Thibaut IV de Blois

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Thibaut de Blois
Thibaut IV de Blois, tableau à la Maison des comtes de Champagne
Thibaut IV de Blois, tableau à la Maison des comtes de Champagne
Titre
Comte de Champagne
Prédécesseur Étienne-Henri
Successeur Henri Henri Ier
comte de Troyes
Prédécesseur Hugues Ier de Champagne
Successeur Henri Henri Ier
comte de Blois
Prédécesseur Étienne-Henri
Successeur Thibaut V
Biographie
Dynastie Maison de Blois
Nom de naissance Thibaut
Date de naissance vers 1090-1095
Date de décès
Sépulture Abbaye Saint-Pierre de Lagny-sur-Marne
Père Étienne-Henri († 1102)
Mère Adèle de Blois (prob. 1067–1137)
Fratrie Guillaume
Etienne
Henri
Conjoint Mathilde de Carinthie ( 1123)
Enfants Henri Ier de Champagne
Marie de Blois
Thibaut V de Blois
Isabelle
Étienne de Sancerre
Guillaume aux Blanches Mains
Hugues de Blois
Mathilde
Agnès de Blois
Alix de France
Marguerite
Religion catholique

Thibaut IV de Blois

Thibaut de Blois ou Thibaut IV le Grand [1] (né vers 1090/1095, mort le ), fut comte de Blois, de Chartres et de Châteaudun, comte de Meaux, de Troyes et de Champagne (1125-1151 : Thibaud II). et seigneur de Sancerre (1102-1151)

Biographie

Il est le deuxième fils d' Étienne-Henri († 1102), comte de Blois, Chartres, Châteaudun, Meaux, seigneur de Sancerre, et d' Adèle († 1137), fille de Guillaume le Conquérant. Son frère aîné Guillaume est déshérité probablement pour des problèmes mentaux [2], et n'est que sire de Sully par son mariage : il est la souche des barons de Sully, branche aînée et spoliée des Blois-Champagne. Leur frère cadet Étienne deviendra roi d'Angleterre. Thibaud hérite en 1102 des domaines de son père, mort à la bataille de Rama, en Terre sainte. En 1125, son oncle Hugues Hugues Ier de Champagne se fait templier et lui lègue le comté de Troyes ainsi que le titre de comte de Champagne qu'il s'était attribué, bien que ne possédant pas la totalité de la province.

Combats entre le roi Louis et Thibaut
Le roi Louis et Thibaut parlementant

Sa mère Adèle contrôle totalement la gestion de la principauté de 1101 à 1107, quand il est adoubé chevalier [2]. Ils gèrent alors le comté ensemble jusqu'en 1120, quand elle se retire à l'abbaye de Marcigny [2]. En 1107, Thibaut se joint à une révolte contre Louis le Gros, le fils du roi Philippe Philippe Ier de France [2]. En 1111, Louis le Gros est devenu Louis VI de France ; les relations de Thibaut avec les Capétiens se détériorent encore et mènent à un conflit armé latent. En 1113, Thibaut forme une coalition avec son oncle Henri Henri Ier, roi d'Angleterre et duc de Normandie, et ensemble ils battent une armée composée de Capétiens et d' Angevins [2].

En 1108, son oncle lui confie quelques-unes des terres et châteaux confisqués aux Bellême (notamment Alençon et Sées [3] dans l' Orne). Plus tard, il les échange avec son frère contre les terres dont celui-ci a hérité dans le comté de Blois [3]

Durant les années 1116- 1119, son frère puîné Étienne de Blois lui vient en aide, notamment en commandant l'ost bléso-normand à Brie, de crainte que Louis VI le Gros ne s'en empare pendant une absence de Thibaut [4].

Étienne vient aussi à son secours début novembre 1118, quand Thibaut est capturé au combat par la garnison du château de L'Aigle [5]. Au même moment, les citoyens de la ville d' Alençon, ville frontière, exaspérés par la brutalité du traitement que leur réserve Étienne et sa garnison, se rebellent et en appellent à l'aide du comte Foulque V d'Anjou [6]. Celui-ci s'empare de la ville et assiège la forteresse. Thibaut et son frère Étienne, qui d'après le moine chroniqueur Orderic Vital sont « avides de gloire », devancent l'ost d' Henri Henri Ier et partent libérer la ville avec leurs propres hommes [7]. Ils sont battus dans un engagement qui a lieu en dehors de la ville, et Henri Ier est obligé de se retirer [7].

À la mort sans descendance mâle légitime de son oncle Henri Henri Ier, en 1135, les barons du duché de Normandie lui proposent de devenir leur suzerain [8]. Fin décembre 1135, à Lisieux, alors qu'il discute du sujet avec Robert, comte de Gloucester et fils illégitime d'Henri Ier, la nouvelle lui parvient que son frère cadet Étienne de Blois vient de se faire couronner roi d'Angleterre [8]. En 1137, alors qu'il est en visite en Normandie, Étienne, devenu Étienne d'Angleterre, lui accorde une pension de deux mille livres sterling par an en compensation de la revendication au trône d'Angleterre qu'il pouvait avoir [6].

Par son ascendant et son habileté, il étend le petit comté de Troyes à toute la Champagne, imposant sa suzeraineté à cinq vassaux de l'archevêque de Reims, à autant de l'évêque de Langres et à plusieurs vassaux du duc de Bourgogne (notamment Joigny). Aussi fait-il de Troyes la capitale de ses États et devient-il un des principaux vassaux de la couronne. Par ailleurs, compte tenu de la relation intime entre les routes et les guerres, et tenant à la fois Blois et Sancerre, il a dans sa main les deux extrémités de l'arc formé par la Loire - obstacle s'il en est à une époque où les ponts qui l'enjambent sont encore rares ; sa puissance en est accrue d'autant [9].

À sa mort, en janvier 1152 [10], [11], il choisit de se faire inhumer à la frontière nord-ouest de ses possessions champenoises, en Brie, à l'abbaye Saint-Pierre de Lagny-sur-Marne, face au domaine royal, sur la route des Foires de Champagne [12].

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