Université de Heidelberg

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Université de Heidelberg
Un sceau rond sur le pourtour duquel figure la mention « s : universitatis studii heydelbergensis ».
Un sceau rond sur le pourtour duquel figure la mention « s : universitatis studii heydelbergensis ».
Devise Semper apertus
Nom original Ruprecht-Karls-Universität Heidelberg
Informations
Fondation 1386
Type Université publique
Budget 603,8 millions d'euros
Localisation
Coordonnées 49° 24′ 37″ nord, 8° 42′ 23″ est
Ville Heidelberg
Pays Drapeau de l'Allemagne  Allemagne
Région Flag of Baden-Württemberg.svg  Bade-Wurtemberg
Direction
Recteur Bernhard Eitel
Chiffres clés
Personnel 12 399
Étudiants 28 266
Divers
Site web www.uni-heidelberg.de

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Université de Heidelberg

L'université de Heidelberg (en allemand Ruprecht-Karls-Universität Heidelberg ou Ruperto Carola du nom de ses deux fondateurs), située à Heidelberg, en Bade-Wurtemberg, est la plus ancienne université allemande. Elle est membre du groupe de Coïmbre et sa stratégie « Heidelberg: Realising the Potential of a Comprehensive University » a été retenue en 2007 par le programme d' initiative d'excellence allemande.

Robert Robert Ier, électeur palatin, fonde l'université de Heidelberg en 1386, pendant le Grand Schisme d'Occident. Au XVIe siècle, elle devient un haut-lieu de la Réforme protestante. Affectée ensuite par la guerre de Trente Ans et la guerre de la Ligue d'Augsbourg, elle est réformée en 1803 par Charles Ier de Bade et connaît alors une période florissante du XIXe siècle et au début du XXe siècle. Pendant le Troisième Reich, l'université adhère à l' idéologie nazie. Rouverte rapidement après la guerre, elle connaît alors une période de dénazification.

À partir des années 1960, l'université se développe pour accueillir plus d'étudiants ; le campus de Neuenheimer Feld dédié aux sciences et à la médecine est construit alors que l'implantation de l'université dans le centre-ville historique de Heidelberg [N 1] et dans le quartier de Bergheim est rationalisée.

En 2009, la Ruperto Carola a accueilli 28 266 étudiants dont 18,5 % d'étrangers et a délivré 3 271 diplômes de fin d'études et 1 133 doctorats [1]. L'université compte 12 399 membres du personnel pour un budget de 603,8 millions d' euros [1]. Elle est structurée en douze facultés, douze centres de recherche et possède une bibliothèque de plus de 6 millions d'ouvrages et deux centres hospitaliers associés : Heidelberg et Mannheim.

Parmi les anciens étudiants et membres actuels et passés du corps enseignant, l'université compte douze lauréats du prix Nobel de physique, sept lauréats du prix Nobel de chimie, six lauréats du prix Nobel de physiologie ou médecine, deux lauréats du prix Nobel de la paix et un lauréat du prix Nobel de littérature [2].

Histoire

L'université médiévale de Heidelberg

Du haut d'une chaire, un professeur qui nous fait face lit un livre aux étudiants assis sur deux rangées sur des bancs disposés en U. À gauche, l'entrée de la pièce est représentée sous la forme de trois voûtes, la pièce a plusieurs fenêtres, une série de cinq derrière le professeur et à droite une fenêtre à meneaux à droite.
Hohe Schul zu Heydelberg. L'université de Heidelberg, estampe de la Cosmographia Universalis de Sebastian Münster, 1550.

À la fin du XIVe siècle, la ville de Heidelberg, capitale du Palatinat et résidence des comtes palatins depuis 1225, ne compte qu'environ 3 000 habitants [3]. La ville possède deux cloîtres : celui des augustins et des franciscains mais pas d' école et ne semble donc pas destinée à devenir une ville universitaire [3]. Mais en 1378, à la mort du pape Grégoire XI commence le Grand Schisme. Deux papes sont élus : Urbain VI, élu par les cardinaux italiens résidant à Rome et Clément VII, l' antipape d' Avignon, élu par les cardinaux français et résidant en Avignon. Le Saint-Empire romain germanique soutient Urbain VI, ce qui rend la situation des étudiants et professeurs germaniques à l' Université de Paris difficile [4].

Robert Ier du Palatinat, électeur palatin, entre en négociations avec la Curie et obtient d'Urbain VI (23 octobre 1385) l'autorisation de créer une université à Heidelberg sur le modèle de celle de Paris, avec quatre facultés : celle de philosophie (enseignant les sept arts libéraux), celle de théologie, celle de jurisprudence et celle de médecine [5]. C'est à l' évêque de Worms que revient le droit de nommer le chancelier chargé de la délivrance des diplômes et de l'autorisation d'enseigner [5].

Le 18 octobre 1386, la messe d'inauguration de l'université est célébrée en la chapelle du Saint-Esprit [N 2], [6]. Dans les facultés de philosophie, de théologie, l'enseignement commence dès le lendemain. Peu après, Marsile d'Inghen (v. 1340-1396), qui fut recteur de la faculté des arts de Paris (1367, 1371), est élu premier recteur pour un mandat d'un trimestre [6] (il sera neuf fois recteur, en 1386-1392 et en 1396, il deviendra maître ès-arts de la faculté des arts en 1386, sa réputation comme théologien et philosophe sera considérable, surtout après 1501, date d'édition de son Commentaire des Sentences de Pierre Lombard) [7]. Les sceaux de l'université sont alors gravés ; sur celui du Recteur figure la devise latine de l'université « Semper apertus », signifiant « Toujours ouvert », expression faisant référence au fait que le livre de la connaissance doit rester toujours ouvert [8]. L'enseignement à la faculté de jurisprudence commence également en 1386, et il faut attendre 1388 pour que la chaire de médecine soit occupée [9].

Comme souvent, la présence des étudiants dans la ville est à l'origine de conflits variés avec les habitants [10]. Pour essayer de contenir les étudiants, divers règlements sont promulgués, et parfois les étudiants se voient obligés d'observer le couvre-feu [10]. Il arrive parfois que les faits soient plus graves [10]. Ainsi, en 1422, un fait divers conduit à l'attaque d'une bourse étudiante par les citoyens. Ces derniers doivent alors faire pénitence pour avoir porté atteinte à l'autonomie de l'université [10].

La fin du XVe siècle est marquée par les querelles entre la via antiqua et la via moderna au sein de la faculté de philosophie. En 1452, Frédéric le Victorieux réforme l'université et interdit la querelle [11]. Cela conduit en 1455 à une solution originale, la création de deux voies parallèles d'études [12]. Puis à partir de 1456, Peter Luder, enseigne l' humanisme à l'université [13], [14]. Par la suite, l' évêque de Worms et chancelier de l'université Johann von Dalberg encourage le développement de l'humanisme [13]. Ainsi, sous son impulsion, le philosophe Rudolph Agricola rejoint l'université en 1484 [15]. D'autres humanistes fréquentent la cour du successeur de Frédéric, Philippe Ier l'Ingénu [15], comme le philosophe et théologien Johannes Reuchlin ou le poète Conrad Celtes qui fonde la première sodalité humaniste à Heidelberg, la Societas Litteraria Rhenana [16].

Cependant, l'esprit humaniste n'arrive pas à s'imposer face à la scolastique. De plus, les finances de l'université déclinent en raison des dettes du Palatinat contractées pendant la guerre avec la Bavière. En conséquence, l'université se retrouve en retrait par rapport aux universités de Bâle et de Wittenberg [17].

Au temps de la Réforme puis de la Contre-Réforme

Bâtiment baroque blanc possédant deux entrées, parements de grès rouge, toit mansardé en ardoise avec petite tour-horloge.
La Vieille Université (Alte Universität) nommée Domus Wilhelmiana en l'honneur de Jean-Guillaume de Neubourg-Wittelsbach, construite entre 1712 et 1735 sur les plans de l'architecte Johann Adam Breunig.

En 1518, Luther défend ses idées au couvent des Augustins de Heidelberg (c'est la « dispute » de Heidelberg), mais il faudra attendre 1546 pour que Frédéric II du Palatinat autorise le culte luthérien dans la ville [18] et 1559 pour que l'électeur palatin Othon-Henri introduise l'enseignement de Luther à l'université [19].

Avant de devenir électeur, Othon-Henri contribue au développement de l'université par celui de la bibliothèque de l'université qui devient célèbre sous le nom de bibliothèque palatine (Bibliotheca Palatina) [19]. Une fois devenu électeur, et avec l'aide de Melanchton Othon-Henri donne de nouveaux statuts à l'université ; ils sont présentés au corps professoral le 19 décembre 1558 [20]. Ensuite, sous l'influence de Frédéric III (électeur palatin de 1559 à 1576), l'université devient calviniste et participe à l'élaboration du catéchisme de Heidelberg [19], publié en 1563 [21]. Sous Louis VI du Palatinat (électeur de 1576 à 1583), l'université redevient luthérienne et les professeurs calvinistes rejoignent le frère de Louis, Jean Casimir du Palatinat à Neustadt an der Weinstraße où Jean Casimir a fondé le Collegium Casimirianum [22]. À partir de 1576, l'université redevient calviniste et le centenaire du calvinisme est célébré avec faste en 1617 [23].

La Guerre de Trente Ans (1618-1648) va particulièrement affecter l'université [24]. En 1622, la ville est prise par les troupes de Tilly. La bibliothèque est fermée et la plupart des ouvrages sont envoyés au pape à Rome [25]. L'université doit suspendre ses activités de 1626 à 1629 [24]. La majorité des étudiants rejoignent des universités voisines et, par conséquent, les inscriptions déclinent radicalement [26]. Les Traités de Westphalie mettent fin à la guerre en 1648, mais il faut attendre le 1er novembre 1652 pour que Charles Ier Louis du Palatinat puisse célébrer une réouverture officielle. Charles-Louis attire des professeurs comme le juriste Samuel von Pufendorf, le théologien suisse Jean Henri Hottinger ou le philologue Jean Freinsheim [24].

Vue des toits, le collège est un grand bâtiment en L, l'église baroque est en grès rose. À l'arrière plan, des collines boisées.
L'église et le collège des jésuites.

Commencent alors les Guerres du Palatinat, durant lesquelles la ville de Heidelberg est ravagée par deux fois, en 1689 et en 1693 par les troupes de Louis XIV [27]. L'université est évacuée, d'abord à Francfort puis à Weinheim [27] puis elle reprend ses activités à Heidelberg à partir de 1704 [28].

Jean-Guillaume de Neubourg-Wittelsbach organise la reconstruction de la ville de Heidelberg. Sur des plans de l'architecte Johann Adam Breunig, la construction de la Domus Wihelmiana (connue sous le nom de « vieille » université) s'étale de 1712 à 1735 [28]. Les princes-électeurs de la maison de Neuburg, catholiques, encouragent les jésuites à s'installer à Heidelberg et leur confient la gestion de l'université [27]. En 1720, Heidelberg perd son statut de capitale du Palatinat au profit de Mannheim, et dès lors, les électeurs palatins se consacrent au rayonnement de leur nouvelle capitale, Mannheim [27].

Après la dissolution de l'ordre des jésuites en 1773, d'autres congrégations catholiques prennent le relais [27]. En 1784, l'école caméraliste de Kaiserslautern, dirigée par le médecin et botaniste Friedrich Kasimir Medikus, fusionne avec l'université [29].

Au XVIIIe siècle, l'université recrute ses étudiants à un niveau régional [30] et la faculté de droit est prépondérante, avec plus de 40 % du professorat [31] et plus de 30 % des étudiants dans les années 1770-1780 [30].

Au temps de l'État de Bade (1803-1918)

Photo noir et blanc. Salle avec deux hauteurs de fenêtres et au fond une peinture allégorique.
L’Alte Aula, auditorium de la « vieille » université, 1896.

Napoléon attribue la partie du Palatinat située sur la rive droite du Rhin à Charles-Frédéric de Bade et l'intègre au Grand-duché de Bade à partir de 1806. Par le 13e édit d'organisation de l'université en 1803, l'université devient un établissement financé par le Grand-duché avec à sa tête Charles-Frédéric de Bade. Rapidement, le nom du Grand-Duc est considéré comme le second fondateur de l'université qui prend alors le non de Ruprecht-Karls ou Ruperto Carola.

En 1804, Clemens Brentano rejoint Heidelberg et y introduit le romantisme. Ses écrits et ceux de ses amis, Achim von Arnim, Ludwig Tieck, Joseph Görres, et Joseph von Eichendorff, sont inspirés par les vieilles chansons allemandes, et la beauté du paysage du château surplombant le Neckar [32].

Heidelberg devient un centre de libéralisme et du mouvement en faveur de l'unité nationale allemande [33]. Malgré l'interdiction des associations d'étudiants promulguée en 1810, des Corps regroupant des étudiants originaires de la même région se créent, puis la première Burschenschaft est créée en 1817 avec pour devise « Gloire, Liberté, Patrie » [N 3], [33]. Dès lors, les associations d'étudiants exercent une forte influence, d'abord patriotique puis politique. Les professeurs de Heidelberg sont les défenseurs importants du Vormärz et bon nombre d'entre eux sont membres du premier parlement allemand librement élu, le Parlement de Francfort de 1848. Pendant la fin du XIXe siècle, il règne à l'université un esprit très libéral et large d'esprit, stimulé par un cercle de professeurs autour de Max Weber et d' Ernst Troeltsch.

Bâtiment de briques rouges.
La Samariterhaus ou Czernyklinikconstruit de 1905 à 1906, un bâtiment de l'ancienne clinique de Bergheim [N 4], [34].

Du point de vue académique, l'université de Heidelberg est alors particulièrement connue pour son école de droit réputée au niveau national [35].

En 1859, Robert Bunsen et Gustav Kirchhoff inventent la spectroscopie, ce qui leur permet de découvrir en 1860 le césium et le rubidium [36] et c'est également dans leur laboratoire qu'est inventé le bec Bunsen [37].

La république de Weimar, le troisième reich et l'immédiate après-guerre (1919-1950)

La « nouvelle » université est inaugurée en 1931. Sa construction a été en grande partie financée à la suite d'une collecte de fonds aux États-Unis organisée par Jacob Gould Schurman, un ancien élève de l'université de Heidelberg et ambassadeur des États-Unis en Allemagne de 1925 à 1930 [38].

À partir de 1933, des raisons politiques et racistes sont invoquées pour exclure des étudiants et membres du personnel de l'université juifs, communistes, mariés à des juifs ou opposants au régime [39]. L'université perd ainsi un tiers des membres de son corps professoral. La plupart des enseignants expulsés s'exilent, parmi ceux qui restent en Allemagne, deux professeurs meurent en déportation [40].

Le 17 mai 1933, les membres de l'université et les étudiants participent à un autodafé sur Universitätsplatz (Place de l'Université) [41]. L'inscription au-dessus de l'entrée principale de la nouvelle université est changée : « L'esprit vivant » devient « L'esprit allemand » [42]. L'université participe à l' eugénisme nazi : des stérilisations contraintes sont effectuées à la clinique des femmes et la clinique psychiatrique alors dirigée par Carl Schneider est impliquée dans le Programme Aktion T4 d' euthanasie [43], [44].

L'entrée d'un bâtiment blanc devant laquelle discutent des étudiants. Au premier plan, des vélos.
L'entrée de la nouvelle université, surmonté du texte « L'esprit vivant » et d'une sculpture de Pallas-Athénée, juin 1998.

Les troupes américaines entrent dans Heidelberg le 1er avril 1945 et ferment l'université [45]. Le lendemain, les membres du Counter Intelligence Corps (CIC) commencent à étudier les activités nazies de l'université [45]. En parallèle, ils contribuent à mettre en place le « Comité des treize » visant à la réouverture de l'université [45]. Ce groupe de professeurs parmi lesquels figurent l'économiste antinazi Alfred Weber et le philosophe Karl Jaspers prépare une nouvelle constitution pour l'université [45]. Les nouveaux statuts donnent à l'université l'obligation de servir « L'esprit vivant de la Vérité, de la Justice et de l'Humanité » [46]. L'université rouvre ses portes progressivement : la faculté de médecine entame la marche le 1er novembre 1945, puis vient la faculté de théologie en décembre et enfin la réouverture complète a lieu le 15 janvier 1946 [47].

Les Studentenverbindung (sociétés d'étudiants) sont interdites par les autorités américaines [48]. Ces fraternités duellistes ne font pas non plus partie des plans du Comité des treize qui cherche d'autres solutions pour intégrer les étudiants dans une université démocratique [49]. Inspiré par les colleges anglais d' Oxford et de Cambridge, le professeur Karl Heinrich Bauer qui devient le premier recteur d'après-guerre, propose la création du Collegium Academicum [49].

L'université de masse

Pendant les années 60 et les années 70, le nombre d'étudiants à l'université s'est considérablement développé, passant de 5 200 en 1954 à 10 900 en 1962 pour atteindre 21 000 étudiants en 1979 [50]. La Ruperto Carola se transforme alors en « université de masse », ce qui rend nécessaire une réforme des structures [50]. À cette fin, l'université reçoit des dotations supplémentaires pour se réorganiser et l'État du Bade-Wurtemberg promulgue une loi le 1er avril 1968 qui institue des principes démocratiques au sein de l'université [51]. L'université de Heidelberg doit donc se doter de nouveaux statuts ; ceux-ci font d'une part passer le nombre de facultés de cinq à seize et d'autre part créent une assemblée statutaire (Grundordnungsversammlung) au sein de laquelle les catégories de membres de l'université sont représentées proportionnellement [52]. Cette nouvelle structure ne fonctionne pas comme prévu et conduit à une politisation de l'université [53].

Au cours de 1967, en raison de la présence du quartier général des forces américaines, Heidelberg devient une des scènes principales des protestations d'étudiants de gauche en Allemagne, après Berlin et Francfort [54]. Le 29 mai 1968, le parlement des étudiants (AStA) est suspendu par le recteur [54].

Le Collegium Academicum, devenu un symbole des mouvements étudiants, est dissous en 1975 et les bâtiments de la Alte Kaserne (vieille caserne) sont rénovés et transformés en bâtiments administratifs [55]. À la périphérie de la ville, dans la région de Neuenheimer Feld, un grand campus pour la médecine et les sciences expérimentales est construit [46].

En 2009, environ 28 266 étudiants sont inscrits à l'université de Heidelberg [1]. Le corps enseignant compte 4 824 membres à plein temps, dont 406 professeurs d'université [1]. En 2007, l'université a été sélectionnée dans le cadre de l' initiative d'excellence allemande conduite par le ministère fédéral de l'éducation et de la recherche et de la Deutsche Forschungsgemeinschaft pour améliorer le système universitaire du pays en établissant un petit réseau d'universités particulièrement bien établies [56].

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