Sonate pour piano nº 14 de Beethoven

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Sonate pour piano no 14
Opus 27 no 2
« Quasi una fantasia »
Image illustrative de l'article Sonate pour piano nº 14 de Beethoven
Première édition de l'œuvre en mars 1802 par Giovanni Cappi en Italien. On peut apercevoir la dédicace à Giulietta Guicciardi.

« Sonata quasi una fantasia
Per il Clavicembalo o Piano-forte
Alle Damigella Contessa
GIULIETTA GUICCIARDI
—.DA.—
Luigi van Beethoven
Opera 27. N° 2 »


Genre Sonate
Nb. de mouvements 3
Musique Ludwig van Beethoven
Effectif Piano seul
Durée approximative 15 minutes
Dates de composition 1801 - 1802
Dédicataire Giulietta Guicciardi
Partition autographe Bonn
Fichiers audio
I. Adagio sostenuto
II. Allegretto
III. Presto agitato

La Sonate no 14 en do dièse mineur, opus 27 no 2 de Ludwig van Beethoven, surnommée « Sonate Clair de lune », fut composée en 1801 [1] et publiée en 1802 [1] avec une dédicace à la comtesse Giulietta Guicciardi [1], jeune femme de dix-sept ans dont le musicien semble avoir été amoureux. Comme sa jumelle la Sonate Sonate no 13, Beethoven l'intitula Sonata quasi una Fantasia per il Clavicembalo o Piano-Forte, mais pas tant pour traduire sa volonté de s'affranchir des structures formelles de la sonate classique, que pour le sentiment d'improvisation que suscite le célèbre premier mouvement [2].

Histoire

La sonate fut composée entre les Première et Deuxième Symphonies, dans la période de crise morale que traversait Beethoven qui prenait conscience de sa surdité débutante. Son succès fut considérable aussi bien auprès des critiques (qui parlèrent de « fantaisie d'une unité parfaite, inspirée par un sentiment nu, profond et intime, taillé d'un seul bloc de marbre » [3]) que du public. Des années plus tard, alors qu'il composait des œuvres plus audacieuses encore, Beethoven s'irrita du succès de cette sonate qu'il estimait moins bonne que d'autres. La comparant à la Sonate pour piano Sonate pour piano no 24 en fa dièse majeur qu'il venait d'achever, il déclara ainsi vers 1810 à son ami Czerny : « On parle toujours de la sonate en do dièse mineur, j'ai pourtant écrit mieux que cela, ainsi la sonate en fa dièse majeur est autre chose [4]. »

L'appellation « Clair de lune »

Le surnom « Clair de lune », sous lequel elle est largement connue aujourd'hui, lui fut donné par le poète allemand Ludwig Rellstab en 1832, soit cinq ans après la mort de Beethoven. Rellstab voyait dans le premier mouvement de cette sonate l'évocation d'une « barque au clair de lune sur le Lac des Quatre-Cantons » [5].

La réalité est toutefois différente puisque le premier mouvement décrit une marche funèbre et que la sonate fut cataloguée comme musique de deuil ; son jeu par Beethoven évoquait, d'après ses assistants, des fantômes traînant leurs chaînes dans un château. Ces erreurs d'appréciation sont en grande partie dues à un jeu biaisé de la plupart des interprètes dans le but de répondre aux goûts du public.

Comme une improvisation

Selon le musicologue Jean Chantavoine, la dénomination quasi una fantasia traduit l'idée d'une improvisation (le mot fantasieren signifie imaginer, improviser) [6].

Le violoniste Karl Holz  (en) aurait reçu comme confidence de Beethoven que le premier mouvement de la sonate fut improvisé auprès du cadavre d'un ami. Mais de quel ami s'agirait-il [2] ?

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