Transpole

Transpole
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Création1989 TCC
1994 Transpole
Dates clés1909 Tramway
1933 Premiers Bus
1983 Ligne 1 du Métro

1989 Création de la TCC.
1989 Ligne 2 du Métro.
1994 Création de Transpole.
2008 Lianes
2011 V'Lille

Forme juridiqueSociété anonyme
Slogan« Vous allez aimer être libre »
Siège socialMarcq-en-Barœul
Drapeau de France France
DirectionGilles Fargier (Directeur général)
ActionnairesKeolisVoir et modifier les données sur Wikidata
ActivitéTransports urbains
ProduitsMétro de Lille Métropole
Tramway de Lille Métropole
Autobus de Lille Métropole
Lianes de Lille Métropole
V'Lille
Société mèreKeolis
Effectif2 400 personnes
Site webwww.transpole.fr

Transpole (TCC jusque 1994) est une société anonyme créée en 1989 de la fusion des deux entreprises de transport en commun de l'agglomération lilloise. Elle a pour objectif l'exploitation du réseau de transport en commun de voyageurs sur le territoire de Lille Métropole Communauté urbaine.

Transpole exploite les deux lignes de métro, les deux lignes de tramway, les lignes de bus dont les cinq lignes Lianes et les vélos en libre service pour le compte de la Métropole européenne de Lille (MEL). L'entreprise loue également des vélos, des vélos électriques et des vélos pliants. L'entreprise est contrôlée par le groupe Keolis qui gère le réseau lillois dans le cadre d'une concession de service public (CSP).

Histoire

Le réseau de transport en commun de la métropole lilloise ne fut unifié que récemment (1989 avec la création de la TCC), plusieurs réseaux de plusieurs compagnies se partageaient le territoire métropolitain.

Évolutions des réseaux métropolitains lillois entre 1874 et 2014

Les réseaux de tramway

Tramways hippomobiles de la compagnie TDN, Place de la Gare à Lille.

Le premier réseau de transport en commun de Lille est un réseau de tramway hippomobile. L'idée de ce réseau est de Charles Marsillons qui présente son projet à la ville en 1872 avec le soutien financier du banquier belge Simon Philippart. Ce dernier obtient de la mairie une concession pour exploiter ce nouveau réseau[1] « à ses risques et périls ». En 1874, la Compagnie des tramways du département du Nord (TDN) voit le jour[2].

Trois ans plus tard, en 1877, les villes de Roubaix et Tourcoing se dotent elles aussi d'un tramway : les Tramways de Roubaix et Tourcoing (TRT), le TRT deviendra la Compagnie des Tramways de Roubaix et de Tourcoing en 1894.

Malgré une situation difficile, ces deux entreprises se développent. En 1877 la TDN se voit concéder des lignes suburbaines et entre directement en concurrence avec le TRT en 1880 avec la création de la ligne Lille-Roubaix.

Tramways de la compagnie TELB, Place de la Gare à Lille en 1923.
Une rame de l'ELRT, sur le Grand Boulevard au Croisé Laroche.

L'arrivée de l'électricité dans les transports va bouleverser les réseaux existant non seulement d'un point de vue purement technologique mais aussi économique : la TDN se transforme pour devenir la Compagnie des tramways électriques de Lille et sa banlieue (TELB) en 1901, et en 1905, un nouvel acteur Alfred Mongy fonde L'Électrique Lille Roubaix Tourcoing (ELRT) qui est l'ancêtre direct de Transpole. L'ELRT ouvre ses premières lignes en 1909 avec le percement du Grand Boulevard. Il sera très largement plébiscité par la population, car très rapide et confortable, il sera surnommé « Mongy » (du nom de son créateur), surnom encore utilisé aujourd'hui.

Le territoire de la métropole est alors composé de 3 réseaux pratiquant chacun sa propre politique tarifaire.

La fin des tramways

Au sortir de la Première Guerre mondiale, le réseau est largement endommagé mais remis en état et très largement utilisé par la population, à l'exception du TRT qui sera racheté par l' ELRT en 1922.

Mais ce regain d'intérêt pour le tramway va être de courte durée. L'arrivée des premiers bus en 1933 et la démocratisation de l'automobile va entraîner une baisse de la fréquentation. En 1955, la concession de la ville de Lille à la TELB qui arrive à expiration n'est pas renouvelée. Une nouvelle concession est accordée à la Compagnie générale industrielle de transports. La CGIT est un syndicat mixte, comprenant les communes desservies et la ville de Lille s'occupe de la gestion du réseau de l'ancienne TELB, mais progressivement la CGIT remplace les tramways par des bus. Après la fermeture de la dernière ligne en 1966, la CGIT n'exploite aucune ligne de tramway.

L'ELRT devient en 1968 la Société Nouvelle de l'Électrique Lille Roubaix Tourcoing (SNELRT), qui suit la même politique que la CGIT, en 1972 il ne reste plus que 2 lignes de tramway toujours en service aujourd'hui : Tramway de Lille - Roubaix - Tourcoing (lignes (R) et (T))

Vers un réseau unifié

En 1971 la construction du Métro est actée, la Communauté Urbaine de Lille sollicite la société belge Transexel, pour signer avec Matra un accord sur la construction et l'exploitation du VAL. Ensemble, elles créent la Comeli (Compagnie du métro de Lille) pour gérer le futur métro.

En 1977 Transexel (qui deviendra VIA-GTI puis Keolis) rachète la CGIT et la SNELRT et fait fusionner ces deux réseaux sous le nom de Cotrali (Compagnie des transports lillois) en 1982.

Le , Comeli (Compagnie du métro de Lille) qui gérait les lignes de métro de Lille et Cotrali (Compagnie des transports lillois) qui gérait le tramway et les transports de bus de Lille fusionnent sous le nom de TCC (Transports en Commun de la Communauté urbaine de Lille). Le , TCC change de nom et devient Transpole après étude de la LMCU[3]

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