Union démocratique du centre

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Union démocratique du centre
(de) Schweizerische Volkspartei
(it) Unione democratica di centro
(rm) Partida Populara Svizra
image illustrative de l’article Union démocratique du centre
Logotype officiel.
Présentation
PrésidentAlbert Rösti
Fondation
Fusion deParti des paysans, artisans et indépendants et Parti démocratique suisse
Siège18, Brückfeldstrasse
CH-3001 Berne
Organisation de jeunesseJeunesse UDC
Organisation LGBTUDC Gay[1]
Slogan« Qualité suisse, le parti de la classe moyenne »
PositionnementDroite[2] à extrême droite[3],[4],[5],[6]
IdéologieNationalisme[7]
National-conservatisme[2]
Libéralisme économique[2],[8]
Populisme de droite[9],[10]
Agrarisme[11],[12]
Euroscepticisme[13]
Opposition à l'immigration[14]
Isolationnisme[15]
Affiliation européenneaucune
Affiliation internationaleaucune
Adhérents90 000 (2015)[16]
Couleursvert
Site webudc.ch
Présidents de groupe
Conseillers fédérauxUeli Maurer
Guy Parmelin
Représentation
Conseillers nationaux[17]
64 / 200
Conseillers aux États[18]
5 / 46
Législatifs cantonaux[19]
589 / 2 609
Exécutifs cantonaux[20]
23 / 154
Législatifs communaux
824 / 5 403
Exécutifs communaux[21]
151 / 1 146

L'Union démocratique du centre (en italien : Unione Democratica di Centro, UDC, en allemand : Schweizerische Volkspartei, SVP et en romanche : Partida Populara Svizra, PPS[22]) est un parti politique suisse conservateur et nationaliste, classé de la droite à l'extrême droite.

Il se positionne comme le plus à droite de tous les partis représentés au gouvernement. Il est le parti le plus représenté au Conseil national, avec un peu plus du quart des sièges, et dispose également de six conseillers aux États sur quarante-six. Il possède un conseiller fédéral de 1971 à 2003 puis deux élus jusqu'en 2008, lorsque Eveline Widmer-Schlumpf[Note 1] et Samuel Schmid[Note 2] sont exclus dans le premier cas ou fassent sécession dans le second cas. Le , Ueli Maurer est élu pour remplacer Samuel Schmid, donnant ainsi à l'UDC à nouveau un siège au Conseil fédéral. Le , le Vaudois Guy Parmelin est élu à la place de la PBD Eveline Widmer-Schlumpf et entre en fonction le . L'UDC occupe dès lors deux sièges au Gouvernement.

Le parti est présidé par Albert Rösti, qui succède maintenant à Toni Brunner qui a annoncé sa démission le .

Courant 2008, l'aile modérée de plusieurs sections cantonales de l'UDC ont lancé un processus de scission vis-à-vis du parti suisse, les sections grisonne et bernoise ayant franchi le pas en en vue de fonder le Parti bourgeois-démocratique (PBD) ou Bürgerlich-Demokratische Partei Schweiz.

Histoire

L'Union démocratique du centre est née le à la suite de la fusion entre trois partis : d'une part, le Parti des paysans, artisans et bourgeois (PAB), qui fut fondé à Zurich en 1917 sous le nom de Parti des paysans, obtint un élu en 1929 et fut renommé PAB en 1937 lors de la constitution d'un parti suisse à partir des sections de Zurich et de Berne ; et d'autre part, deux partis de Suisse alémanique (basés à Glaris et aux Grisons). Du fait de cette filiation, l'UDC est toujours appelée « parti agrarien ». En Suisse romande, le parti s'appelait Parti des paysans, artisans et indépendants (PAI)[23].

L'UDC s'est renforcée au début des années 1990 sous l'impulsion de Christoph Blocher qui affirme vouloir en faire une « force réactive ». Sa victoire en 1992 dans le référendum contre l'adhésion de la Suisse à l'Espace économique européen, au taux de participation exceptionnellement élevé, a marqué la politique suisse.

L'UDC se développe depuis au détriment des partis de droite comme le Parti radical-démocratique (PRD), la plus ancienne formation politique de la Suisse moderne, et du Parti démocrate-chrétien (PDC)[24]. Le parti a obtenu 11,1 % des voix en 1991, 15 % en 1995 et 22,5 % en 1999. Jusqu'au début des années 2000, l'UDC s'est développée presque uniquement dans les cantons alémaniques alors que l'aile paysanne existante dans les cantons romands restait stable. Mais il a fortement progressé en Suisse romande lors des élections fédérales de 2003. À la suite de celles-ci, le , son chef Christoph Blocher est élu au Conseil fédéral au détriment de Ruth Metzler-Arnold du PDC, un parti de centre droit. En imposant Blocher contre la candidate officielle du PDC, l'UDC bouleverse la « formule magique » de mise depuis 1959, c'est-à-dire la règle mathématique régissant la composition du Conseil fédéral avec une logique proportionnelle. Toutefois, cette règle aurait pu être appliqué dès les élections législatives de 1999, année où l'UDC est devenue la première force politique suisse tout en ne disposant au Conseil fédéral que d'un seul siège, alors que le PDC, relégué à la quatrième place, y détenait deux sièges. Blocher prend la tête du Département fédéral de Justice et Police jusqu'au jusqu'à la fin de son mandat. Durant cette période, l'UDC dispose de deux conseillers fédéraux avec Blocher et Samuel Schmid élu en 2000.

Les élections fédérales d'octobre 2007 voient le parti faire le choix d'une personnalisation de la campagne autour de son conseiller fédéral controversé. Le parti gagne 7 sièges au Conseil national (où il détient alors 62 sièges sur 200), avec 29 % des voix, un résultat jamais atteint par un parti depuis celui des radicaux des années 1920. Il en perd cependant un au Conseil des États. À l'issue de ces élections, Ueli Maurer, alors président du parti et l'un des représentants de la tendance zurichoise (lui-même étant Zurichois), manque son entrée au Conseil des États ; il conservera toutefois facilement son siège au Conseil national[25]. Lors de l'élection du Conseil fédéral, survenue le , l'UDC grisonne Eveline Widmer-Schlumpf, qui n'était pas officiellement candidate pour ce poste, est élue en lieu et place de Christoph Blocher grâce à une alliance entre le Parti socialiste, des Verts et du PDC[26]. Le lendemain, Widmer-Schlumpf confirme qu'elle accepte d'intégrer le Conseil fédéral[27]. Le parti annonce le jour même qu'il entre alors dans une stratégie d'opposition au niveau fédéral[28] même si celle-ci ne fait pas l'unanimité dans ses rangs[29]. C'est pourquoi le groupe parlementaire UDC décide d'exclure la section grisonne après que celle-ci a confirmé son soutien à son ancienne conseillère d'État ; Samuel Schmid était déjà exclu pour sa part de toutes les commissions du parti depuis sa propre élection[réf. nécessaire].

Par la suite, deux partis sont créés aux Grisons : le Bürgerliche Partei Schweiz, formé le en tant que première section de ce qui devrait devenir le Parti bourgeois-démocratique (Bürgerlich-Demokratische Partei Schweiz) et auquel Widmer-Schlumpf se rallie[30], et la nouvelle section de l'UDC grisonne soutenant la ligne du parti national. Le , un autre parti dissident de l'UDC est créé dans le canton de Berne : le Bürgerlich-Demokratische Partei Bern auquel Samuel Schmid annonce se rallier[31]. L'UDC se retrouve ainsi privé de facto de ses deux sièges au Conseil fédéral jusqu'à l'élection, le , d'Ueli Maurer en remplacement de Samuel Schmid.

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