Station spatiale internationale

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Station spatiale internationale
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La station spatiale internationale le 30 mai 2011.
Données générales
Organisation Drapeau des États-Unis NASA Drapeau de la Russie Roscosmos
Drapeau de l’Union européenne ESA Drapeau du Japon JAXA Drapeau du Canada ASC
Domaine biologie, cosmologie, astronomie
Type de mission station spatiale
Statut opérationnelle
Lancement 1998-2018
Lanceur Proton-K et Navette spatiale américaine (notamment)
Identifiant COSPAR 1998-067A
Caractéristiques techniques
Masse au lancement env. 450 tonnes
Orbite Orbite terrestre basse
Périapside 330 km
Apoapside 420 km
Période 92,69 min
Inclinaison 51.65°
Orbites ~103 900 au 13 mars 2017

La Station spatiale internationale (abrégé en SSI [1], ou ISS _sigle plus utilisé dans les médias_ d'après le nom en anglais : International Space Station, en russe : Междунаро́дная косми́ческая ста́нция, МКС) est une station spatiale placée en orbite terrestre basse, occupée en permanence par un équipage international qui se consacre à la recherche scientifique dans l' environnement spatial. Ce programme, lancé et piloté par la NASA, est développé conjointement avec l' agence spatiale fédérale russe (FKA), avec la participation des agences spatiales européenne, japonaise et canadienne.

Après de nombreuses études menées par la NASA dans les années 1960 et 1970, le projet est lancé en 1983 par le président des États-Unis Ronald Reagan, mais un coût toujours croissant et un contexte politique peu favorable aux grands programmes spatiaux civils retardent sa réalisation jusqu'en 1998. En 1993, la Russie est invitée, pour des raisons géopolitiques, à devenir un acteur majeur du programme. L'assemblage en orbite débute en 1998, mais l' accident de la navette spatiale Columbia, en 2003, retarde sensiblement son avancement. Les ambitions du programme sont, à plusieurs reprises, revues à la baisse, faute de disposer de budgets suffisants, tant du côté russe qu'américain. Pour placer en orbite les composants de la station, mais également assurer le ravitaillement et rehausser l'orbite régulièrement dégradée par la traînée atmosphérique, plusieurs vaisseaux spatiaux se relaient : les cargos Progress russes, ATV européens, le HTV japonais, tandis que le vaisseau russe Soyouz assure de manière exclusive la relève des équipages depuis l'arrêt de la navette spatiale américaine. Celle-ci a joué un rôle majeur grâce à sa capacité d'emport, et son retrait, intervenu en août 2011 pour des raisons d'obsolescence et de sécurité, crée des contraintes logistiques mal résolues, en l'absence de vaisseaux capables de la remplacer complètement. La construction de la station doit s'achever en 2017.

La station spatiale internationale est le plus grand des objets artificiels placés en orbite terrestre. Elle s'étend sur 110 m de longueur, 74 m de largeur et 30 m de hauteur et a une masse d'environ 400 tonnes. La station a une architecture hétérogène avec un sous-ensemble russe reprenant les choix architecturaux de la station Mir et un sous-ensemble beaucoup plus important développé selon des standards définis par la NASA. Elle comporte une quinzaine de modules pressurisés, dont quatre consacrés aux expériences scientifiques, représentant un volume d'espace pressurisé d'environ 900 m3 dont 400 m3 habitables. Les panneaux solaires, d'une superficie de 2 500 m2, fournissent 110 kW d'électricité. La station se déplace autour de la Terre à une altitude maintenue autour de 350400  kilomètres. Elle est occupée en permanence depuis 2000, d'abord par trois personnes, puis par six à compter de novembre 2009. Chacun des six astronautes, au cours de son séjour d'une durée de 3 à 6 mois, partage son temps de travail entre les opérations d'assemblage, de maintenance, et les tâches scientifiques. Les travaux scientifiques portent principalement sur la biologie – en particulier l'adaptation de l' être humain à l'absence de pesanteur – ainsi que sur la science des matériaux et l' astronomie.

La station spatiale internationale a de nombreux détracteurs qui lui reprochent son coût, estimé à près de 115 milliards de dollars, que ne justifient pas, selon eux, les résultats scientifiques obtenus ou potentiels. Les partisans de la station spatiale mettent en avant l'expérience acquise dans le domaine des séjours longs en orbite et l'importance symbolique d'une présence permanente de l'homme dans l'espace. Elle doit être utilisée au moins jusqu'en 2024 à la suite des orientations retenues pour le programme spatial par le président américain Barack Obama. L'implication financière des partenaires des États-Unis dans le prolongement du programme au-delà de 2020 n'est pas déterminée en 2014.

L'astronaute Karen Nyberg observe la Terre par le hublot installé dans le laboratoire Destiny (2008)
Le module Zvezda, cœur de la partie russe de la station.
Travaux d'assemblage : un astronaute se déhale sur la poutre qui supporte les panneaux solaires

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