Thierry Mariani

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Thierry Mariani
Thierry Mariani, en 2011.
Thierry Mariani, en 2011.
Fonctions
Député des Français de l'Etranger
Élu dans la 11e circonscription

(5 ans)
Élection 17 juin 2012
Législature XIVe
Groupe politique UMP puis LR
Prédécesseur Circonscription créée
Successeur Anne Genetet
Secrétaire d'État puis Ministre
chargé des Transports

(1 an, 5 mois et 26 jours)
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon III
Prédécesseur Dominique Bussereau
Successeur Frédéric Cuvillier
Député de Vaucluse
Élu dans la 4e circonscription

(17 ans, 8 mois et 12 jours)
Élection 28 mars 1993
Législature Xe, XIe, XIIe et XIIIe
Prédécesseur Jean Gatel
Successeur Jacques Bompard
Conseiller régional de Provence-
Alpes-Côte d'Azur

(11 ans, 8 mois et 12 jours)
Élection 28 mars 2004
Président Michel Vauzelle

(1 an et 25 jours)
Élection 23 mars 1992
Président Jean-Claude Gaudin
Maire de Valréas

(6 ans, 2 mois et 30 jours)
Président Jean Duffard
Successeur Nadège Savajols
Conseiller général de Vaucluse
Élu dans le canton de Valréas

(12 ans, 5 mois et 13 jours)
Président Jean Duffard
Successeur Colette Jacquier
Biographie
Date de naissance (59 ans)
Lieu de naissance Orange ( France)
Nationalité Française
Parti politique RPR
UMP
Les Républicains
Diplômé de Institut libre d'étude des relations internationales

Thierry Mariani, né le à Orange ( Vaucluse), est un homme politique français. Il fut notamment député de Vaucluse puis des Français de l’étranger ainsi que Secrétaire d'État et Ministre des Transports de 2010 à 2012.

Biographie

Origines et études

Thierry Mariani a grandi à Valréas (Vaucluse), où ses parents, d'origine italienne, étaient artisans du bâtiment. Après des études au petit séminaire d' Avignon, il rejoint le lycée militaire d'Aix-en-Provence, puis achève son parcours universitaire à l' Institut libre d'étude des relations internationales (ILERI) de Paris, d'où il sort diplômé de droit international [1].

Ascension politique

Thierry Mariani s'engage en politique au sein du RPR dès 1976 derrière Jacques Chirac, année de fondation du mouvement gaulliste. Il exerça plusieurs mandats électifs locaux à Valréas (maire de 1989 à 2005). Durant cette période, il est également élu député pour la première fois en 1993, lors d' élections législatives marquées par une écrasante victoire de la droite sur la majorité sortante de gauche. Sa circonscription d'élection, la 4e de Vaucluse, englobe la commune d' Orange, où le Front national est à l'époque bien implanté. Thierry Mariani est réélu député en 1997, en devançant notamment Jacques Bompard, alors maire Front national d' Orange. Réélu en 2002 et 2007, il fait partie du groupe UMP.

Travail parlementaire

En mai 2001, il fait passer un amendement dans le projet de loi sur la sécurité quotidienne (LSQ), autorisant la police à saisir le matériel dans les free partys. En janvier 2002, il propose aux côtés de Michel Voisin, Lionnel Luca, Claude Goasguen et Élie Aboud [2], le vote d'une loi visant à établir la reconnaissance par la France des souffrances subies par les citoyens français d’Algérie, victimes de crimes contre l’humanité du fait de leur appartenance ethnique, religieuse ou politique.

Il s'est également fait remarquer en participant, en septembre 2002, à un voyage à Bagdad à l'époque très médiatisé, avec les députés UMP Éric Diard et Didier Julia.

En septembre 2007, il présente aussi plusieurs amendements au projet de loi sur l'immigration, qui connaissent des fortunes diverses :

  • Autorisation de recours aux tests ADN lors de la délivrance des visas de plus de trois mois au titre du regroupement familial [3], en cas de doute sérieux sur l'authenticité de l'acte d'état civil (amendement supprimé en commission au Sénat) ;
  • Autorisation de statistiques raciales et ethniques. Rejeté car inconstitutionnel ;
  • Division par deux du délai de recours pour les demandes d'asile (amendement no 69, article 9, du 17 septembre 2007) ; amendement adopté ;
  • Interdiction d'hébergement d'urgence aux personnes en situation irrégulière (repris par les médias par SDF sans-papiers). (amendement no 209, article 18, du 17 septembre 2007) ; amendement adopté dans un premier temps par l'Assemblée nationale, puis supprimé par le Sénat.

Le , il est nommé par Nicolas Sarkozy représentant spécial de la France pour l' Afghanistan et le Pakistan [4].

Lors de l' élection régionale de 2010 en Provence-Alpes-Côte d'Azur, Thierry Mariani est tête de liste de la majorité présidentielle. Au second tour, sa liste récolte 33,02 % des voix, contre 44,11 % à la liste socialiste du président sortant, Michel Vauzelle, réélu, et 22,87 % à la liste du Front national.

À partir de , il conduit le collectif parlementaire de la Droite populaire, qui réunit une quarantaine de députés UMP et qui prône une plus grande fermeté sur les questions de sécurité et d'immigration [5]. Le 3 août suivant, en tant que rapporteur du projet de loi sur l'immigration, il annonce qu'il déposera des amendements visant à déchoir de la nationalité française les auteurs de certains crimes. Il précise que cette mesure permettrait de revenir à une disposition qui existait jusqu'en 1998, et qui prévoyait la déchéance de la nationalité française pour les auteurs de crimes, français depuis moins de 10 ans, et dont la condamnation est égale ou supérieure à cinq ans de prison ferme [6].

Ministre des Transports

Le , il est nommé dans le gouvernement Fillon III secrétaire d'État auprès de la ministre de l'Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, chargé des Transports. Il devient ministre, avec les mêmes attributions, lors du remaniement du .

Secrétaire national responsable des Français de l'étranger au RPR puis à l'UMP depuis 2000, il est le candidat investi par l’UMP en avril 2011 [7] pour les élections législatives de 2012 dans la onzième circonscription des Français établis hors de France, qui regroupe 49 pays de la zone Asie, Russie et Océanie. Certains de ses adversaires dans la campagne pour cette élection lui reprochent d’avoir exploité des déplacements faits dans le cadre de sa fonction de ministre à des fins électorales [8].

Retour à la députation

Aux élections législatives de 2012, il quitte son mandat dans le Vaucluse pour se présenter dans la 11e circonscription des Français établis hors de France, dont il devient député. La circonscription d'Orange est alors conquise par le maire d'Orange, Jacques Bompard, son adversaire habituel.

Il est l'un des députés UMP à s'abstenir sur le Pacte budgétaire européen, en octobre 2012.

En vue du congrès de l'UMP qui se tient la même année, il défend la motion La Droite populaire. La motion arrive cinquième avec 10,87 % des suffrages exprimés le 18 novembre 2012 [9] ; d’aucuns reprochent à La Droite forte d’avoir « siphonné » le premier courant.

En février 2013, dans le cadre de la direction « partagée » entre Jean-François Copé et François Fillon il devient vice-président de l'UMP avec plusieurs autres personnalités.

Le 9 décembre 2014, Nicolas Sarkozy, élu président de l'UMP, le nomme secrétaire national de l'UMP chargé des Français de l'étranger [10]. Alors que Nicolas Sarkozy lui proposait de le reconduire à ce même poste (en tant que délégué national) au sein des Républicains, il décline, déclarant : « je suis en désaccord avec certains fonctionnements de la délégation. Alors que j’étais en charge des Français de l’étranger, je n’étais même pas informé des déplacements et des réunions de Nicolas Sarkozy avec des Français de l’étranger, organisés par son équipe » [11].

En décembre 2014, il participe à l'émission télévisée Politiques Undercover, diffusée sur D8.

Il est favorable à l'annexion de la Crimée par la Russie [12]. En juillet 2015, il est à l'initiative du déplacement en Crimée d'une délégation de dix parlementaires dont l'objectif, selon ses participants, « est de maintenir le dialogue avec nos amis russes [13] », mais qui aurait des motivations personnelles ayant trait à son épouse [14]. En réaction les autorités ukrainiennes l'interdisent d'entrée en Ukraine pour une période de trois ans. La sanction s'applique aussi à ses neuf collègues ayant participé au voyage en Crimée [15]. Le ministre des Affaires étrangères français dénonça ce voyage comme étant en "violation du droit international" [12].

Il soutient François Fillon pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016 [16].

De novembre 2015 à novembre 2017, Thierry Mariani se rend en Syrie et rencontre Bachar el-Assad à cinq reprises [17]. En janvier 2017, il se rend notamment en Syrie avec ses collègues Nicolas Dhuicq et Jean Lassalle, et des membres de SOS Chrétiens d'Orient, organisation réputée proche de l' extrême droite [18]. Le parti des Républicains se désolidarise de ce voyage [18]. Il soutient le régime de Bachar el-Assad lors de la guerre civile syrienne et salue de la victoire de ses troupes lors de la bataille d'Alep en décembre 2016 : « Ceux qui combattent le terrorisme devraient se féliciter de la reprise d'Alep » [19]. Il met également en doute la responsabilité du régime syrien dans l' attaque chimique de Khan Cheikhoun [17].

En juin 2017, Thierry Mariani, député sortant de la 11e circonscription des Français de l’étranger est en ballotage extrêmement défavorable face à la candidate de La République en marche !, Anne Genetet (54,11 %). Thierry Mariani avait lui obtenu 18,78 % des suffrages. Au second tour, Anne Genetet reçoit 62,04 % des suffrages face à Thierry Mariani (37,96 %). Mariani en rend responsable François Fillon et les déboires judiciaires de son couple : « Je l’ai vraiment mauvaise ; sans Fillon et sans Penelope, on n’en serait pas là, et je n’aurais pas été battu [20] ».

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