Surfréquentation

La terre dénudée par le surpiétinement est un premier symptôme, qui peut aussi être lié au passage de bétail, voire d'animaux sauvages
La disparition de la couche d'humus induite par le piétinement de sols fragiles favorise le ravinement, de manière exacerbée sur les pentes
Exemple d'impact de passage répété de joggers et vélos, sur sol plat en climat tempéré (nord de la France), dans un grand espace vert urbain

La surfréquentation se produit lorsque la pression des visiteurs, touristes ou usagers d'un milieu naturel ou semi-naturel est telle qu'elle dépasse la capacité du milieu à se régénérer. On utilise parfois ce mot à propos de la pression des troupeaux itinérants ou du pacage libre. La surfréquentation contribue parfois à la « surutilisation » ou « surexploitation » d'un milieu. C'est une notion relative à la vulnérabilité du milieu et aux ressources considérées.

Types de surfréquentation

Cette notion fait référence à des notions d'impacts physiques de Régression et dégradation des sols (tassement, érosion, surcreusement avec perte d'humus et de matière organique rendant la reprise de la végétation plus lente), ainsi qu'à d'autres impacts écologiques liés à la dégradation des habitats naturels ou à des impacts anthropiques tels que :

  • l'odeur humaine ou des chiens est très présentes, et peut faire fuir certains animaux craignant l'homme. Les espèces vulnérables régressent alors au profit de quelques espèces ubiquistes.
  • le bruit et d'autres formes de dérangement de la faune (chiens non tenus en laisse)
  • l'abandon de déchets
  • les feux générés par les cigarettes, actes involontaires ou de vandalisme
  • la présence de nombreux véhicules, etc.
  • un éclairage nocturne, qui peut être une cause de pollution lumineuse affectant l'environnement nocturne
  • la création de cheminements par « surpiétinement», qui contribuent à la fragmentation écologique du milieu
  • pression excessive de la chasse, pêche, pêche à pied, cueillette, prélèvement de bois, de fleurs, mousses, fruits, bois mort, etc. menaçant des espèces ou l'équilibre écologique du site.
  • intrusion de sports mécaniques bruyant, polluants ou dégradant les sols et la strate herbacée (moto, quad, 4x4..), le VTT ou les sports équestres pouvant eux-mêmes générer des impacts significatifs s'ils sont concentrés sur les mêmes sites, ou sur ces sites fragiles)...

(liste non limitative)

  • habituation pour certains animaux à se nourrir de restes de nourriture humaine, et déchets abandonnés ou de nourriture volontairement distribuée par des visiteurs.
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