Traites négrières

Figurine africaine, Venise (?) (XVIIe siècle), Budapest, musée hongrois des arts décoratifs.
Captifs sur le marché aux esclaves de Zanzibar, deuxième tiers XIXe

Les traites négrières, également appelées traite des Nègres ou traite des Noirs, sont des commerces d'esclaves dont ont été victimes, par millions, les populations de l'Afrique de l'Ouest, l'Afrique centrale et l'Afrique australe durant plusieurs siècles[1]. Pour qu'il y ait traite, il faut que les six éléments suivants soient combinés[2] :

  • les victimes étaient des Noirs ;
  • les traites supposaient des réseaux d’approvisionnement organisés et intégrés ;
  • les populations esclaves ne pouvaient se renouveler par la fécondité ;
  • le lieu de la capture et celui de la servitude étaient éloignés l’un de l’autre ;
  • la plupart du temps, la traite[3] correspond à un échange commercial entre producteurs et acheteurs ;
  • les entités politiques approuvaient ce commerce et en retiraient des bénéfices substantiels.

La traite doit être distinguée de l'esclavage qui « consiste à exercer sur une personne un quelconque ou l'ensemble des pouvoirs liés au droit de propriété »[4]. S'il ne peut y avoir de traite sans esclavage, l'inverse n'est pas vrai : ce fut par exemple le cas dans le Sud des États-Unis au XIXe siècle. La traite se différencie aussi de la notion contemporaine de trafic d'êtres humains.

Les traites négrières furent un phénomène historique de très grande ampleur en raison du nombre de victimes, des nombreuses méthodes d'asservissement et des multiples opérations de transports sur de longues distances.

On en distingue trois types : la traite orientale, dont la traite dite arabe est la composante principale, la traite occidentale et la traite intra-africaine.

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