Union pour la démocratie française

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Union pour la démocratie française
Image illustrative de l'article Union pour la démocratie française
Logo officiel.
Présentation
Dernier président François Bayrou
Fondation
Disparition
Fusionné dans MoDem
Positionnement Centre droit [1], [2], [3]
Idéologie Centrisme
Libéralisme [4]
Démocratie chrétienne [5], [6], [7]
Affiliation européenne Parti populaire européen (1978-2004) [8]
Parti démocrate européen (2004-2007)
Couleurs orange
Site web www.udf.org

L’Union pour la démocratie française (UDF) était une fédération de partis politiques français de centre droit et de droite non gaulliste, d'inspiration démocrate-chrétienne, libérale et laïque. Fondée en 1978 en soutien au président Valéry Giscard d'Estaing, l'UDF s'est dissoute dans le Mouvement démocrate le 30 novembre 2007.

Histoire

Historique des mouvements centristes et libéraux

Démocrates-chrétiens
Libéraux
depuis 1949 
Giscardiens
1995- 2002 
Sociaux-démocrates, Radicaux
unification
  • 1995- 1998 : Force démocrate (regroupe CDS et PSD)
  • 1998- 2007 : Nouvelle UDF (Regroupe FD, adhérents directs, PRIL, le PPDF et le parti radical restant autonomes en son sein, et rejoignent l'UMP en 2002)

Origines

L'UDF est fondée le par Michel Poniatowski sur l'idée de Jean Lecanuet et de Jean-Jacques Servan-Schreiber pour aider le président Valéry Giscard d'Estaing à disposer d'un parti le soutenant en vue des élections législatives de 1978, qui s'annoncent difficiles pour la droite. Pour le journaliste Laurent de Boissieu, l'objectif de l'UDF à sa création est de « faire pièce au RPR chiraquien, lancé en 1976 » [9]. Une liste de candidats pouvant se revendiquer de l'appartenance à l'Union pour la démocratie française est publiée le , sans toutefois qu'un nouveau parti soit créé. Le nom de l'UDF provient du titre du livre de VGE, Démocratie française, vendu à plusieurs centaines de milliers d'exemplaires.

Elle réunit six composantes, du centre et de la droite non- gaulliste, qui demeurent chacune des partis politiques indépendants :

Le , l'UDF se dote d'une structure provisoire : Michel Pinton (Parti républicain) en devient délégué général et un comité exécutif et un conseil national, composés de personnalités issues des différentes mouvances, sont créés.

Selon les termes de Laurent de Boissieu, l'UDF regroupe « des familles idéologiques que beaucoup d'éléments opposent. Certaines pouvant par ailleurs être placées à la gauche du RPR, et d'autres à la droite du RPR » [9].

Le centrisme

L'UDF connaît le succès dès les législatives de mars 1978, avec 21,37 % des voix et 123 sièges. Elle permet au 3e gouvernement Raymond Barre d'avoir une majorité à l'Assemblée Nationale, le RPR étant le partenaire obligé de cette coalition. Les élections européennes de juin 1979 sont un nouveau succès pour l'UDF qui arrive en tête avec 27,61 % des voix devant le PS, le PC et le RPR.

L'UDF passe dans l'opposition en mai 1981, à la suite de la défaite de Valéry Giscard d'Estaing, battu par François Mitterrand, lors de l' élection présidentielle, et de la défaite aux législatives de juin 1981, où elle obtient 19,17 % des voix. Dirigée par Jean Lecanuet (jusqu'en 1988), elle apparaît surtout comme un « syndicat » d'élus locaux et de notables, dès les cantonales de mars 1982 où la coalition UDF-RPR-divers droite dépasse de nouveau la coalition PS-PC-MRG.

En février 1982, Olivier Stirn, cadre de l'UDF, estime que celle-ci « doit éclater en ses deux tendances naturelles —  libérale et sociale-démocrate — pour que chacune établisse, selon ses convictions propres, sa conception de la société » [9].

L'engagement européen reste une valeur fédératrice forte. Simone Veil dirige ainsi aux européennes de juin 1984 une liste UDF-RPR qui obtient 43,01 % des voix et 41 sièges sur 81. Sur le plan national, et faute sans doute d'un dirigeant d'envergure malgré le retour progressif à la vie politique de Valéry Giscard d'Estaing qui en prend la présidence en 1986 (jusqu'en 1996), l'UDF laisse au RPR et à Jacques Chirac la direction de la coalition de droite et de centre droit aux législatives de mars 1986, où le scrutin proportionnel départemental impose un certain nombre de listes d'union. Avec à l'Assemblée nationale 114 sièges et 17 apparentés, l'UDF est alors le partenaire minoritaire du 2e gouvernement Chirac auquel participent notamment André Giraud, François Léotard, Alain Madelin, Pierre Méhaignerie ou René Monory.

Lors de l' élection présidentielle de 1988, Raymond Barre, candidat officiel de l'UDF obtient un score de 16,54 % des voix, derrière François Mitterrand et Jacques Chirac. Réélu au second tour, François Mitterrand, privé d'une majorité socialiste absolue lors des législatives de juin 1988, mène une politique d'« ouverture » qui permet au gouvernement Rocard, puis aux gouvernements Édith Cresson et Pierre Bérégovoy d'obtenir le soutien ponctuel d'un groupe centriste spécifique à l' Assemblée nationale ( Union du centre) et la participation de plusieurs membres historiques de l'UDF, notamment Jean-Pierre Soisson. PS et centristes de la « majorité présidentielle » sont également alliés lors des élections cantonales et régionales de mars 1992, le plus souvent face à des listes d'union RPR-UDF qui globalement remportent le scrutin [10].

L'UDF est l'alliée du RPR aux élections législatives de 1993, au sein de l' Union pour la France, et participe aux gouvernements Édouard Balladur puis Alain Juppé. En 1995, l'ancien Premier ministre Raymond Barre devient maire et président de la communauté urbaine de la deuxième agglomération de France, Lyon.

L'UDF commence à se désagréger avec la perte d'influence de son fondateur qui ne réussit plus à surmonter les divergences des courants de pensée au sein du mouvement. Il n'y eut d'ailleurs pas d'UDF candidat aux présidentielles de 1988 et 1995 : Raymond Barre, candidat en 1988, n'est qu'apparenté, et l'UDF -comme d'ailleurs le RPR- se déchire en 1995 entre partisans d' Édouard Balladur (CDS et une partie du PR) et de Jacques Chirac (comme Alain Madelin, Charles Millon, et l'ensemble du PPDF derrière Hervé de Charette).

Les élections régionales de 1998 entraînent une scission. Alors que plusieurs présidents de région avaient été élus avec les voix de l'extrême droite, François Bayrou, alors président de Force Démocrate et Alain Madelin, président de Démocratie libérale, se divisent sur la condamnation de ces accords. La position de François Bayrou, qui s'oppose aux alliances avec le Front national (FN), l'emporte finalement, et Démocratie libérale choisit de quitter l'UDF quelques semaines plus tard. Quelques dissidents de DL comme Gilles de Robien et François Léotard décident de rester à l'UDF, au sein d'un Pôle républicain indépendant et libéral (PRIL).

La « Nouvelle UDF »

Élu président de l'UDF la même année, François Bayrou décida d'unifier les différentes composantes de l'UDF pour créer un nouveau parti, marqué au centre. En novembre 1998, au Congrès fondateur de Lille, les adhérents approuvèrent le principe de la fusion entre FD, le PRIL et l'UDF-AD, tandis que le Parti radical (PR) et le PPDF conservaient leur autonomie : la Nouvelle UDF était née.

Rapidement, François Bayrou affirma sa volonté de prendre ses distances vis-à-vis du RPR, menant lui-même une liste UDF aux élections européennes, face à la liste RPR-DL. Mais cette stratégie suscita des oppositions au sein des élus UDF qui furent nombreux à choisir, lors de l'élection présidentielle de 2002, de soutenir Jacques Chirac plutôt que François Bayrou. Malgré son relatif succès, François Bayrou, arrivé en quatrième position avec 7 % des voix, ne put s'opposer à la création de l' UMP, lancée par Jacques Chirac et Alain Juppé dès le lendemain du dimanche 21 avril 2002 pour unifier les partis de la droite et du centre.

Une grande partie des élus UDF quittèrent le mouvement pour rejoindre l'UMP. Toutefois, aux élections législatives de 2002, l'UDF parvint, avec 29 députés, à conserver un groupe politique à l'Assemblée Nationale. Cette tribune lui permit d'affirmer sa différence en s'opposant à plusieurs reprises au gouvernement de Jean-Pierre Raffarin.

En 2003, après une campagne électorale dirigée par Benjamin Ferniot, directeur de cabinet de François Bayrou, Christian Blanc, apparenté radical de gauche, ancien PDG d' Air France puis de la RATP, étant présenté par Anne-Marie Idrac, députée UDF sortante, remporta au premier tour le siège de député de la troisième circonscription des Yvelines.

L'UDF retrouva un niveau de 12 % des suffrages exprimés au premier tour des élections régionales de 2004 et aux élections européennes de juin 2004. Ce succès est en partie dû à l'alternative qu'elle propose aux électeurs de droite et du centre mécontents de la politique du gouvernement, notamment sur les questions sociales ; en partie à son engagement européen, qui lui permet de séduire au-delà de sa sphère d'influence traditionnelle. Lors des élections régionales 2004 le président de l'UDF François Bayrou, tête de liste UDF dans la région Aquitaine, a décidé, au second tour des élections régionales de 2004, de se désister, en faveur du candidat UMP Xavier Darcos. Au cours de ce scrutin, aucun candidat de l'UDF ne s'est désisté au second tour au profit d'un candidat du Parti socialiste.

Après les élections européennes, l'UDF a quitté le Parti populaire européen (historiquement le parti des Démocrates-chrétiens, mais désormais élargi à toutes les formations de droite), prenant pour prétexte l'euroscepticisme croissant du parti, pour fonder avec le centre gauche italien de La Marguerite un nouveau parti pro-européen, le Parti démocrate européen qui forme avec les libéraux le groupe de l' Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe (ADLE-ALDE) au Parlement européen.

Le 8 juin 2005, pour la première fois depuis 2002, l'UDF a refusé de voter la confiance au premier gouvernement Dominique de Villepin, à la suite du discours de politique générale que ce dernier a prononcé devant l'Assemblée nationale. La moitié du groupe des députés UDF a ensuite voté contre le projet de budget 2006 présenté par ce gouvernement ; les sénateurs Union centriste se sont abstenus.

L'« UDF libre et indépendante »

Les 28 et 29 janvier 2006, lors du Congrès extraordinaire de Lyon, les adhérents de l'UDF (91,1 % des votants) ont apporté leur soutien à la motion unique de François Bayrou définissant l'UDF comme un « parti libre et indépendant », au centre, séparé des majorités et opposition de droite comme de gauche et garant d'une démocratie pluraliste. Les partisans d'une alliance pré-électorale avec l' UMP, menés par le ministre Gilles de Robien sont marginalisés au sein du parti. Gilles de Robien avait été suspendu de ses fonctions exécutives au sein du parti à la suite de son entrée au gouvernement Villepin, contraire à la décision de non-participation de l'UDF.

Tout en soutenant la ligne défendue par François Bayrou, un certain nombre d'élus locaux de l'UDF et de parlementaires avaient exprimé leurs réserves quant à son application trop radicale. Ils mettaient en avant que l'UDF participait à de nombreux exécutifs de collectivités territoriales (communes, départements, région) aux côtés de l'UMP, ce qui la place toujours comme un allié naturel de la droite. Il est d'ailleurs à noter qu'il existe une collectivité territoriale de taille importante qui est cogérée par l'UDF et un parti de gauche, le Grand Lyon, géré par une coalition PS-Verts-PCF-UDF. Mais il en existe d'autres, à des échelons plus locaux, à Nice notamment.

Les députés UDF n'ont voté ni la confiance au gouvernement Villepin, ni la motion de censure déposée contre ce Gouvernement Villepin le 21 février 2006 par les députés socialistes.

Le 16 mai 2006, dans le cadre de l' affaire Clearstream 2, François Bayrou et dix autres députés UDF votent la motion de censure déposée par l'opposition ( Parti socialiste) contre le gouvernement Villepin. C'est la première fois depuis la création du parti en 1978 qu'un dirigeant centriste se rallie à un texte de cette nature. Toutefois, la position de François Bayrou est restée relativement minoritaire au sein du groupe parlementaire de l'UDF qui comptait alors 29 membres (dont les apparentés).

En réaction, Gilles de Robien, seul ministre UDF du gouvernement Villepin, a lancé, le 21 mai, le cercle Société en mouvement, favorable à l'appartenance de l'UDF à la majorité, et qui est restée sans lendemain, à défaut d'être soutenue par la dominante sarkozyste de l'UMP.

Le 10 juin, depuis Issy-les-Moulineaux, fief de l'UDF historique André Santini, Bayrou lance son appel à une « révolution civique », en présence de Gilles de Robien, venu reconnaître « la légitimité de François Bayrou en tant que président de l'UDF candidat à l'élection présidentielle ». Celui-ci est néanmoins chahuté par une très grande partie des conseillers nationaux UDF présents et quittera l'assemblée au motif d'un agenda chargé.

Le 22 avril 2007, François Bayrou arrive en troisième position à l'élection présidentielle avec un score de 18,57 % , derrière Nicolas Sarkozy ( UMP avec 31,18 % des voix) et Ségolène Royal ( PS avec 25,87 % des voix).

Sévèrement attaqué par l'UMP pour avoir accepté de participer à un débat télévisuel proposé par la candidate au second tour Ségolène Royal et relevant que de son côté le candidat Nicolas Sarkozy refuse comme « non légitime » tout débat officiel et démocratique avec lui, François Bayrou ne donne pas de consigne et indique à titre personnel « ne pas vouloir voter pour Nicolas Sarkozy ». En décembre 2010, il confiera avoir voté blanc [11].

En opposition à cette position, 24 députés UDF ayant pour la plupart appelé à voter pour Nicolas Sarkozy au second tour – et également soucieux d'être réélus aux législatives de juin 2007 sans désorienter leur électorat habituel de centre droit et avec le soutien de l'UMP – publient le 8 mai 2007 dans Le Figaro une tribune intitulée « Pour un centre libre dans la majorité présidentielle » [12]. Ils y déclarent entrer en dissidence avec les positions de François Bayrou et appellent pour la plupart (MM. Albertini et de Courson reviendront sur cet appel) à la constitution d'un nouveau parti politique de centre droit, partenaire de l'UMP, ce qui sera fait avec la fondation du Nouveau Centre.

En réponse, lors du conseil national UDF du 10 mai suivant, les 1 500 conseillers nationaux UDF présents décident à l'unanimité moins 4 voix d'appeler la constitution d'un nouveau parti politique dénommé Mouvement démocrate et que l'UDF présentera des candidats aux législatives sous la bannière UDF - MOUVEMENT DÉMOCRATE.

La liste des candidats du MoDem, arrêtée le 20 mai 2007, comporte 535 candidats à la députation sur 577 circonscriptions, plus que le Parti socialiste et le record dans l'histoire de l'UDF.

L'UDF sur le plan international

Le Parti démocrate européen, de tendance réformiste et centriste, est un parti politique européen créé le 16 avril 2004 par le Français François Bayrou et l'Italien Francesco Rutelli qui sont ses deux premiers coprésidents, Romano Prodi en étant le président d'honneur. Le chef de l'UDF a créé dans la foulée, fin février 2006 avec la New Democrat Coalition américaine, composante parlementaire du Parti démocrate, une « internationale », ou plutôt une Alliance mondiale des démocrates. En Italie, un important Parti démocrate, réunissant la gauche ex-communiste et le centre gauche chrétien, a vu le jour dans un congrès convoqué en octobre 2006.

La marque UDF

Selon le journaliste Laurent de Boissieu [13], la marque UDF aurait été déposée plusieurs fois auprès de Institut national de la propriété industrielle (INPI). En effet, lors du dépôt d'une marque, l'INPI rappelle les exigences de droit antérieur [14] mais ne les contrôle pas lui-même. Hervé de Charette, ancien membre de l'UDF ayant rejoint l'UMP en 2002, aurait déposé le 8 mars 2004 la marque « Union pour la démocratie française UDF » au nom de la Fédération nationale des Clubs Perspectives et Réalités, elle-même ayant été renommée le 1er juillet 1995 Parti populaire pour la démocratie française, puis en 2002 « Convention démocrate » lors de son adhésion à l' UMP. La personne morale UDF aurait ensuite déposé, entre 2006 et 2008, les marques suivantes : « Nouvelle UDF », « UDF », « Union pour la Démocratie française », « Parti démocrate - UDF », « UDF LE PARTI LIBRE ».

En avril 2007, Hervé de Charette revendique la propriété de la marque UDF au titre de l'antériorité. La direction de l'UDF - intégrée au MoDem - annonce de son côté vouloir « engager des poursuites judiciaires contre ceux qui avaient frauduleusement déposé le nom de l'UDF et sans en avoir ni droit ni qualité pour procéder à un tel dépôt », invoquant l'intention de nuire du déposant. En décembre 2009, Hervé Morin annonce pour le Nouveau Centre son intention de vouloir utiliser le sigle UDF. L'association UDF menace alors le Nouveau Centre de poursuites judiciaires [15]. En décembre 2010, Hervé Morin indique sa décision de « ne pas se lancer dans un combat inutile », « compte tenu de la complexité juridique du droit des marques » [16].

L'UDF, parti fondateur du Mouvement démocrate (MoDem)

Article détaillé : Mouvement démocrate (France).

Le 25 avril 2007, Le président de l'UDF François Bayrou annonce la création d'un nouveau parti, le Mouvement démocrate (MoDem) regroupant les formations politiques et les militants souhaitant la constitution d'une force politique centriste indépendante de la droite et de la gauche. Ce parti est créé le 7 mai 2007. Les membres fondateurs du Mouvement démocrate sont : François Bayrou, Marielle de Sarnez, Michel Mercier et Jacqueline Gourault. Le Mouvement démocrate est dans ses statuts un mouvement politique unitaire.

François Bayrou propose au vote, lors du conseil national le 10 mai 2007, le principe de la création du Mouvement démocrate. L'UDF est devenue, lors de son dernier congrès, le à Villepinte, membre fondateur du Mouvement démocrate, dont les statuts, déposés en préfecture le 9 mai 2007, sont très proches de ceux de l'UDF et ne permettent pas l'appartenance à deux partis politiques. Le siège de l'UDF (133bis, rue de l'Université, à Paris) est devenu le siège du MoDem.

Formellement et selon le droit des associations [17], l'existence juridique de l'UDF subsiste pour une période transitoire de trois ans. L'UDF délègue aux instances du Mouvement démocrate la « responsabilité de l'action et de l'expression communes », les autres instances nationales et locales de l'UDF devant « s'intégrer aux instances correspondantes du Mouvement démocrate ». Pendant cette période transitoire, « les intérêts juridiques, matériels et moraux » de l'UDF doivent être « garantis et administrés par un bureau de vingt à trente membres désignés par le Congrès, sur proposition du président dont le mandat est prorogé ».

Selon certains médias et observateurs situés plus à droite, ce montage juridique — dont l'un des objets est sans conteste de garantir provisoirement la continuité des financements publics — marque la « mort de l'UDF » [18].

Afin de marquer immédiatement son existence politique, le Mouvement démocrate présente des candidats aux élections législatives de juin 2007 sous l'étiquette « UDF-Mouvement démocrate », le financement de ces candidats étant assuré par l'UDF [réf. nécessaire]. Cette dénomination « UDF-Mouvement démocrate » n'est pas reprise lors des élections suivantes: municipales de mars 2008 (sauf en de rares exceptions), européennes de juin 2009 (« Démocrates pour l'Europe » [19]) et régionales de mars 2010 (« Centre-MoDem » [20]).

Nouveau Centre, Alliance centriste et autres députés UDF opposés à la création du MoDem

Articles détaillés : Nouveau Centre et Alliance centriste.

En mai 2007, une large majorité (23 sur 29 en prenant en compte les apparentés) des députés de l'UDF n'ont pas suivi François Bayrou dans son intention de création du Mouvement démocrate (MoDem), reprenant la ligne défendue par Gilles de Robien d'une alliance des centristes dans la majorité présidentielle, qui maintiendrait l'UDF au centre droit. Cette position a été notamment défendue par des personnalités comme Hervé Morin, président sortant du groupe UDF à l'Assemblée nationale, Maurice Leroy, vice-président de l'UDF. D'autre part, Jean-Louis Bourlanges, député européen exprimait des réserves sur la stratégie.

La plus grande partie du groupe des députés UDF sortants, en désaccord avec la ligne politique de François Bayrou, a pris l'initiative de fonder le Nouveau Centre, en présentant des candidats sous cette étiquette aux élections législatives de 2007.

Une autre partie des cadres et militants ont créé l' Alliance centriste ou encore Avenir démocrate, tandis que d'autres ont rejoint le Forum des républicains sociaux, parti associé à l' UMP, ou sont devenus « centristes sans étiquette ».

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