Commune Rome
Protection Parc régional de Véies
Coordonnées 42° 01′ 26″ nord, 12° 24′ 05″ est

Géolocalisation sur la carte : Italie

(Voir situation sur carte : Italie)
City locator 4.svg
Véies
Histoire
Première civilisation Étrusque
Deuxième civilisation Romaine
Internet
Site web officiel http://www.parcodiveio.it/

Véies (en étrusque Veis, en latin Veii ou Veius; et en italien Veio), est une importante cité étrusque située à la frontière sud de l' Étrurie, à 15 km au nord-ouest de Rome dans les limites du parc régional de Véies. Dès le IXe siècle IXe siècle av. J.-C., la cité s'élève non loin de la rive droite du Tibre. Au VIIIe siècle VIIIe siècle av. J.-C., elle entre en compétition avec Rome pour le contrôle du septem pagi et des salines à l'embouchure de la rivière ( campus salinarum) dont la prospérité de Véies dépendait. Elle fut conquise par les Romains après un long siège au début du IVe siècle IVe siècle av. J.-C. (date traditionnelle : 396 av. J.-C.), refondée comme colonie romaine pendant le Ier siècle Ier siècle av. J.-C. et transformée en municipe par l' empereur Auguste (Municipium Augustum Veiens). L'étendue et l'importance de la ville durant l'époque romaine furent cependant beaucoup moins important qu'à l'époque étrusque. Elle fut abandonnée définitivement, d'après ce que suggère les données archéologiques et épigraphiques, pendant le e siècle.

Elle est définie comme pulcherrima urbs (« belle ville ») par l'historien latin Tite-Live [1] et considérée par Denys d'Halicarnasse comme « la plus puissante des villes tyrrhéniennes » à l'époque de Romulus et « aussi puissante qu'Athènes » [2]. Véies est un grand centre politique et culturel de l'Italie centrale aux VIIe siècle VIIe siècle av. J.-C. et VIe siècle VIe siècle av. J.-C. avec Caere ( Cerveteri) et la plus peuplée de l’ Étrurie méridionale. Elle comporte également de nombreuses boutiques artisanales de l' époque orientale et développe pendant l' époque archaïque une école de coroplathie dont l'artiste le plus célèbre est Vulca, qui a notamment réalisé les sculptures du temple de Jupiter capitolin à Rome. Selon les connaissances archéologiques actuelles, c'est cette ville qui a introduit en Italie l'usage de peinture dans les tombes comme la tombe de Leoni Ruggenti (vers 690 av. J.-C.) ou la tombe delle Anatre (vers 670 av. J.-C.) et qui ont été retrouvées dans des nécropoles situées tout autour du plateau. Ces dernières sont par ailleurs considérées comme les plus anciennes de la péninsule italique.

C'est l'une des douze cités étrusques réunies dans une dodécapole. Aujourd'hui, son site se trouve sur le territoire d' Isola Farnese, un village du Municipio Roma XV, une subdivision administrative de la commune de Rome, dans la province de Rome.

Elle était considérée comme la plus riche des villes de la Ligue étrusque, à la frontière sud de l' Étrurie. La cité a alterné entre la guerre et des alliances avec Rome sur plus de trois cents ans. Elle tombe finalement aux mains du général romain Camille en -396. Passée sous contrôle romain, elle est appelée « Véies romaine » par opposition à « Véies étrusque » dans la littérature scientifique. La cité ne s'est jamais remise de la conquête romaine, que ce soit au niveau de sa richesse ou de sa population. La cité a été abandonnée après l' Antiquité, jusqu'à sa redécouverte au e siècle par Raffaello Fabretti.

Dans le Parco di Veio à côté d' Isola Farnese, il y a des restes d'un temple apparent. Des tumulus et des tombes y ont été découverts taillés dans la roche. La plus célèbre est la Tombe Campana, découverte en 1843. Il y a de plus de longs tunnels conduisant sous la ville, ce qui peut corroborer la version de Tite-Live sur la victoire romaine à la bataille de Véies.

Le site

La ville fortifiée de Véies

Fossé datant de l'époque de Véies (aujourd'hui Formello)

Le site de Véies a depuis longtemps été identifié à une élévation de tuf de 190 ha à Isola Farnese (isola venant de l'élévation, et Farnese du palais de Farnese appartenant à la Maison Farnèse), en bordure du village moderne au nord, entre deux cours d'eau, le Fosso Piordo à l'ouest et au sud, et le Fosso Valchetta (anciennement Crémère) au nord et à l'est [3]. Ce dernier rejoint le Tibre sur le côté sud de Labaro le long de la Via Flaminia. Le territoire dominé par la ville était limité au sud par la mer Tyrrhénienne, à l'ouest par l'Arrone (qui le séparait du territoire de Cerveteri), au nord par le territoire falisque et à l'est par la rive droite du Tibre, où se trouvaient les septem pagi, au contact direct de Rome.

Le site est actuellement occupé principalement par des champs, à l'exception des fouilles et des tombeaux visibles sur les collines tout près. L'aspect agraire, cependant, est quelque peu trompeur. Le plateau entier est couvert de sites d'implantation et de sites de cimetières, comme le montrent de manière visible les décolorations du sol vues depuis des photos aériennes ou de satellites, ou encore avec les affleurements visibles des murs de bâtiments ou des dômes de tombeaux. Ces sites visibles ont reçu leurs propres noms. Dans la partie la plus urbaine, les remparts de Véies, dont il reste de petites sections, bordaient par endroit les deux cours d'eau et le fossé utilisait le lit de la rivière [4].

Dans l'Antiquité, le plateau était un emplacement facilement défendable car situé entre deux cours d'eau, et amplement fourni en eau. La proximité de la cité avec le Tibre et la route commerciale qui passait par Véies (elle deviendra la Via Flaminia) augmentèrent la prospérité de la cité-état, mais aussi la placèrent en concurrence avec la ville de Rome pour la domination du Latium.

La Piazza d'Armi

Chaque cité étrusque était construite sur une élévation et Véies ne fait en aucun cas une exception. Son arx, ou sa citadelle, était placée sur un promontoire couvrant 6,9 ha [5], délimité par des falaises dans l'angle de confluence de deux cours d'eau, séparé de la crête principale par un ravin traversé par une route, construite à l'époque romaine. Cette partie du site archéologique, appelée aujourd'hui la Piazza d'Armi (la place d'arme), possédait ses propres remparts, antérieurs à l'enceinte urbaine, d'une longueur d'environ 1 km. Une version alternative qui est rejetée aujourd'hui fait mention dans les textes anciens de l'affleurement sur lequel la citadelle est localisée, à l'extérieur de la cité et une certaine distance des murs et de l'élévation inférieure.

L'ager Veientanus

Le Latium vetus avec les cités de Caenina, d' Antemnae, de Crustumerium, de Medullum, de Fidènes et de Véies, premières rivales de la Rome de Romulus.

Le territoire d'une cité n'importe où dans le territoire romain était, dans la terminologie légale romaine, appelé ager; comme: ager Romanus. La loi faisait en outre un certain nombre de distinctions subtiles, mais par ager était principalement entendu ager publicus ("le territoire public"), c'est-à-dire la terre appartenant à l'état, et qui à la période antique était principalement agricole (ager signifiant à l'origine "domaine") [6]. L'ager Veientanus, comme les Romains appelèrent le territoire de Véies, couvrait la région entière située entre la rive droite du Tibre et la côte; c'est-à-dire toute l' Étrurie du sud. La frontière nord-ouest allait probablement jusqu'aux Monts Sabatins et au lac de Bracciano [7]. Les Romains construisirent de riches villas dans la région après l'abandon de Véies. À l'époque étrusque, l'ager Veiantanus était partagé dans la campagne avec la Silva Ciminia, qui était le vestige d'une forêt ancienne, qui faisait l'objet de la part des Romains d'une crainte superstitieuse. L'ager Veiantanus est resté, lors de la plupart du temps postérieur à l'Antiquité, un domaine globalement agricole jusqu'à ce qu'après la Seconde Guerre mondiale, la ville de Rome s'étende dans ce secteur et y développe une banlieue. À ce moment, les nouvelles méthodes de labour retournant le sol sur environ un mètre de profondeur, détruisirent malheureusement un très grand nombre de données archéologiques potentielles près de la surface et même des ruines en surface. John Bryan Ward-Perkins, alors directeur de la British School at Rome, lança le South Etruria Survey ( 1954- 1968), qui permit de cataloguer toutes les antiquités visibles dans le Veientanus ager. Ses travaux ont été publiés en 1968 [8].

Près de trente ans plus tard, en 1997, le gouvernement italien proposa de protéger une partie de cette zone avec la création du parc régional de Véies de 14 984 hectares (37 030 acres) entre la Via Cassia, à l'ouest et la Via Flaminia, à l'est, la Via Campagnanese au nord et la ville de Rome au sud [9]. Les communes qui se situent dans le parc sont les suivantes: Campagnano di Roma, Castelnuovo di Porto, Formello, Magliano Romano, Mazzano Romano, Morlupo, Riano, Sacrofano et le municipio XV de la ville de Rome.

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