Toile d'araignée

Une toile d'araignée.
Toile de Zygiella sp.

Une toile d'araignée est un des types de pièges en soie d'araignée que fabriquent les araignées pour capturer leurs proies. Si toutes les araignées fabriquent de la soie (affirmation cependant contestée par certains[1]), toutes ne tissent pas de toile. Ce fil de soie (non gluant chez certaines espèces comme la tégénaire des caves mais la plupart du temps gluant grâce à une colle biologique, les araignées ayant leurs pattes recouvertes de poils rigides et d'un revêtement antiadhésif[2]) est à la fois un support chimique (de phéromones déposées par le mâle, ou la femelle, ou les petits) et un vecteur vibratoire.

Une caractéristique propre à un groupe primitif d'araignées, les cribellates (en) (Dictynidae, Uloboridae, Filistatidae), est la présence de cribellum (en), une ou deux plaques percées de nombreux pores. Ces araignées fabriquent une soie cribellée et peignée par le calamistrum, rangée de poils sur le métatarse de la quatrième paire de patte ambulatoire. Ce cribellum correspond aux deux premières paires des filières antérieures des écribellates (Dysderidae, Agelenidae, Tetragnathidae), les cribellates tissant des toiles avec une soie cribellée mais sèche, alors que les toiles des non cribellates sont faites de fils ponctués de gouttelettes de glu.

On considère que l'usage initial de la soie était la fabrication du cocon pour protéger les œufs car les araignées considérées comme primitives ne tissent pas de toile. Au cours de l'évolution, la toile a servi à capturer des proies, de manière statique mais aussi dynamique. Des brins de soie de la toile sont en effet capables d'effectuer une flexion atteignant 2 mm vers tout insecte (voire du pollen ou des spores de champignons consommés par les araignées juvéniles) chargés d'électricité statique positive acquise par frottement avec l'air lui-même chargé positivement par ciel clair et vent faible[3] et/ou par un cocktail chimique produit par l'araignée[4].

Beaucoup d'araignées d’espèces fileuses femelles (genre Tegenaria notamment) laissent derrière elles un fil enduit de phéromone qui est presque systématiquement suivi par les mâles (chez les araignées vagabondes, des signaux visuels remplacent ces signaux hormonaux olfactifs)[5].

Le fil transmet aussi très bien les vibrations. Ils alertent ainsi l'araignée sur le fait qu'une proie est tombée dans son piège ou qu'un mâle s'approche. Les vibrations des proies et des araignées peuvent être différentes, si bien que le mâle effectuant sa parade nuptiale n'est pas confondu avec une proie. Des vibrations peu différenciées sont à l'origine de confusion possible, d'où le cannibalisme sexuel pratiqué par des femelles (exceptionnellement par des mâles)[6]. L'araignée peut aussi détecter la position d'une proie immobile en impulsant une vibration à la toile et en analysant l'écho de cette vibration en retour. Chaque espèce produit des signaux particuliers par vibration de l'abdomen ou par vibration produite par les pattes, à la manière d'un doigt qui fait sonner la corde d'une guitare[5].

Il existe une indépendance entre les actes successifs intervenant lors de la construction de la toile[7].

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