Sommet mondial sur le développement durable

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Sommet mondial sur le développement durable
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Généralités
Type Sommet de la Terre
Édition 4e
Pays Drapeau de l'Afrique du Sud  Afrique du Sud
Localisation Johannesburg
Coordonnées 26° 12′ 16″ Sud, 28° 02′ 44″ Est
Date au
Site web http://www.sommetjohannesburg.org/

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Sommet mondial sur le développement durable

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Sommet mondial sur le développement durable

Le Sommet mondial sur le développement durable, aussi appelé sommet de la Terre de Johannesburg ou sommet de Johannesburg, s'est tenu du 26 août au , à Johannesburg en Afrique du Sud. Sommet mondial du développement durable organisé par les Nations unies, il a réuni plus de cent chefs d'État et environ 60 000 personnes, parmi lesquelles des délégués, des représentants d' ONG, des journalistes et des entreprises.

Les objectifs

Cette quatrième édition visait à faire le bilan du précédent Sommet de la Terre, tenu à Rio de Janeiro en 1992. Centré sur le développement durable, sa finalité résidait dans l'adoption d'un plan d'action en 153 articles décomposés en 615 alinéas sur de nombreux sujets : pauvreté et paupérisation, consommation, les ressources naturelles et leur gestion, globalisation, respect des Droits de l'homme, etc.

Thèmes d'études

Certains thèmes particulièrement préoccupants ont été au cœur des débats de ce sommet.

Accès à l'eau et stress hydrique

Alors que la consommation mondiale ne cesse de croître, notamment avec l'émergence de Nouveaux Pays Industrialisés (N.P.I.) comme l' Inde et la Chine, les ressources en eau deviennent des facteurs sociaux, économiques et politiques majeurs et critiques, sources de conflits potentiels.

Ainsi le Sommet de la Terre 2002 fut le lieu de débats et d'orientations sur la gestion de ces ressources, la nécessité d'une consommation rationnelle, et l'accès des populations démunies à l' eau potable. Un des objectifs fut de réduire d'ici 2015 la population ne disposant pas d' assainissement adéquat des eaux usées.

Le dossier des énergies

L' énergie fut un autre dossier sensible étudié lors de cette édition. Les pays du Nord, notamment les États-Unis d'Amérique, sont régulièrement montrés du doigt pour leur surconsommation d' énergie, et les NPI peinent à satisfaire leur demande. Les réserves d' énergies fossiles sont menacées d'épuisement dans les prochaines décennies, et les cours du pétrole le rendent prohibitif pour les pays du Sud.

Malgré ce contexte de tensions économiques internationales, les énergies renouvelables et leurs utilisations restent confidentielles et hors de prix pour bon nombre de pays émergents.

Production agricole

La productivité agricole par l' agriculture intensive suscite quelques remous dans la communauté scientifique et chez les consommateurs. En sus de la régression et de la dégradation des sols, cette méthode de production provoque, par l'usage d' engrais et de pesticides, une pollution des produits finaux et des nappes phréatiques. D'autres systèmes de production agricole ont connu un engouement, telle l' agriculture biologique, mais reste hors de portée des pays du Sud qui peinent parfois à s'auto-suffire.

Effondrement de la Biodiversité

Sous l'effet de la pression démographique, et des activités humaines, de nombreuses réserves écologiques voient leur surface grignotée ou leur existence menacée par les nécessités économiques des pays. Ainsi de nombreuses espèces végétales, animales, microbiennes et de champignons disparaissent sous l'effet de la déforestation ou de la destruction ou fragmentation de leur milieu.

Les États se sont engagés lors de ce sommet à assurer avant 2010 une forte réduction du rythme de perte de biodiversité aux niveaux mondial, régional et national, dont pour contribuer à l’atténuation de la pauvreté, et au profit de toutes les formes de vie sur la planète (« objectif de biodiversité de 2010 »). L'ONU note que cela nécessitera des mesures multi-niveaux, et la mise en œuvre des stratégies et des plans d’action nationaux pour la préservation de la biodiversité, ainsi qu'une allocation de ressources financières et techniques supplémentaires aux pays en développement.

Durant ce même sommet, les États de l' Union européenne ont préparé un objectif plus ambitieux : stopper la perte de biodiversité avant 2010 en Europe, et ils se sont mis d'accord, sur l'objectif de reconstitution des ressources halieutiques d'ici 2015, dans un objectif de développement durable.

Suites :

  • L'objectif-biodiverstié n'a cependant pas été tenu, ni au niveau mondial ; ni au niveau européen [1] ; Et depuis la « date butoir » de 2010, la biodiversité continue globalement à régresser, dans la plupart des pays et des régions, avec des répercussions en cours ou attendues en termes d' alimentation, de santé et d' adaptation au changement climatique [1]. En 2012, à la Conférence d'Hyderabad sur la diversité biologique, la biodiversité reste une priorité mondiale, d'ailleurs affichée des Nations-Unies pour toute la « décennie 2011-2020 » qui a été officiellement déclarée « Décade de la biodiversité » par l'ONU [2].
  • Concernant la surpêche, une étude du centre de recherches Océan du futur de Kiel, publiée en 2010, a néanmoins montré qu'avec les plafonds actuels de la politique commune de la pêche, cet objectif ne serait pas atteint avant 2030 [3].

Santé

Alors que les laboratoires recherchent de nouveaux principes actifs parmi les espèces des pays du Sud, nombre de ceux-ci n'ont toujours pas accès aux pharmacopées des pays développés, privant de soins des populations entières souvent confrontées aux fléaux du Sida et du paludisme.

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