Usine de retraitement de la Hague

Usine de retraitement de la Hague
UsineHague.jpg

Usine de retraitement de la Hague

Installations
Type d'usine
Superficie
300
Fonctionnement
Opérateur
Effectif
3 000 salariés (2018)
Date d'ouverture
1966
Destination actuelle
traitement et stockage de déchets nucléaires
Production
Produits
Production
10 tonnes (2012)
Localisation
Situation
Coordonnées
Localisation sur la carte de la Manche
voir sur la carte de la Manche
Factory.svg
Localisation sur la carte d’Europe
voir sur la carte d’Europe
Factory.svg
Localisation sur la carte de France
voir sur la carte de France
Factory.svg

L’usine de retraitement de la Hague - souvent nommée simplement « La Hague » - est un centre de traitement du combustible nucléaire usé dans lequel on traite le combustible nucléaire provenant des réacteurs nucléaires de France et une partie de celui provenant des réacteurs d'Allemagne, de Belgique, de Suisse, des Pays-Bas et du Japon, pour en séparer certains éléments radioactifs.

Entrée en service en 1966, l'usine est située près du cap de la Hague, dans la commune de la Hague (plus précisément communes déléguées de Jobourg, Omonville-la-Petite, Digulleville et Herqueville), au nord-ouest de la pointe de la péninsule du Cotentin à 25 kilomètres à l'ouest de Cherbourg-en-Cotentin (département de la Manche). Plus de 5 000 personnes travaillent sur le site[1], dont environ 3 000 directement pour Orano.[Quand ?]

L’usine de traitement de la Hague est désormais exploitée par Orano.

En bordure de l'usine se trouve le Centre ANDRA de stockage de déchets nucléaires de la Manche.

Activité

Usine de retraitement de la Hague

D'une capacité industrielle de traitement de 1 700 tonnes (pour les usines UP2-800 et UP3) de combustibles usés par an, le complexe industriel en a traité 1 100 tonnes en 2005. Elle consomme de l'électricité à hauteur d'environ 520 GWh/a, soit encore 0,52 TWh/a[2].

À la sortie du réacteur, un combustible nucléaire usé contient environ 96 % de matières énergétiques à retraiter partiellement (95 % d'uranium et 1 % de plutonium) polluées par 4 % d'actinides et de produits hautement dangereux et non réutilisables : les déchets HAVL. Ces derniers sont traités et conditionnés, aujourd'hui par vitrification, en vue de leur entreposage en surface et éventuellement de leur stockage en couche géologique profonde. Les déchets provenant de l'étranger sont — après un certain temps — réexpédiés aux clients étrangers qui ont obligation de les reprendre (obligation confirmée par la loi Bataille en 1991). Un des objectifs de ce recyclage est de réduire la quantité de déchets radioactifs à stocker en milieu confiné.

La loi Transparence et Sureté Nucléaire de juin 2006[3] rappelle l’interdiction de stocker de façon définitive sur le sol français des déchets étrangers. À ce titre, au 1er janvier 2015, 96 % des déchets vitrifiés et 15 % des déchets métalliques compactés ont été renvoyés vers les clients étrangers.

Le plutonium récupéré est transporté à Marcoule où il est utilisé pour fabriquer du combustible MOX. Le nitrate d’uranyle obtenu est quant à lui transformé en octaoxyde de triuranium (U3O8) à l'usine Orano de Pierrelatte en vue d’être enrichi pour être réutilisé dans de nouveaux assemblages de combustibles.

Le recyclage des combustibles usés permet de réduire le volume des déchets d’un facteur 5 et de diminuer la radiotoxicité des déchets d’un facteur 10 en valorisant le plutonium sous forme de combustible MOX. Les opérations de séparation, purification, conditionnement et entreposage sont effectuées sur le site d’Orano la Hague[4].

Opérations de traitement du combustible usé

À l'usine de la Hague, le traitement du combustible usé est organisé au sein de deux usines de plutonium (UP2 et UP3) - conçues sur le modèle de l'usine d'extraction du plutonium de Marcoule (UP1). Ces usines comprennent chacune plusieurs ateliers[5] :