Skopje

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Skopje
Скопје Scopie (fr)
Blason de Skopje
Héraldique
Drapeau de Skopje
Drapeau
Skopje
De haut en bas, de gauche à droite : le pont turc, le Théâtre national, le Souli An, le MRT Center, la porte de Macédoine, la statue du guerrier à cheval et la forteresse
Administration
PaysDrapeau de la Macédoine République de Macédoine
RégionSkopje
MunicipalitéVille de Skopje
Maire
Mandat
Koce Trajanovski
2013-2017
Code postal1000
Démographie
GentiléSkopiote
Population506 926 hab. (2002)
Densité887 hab./km2
Population de l'agglomération378 243 hab. (2002)
Densité5 562 hab./km2
Géographie
Coordonnées41° 59′ 48″ nord, 21° 25′ 57″ est
Altitude245 m
Superficie57 146 ha = 571,46 km2
Superficie de l'agglomération6 800 ha = 68 km2
Localisation

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Skopje

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Skopje
Liens
Site webwww.skopje.gov.mk

Skopje (en macédonien Скопје, prononcé [ˈskɔ.pjɛ] (skopiè) Écouter, Scopie en français, en turc Üsküp) est la capitale et la plus grande ville de la république de Macédoine. Elle compte aujourd'hui un peu plus de 500 000 habitants, soit le tiers de la population totale du pays, dont une forte minorité d'Albanais et des communautés turque et rom. Seule métropole macédonienne, elle concentre la majeure partie des fonctions administratives, économiques et culturelles du pays. Elle est située sur un important carrefour routier des Balkans, entre l'Égée et le Danube, et l'Adriatique et la mer Noire, et vit principalement de l'industrie métallurgique, agroalimentaire et textile.

Après avoir été le lieu de diverses occupations préhistoriques, Skopje naît véritablement au Ier siècle avec la fondation d'une colonie romaine appelée « Scupi », qui est rattachée à l'Empire romain d'Orient en 395. La ville antique est détruite par un séisme en 518. Reconstruite quelques kilomètres plus loin et fortifiée, elle connaît de nombreuses invasions au cours des Xe et XIe siècles, entrant au Xe siècle dans le Premier Empire bulgare sous Siméon Ier de Bulgarie, pour revenir dans l'Empire byzantin en 1018 après la défaite du dernier tsar bulgare Samuel par le Basileus Basile II et la disparition du Premier Empire bulgare. La domination byzantine s'achève avec la conquête serbe en 1282, et Skopje devient brièvement la capitale de l'Empire serbe en 1346. L’État s'affaiblit toutefois rapidement et la ville est conquise par les Ottomans en 1392.

La ville devient alors majoritairement musulmane et sa fonction commerciale est favorisée par sa situation entre l'Europe centrale et la mer Égée. Au XVIIe siècle, Skopje est l'une des plus grandes villes des Balkans. Mais elle est incendiée en 1689 au cours de la Deuxième Guerre austro-turque et elle périclite par la suite jusqu'au milieu du XIXe siècle. L'ouverture d'une voie ferrée permet une certaine croissance démographique, et Skopje devient chef-lieu du vilayet du Kosovo en 1877.

Elle redevient serbe en 1912, puis est intégrée à la Yougoslavie en 1918. Chef-lieu de la banovine du Vardar, l'une des dix régions du royaume de Yougoslavie, elle devient capitale de la République socialiste de Macédoine après la Seconde Guerre mondiale, puis, naturellement, capitale de la Macédoine ex-Yougoslave lorsque celle-ci devient indépendante en 1991. Tout au long du XXe siècle, la croissance démographique est soutenue et la ville s'industrialise. Cet essor est brièvement interrompu par le tremblement de terre de 1963. La ville est presque entièrement détruite, mais la reconstruction est rapide et s'accompagne d'une forte croissance des investissements.

Les années qui suivent l'indépendance sont difficiles sur le plan économique. Skopje demeure une ville pauvre par comparaison aux villes européennes, bien que les Skopiotes aient un meilleur niveau de vie que le reste des Macédoniens. La ville se caractérise par une architecture variée, comprenant plusieurs témoignages de la présence ottomane ainsi qu'un important ensemble de style moderniste édifié après le séisme de 1963. Le centre-ville est depuis la fin des années 2000 le siège d'une vaste opération d'urbanisme, destinée à lui donner un visage plus monumental et affirmer son statut de capitale nationale.

Géographie

Topographie

Photographie des environs de Skopje
Paysage de la vallée de Skopje près de Bardovtsi, à l'ouest de la ville.

Skopje (42° 00′ N, 21° 26′ E) se trouve au nord de la république de Macédoine, au cœur des Balkans et à mi-chemin entre Belgrade et Athènes. La ville est construite dans la vallée de Skopje, orientée selon un axe ouest-est correspondant au cours du Vardar, principal fleuve de Macédoine, qui se jette dans la mer Égée. Cette vallée couvre environ 2 000 km2[1] et elle est limitée par plusieurs massifs montagneux au nord et au sud. Ces massifs limitent l'étalement urbain de Skopje, qui s'effectue le long des rives du Vardar ainsi que de la Serava, un petit affluent venant du nord. Dans ses limites administratives, la ville fait ainsi plus de 24 kilomètres de long[2], mais n'a qu'une largeur moyenne de neuf kilomètres[3].

Skopje se situe à une altitude d'environ 245 m et couvre 571,46 km2[4]. La surface urbanisée se limite toutefois à 68 km2 environ, avec une densité de 65 habitants par hectare[5]. La ville dans ses limites administratives englobe donc bon nombre de terres agricoles ou laissées à l'état naturel et de très nombreux villages et localités, comme Dratchevo, Gorno Nerezi ou Bardovtsi. Lors du recensement de 2002, la ville de Skopje, c'est-à-dire l'agglomération ainsi que les villages inclus dans ses limites, comptait 506 926 habitants, tandis que l'unité urbaine stricte en comptait 378 243[6].

La ville de Skopje touche la frontière avec le Kosovo, qui la borde au nord-ouest. Les municipalités macédoniennes limitrophes sont, dans le sens des aiguilles d'une montre et en partant du nord, Tchoutcher-Sandevo, Lipkovo, Aratchinovo, Ilinden, Stoudenitchani, Sopichté, Jelino et Yégounovtsé.

Carte de la ville de Skopje
La ville de Skopje, avec ses limites administratives en rouge.

Hydrographie

Le Vardar et le pont de pierre, symbole de la ville.

Le Vardar, qui arrose Skopje, n'est qu'à une soixantaine de kilomètres de sa source située près de Gostivar. Il a un débit moyen de 51 m3/s, avec une amplitude saisonnière importante allant de 99,6 m3/s en mai à 18,7 m3/s en juillet. Le fleuve a une vitesse moyenne de 1,43 m/s et sa température oscille entre 4,6 °C en janvier et 18,1 °C en juillet[7].

Plusieurs cours d'eau se jettent dans le Vardar sur le territoire de la ville. Le plus important est la Treska, qui fait 130 km de long et traverse des gorges avant de rejoindre le fleuve à l'extrémité ouest de la ville. Un peu plus à l'est, c'est le Lepenets, venu du Kosovo, qui rejoint le Vardar au nord-ouest de l'agglomération. La Serava, une petite rivière qui prend sa source à quelques kilomètres au nord de la ville, traversait autrefois le vieux bazar avant de se jeter dans le Vardar près de l'actuel siège de l'Académie macédonienne. Très polluée et insalubre, elle a été déviée vers l'ouest dans le cadre des travaux de reconstruction réalisés après le séisme de 1963 et se jette désormais dans le Vardar près des ruines de la ville antique de Scupi[8]. Enfin la Markova Reka, qui prend sa source au sud du mont Vodno se jette dans le Vardar à l'extrémité orientale de la ville. Ces trois rivières font moins de 70 km de long[3].

Le Vardar est un fleuve sujet aux crues, et afin de limiter les inondations, son lit fut creusé à l'époque byzantine et son débit régulé au début du e siècle. Malgré ces aménagements le Vardar sort parfois de son lit comme en 1962[9]. Le fleuve avait alors atteint un débit de 1 110 m3/s, la plus forte crue répertoriée[7]. D'autres inondations catastrophiques ont dévasté la ville en 1895, 1897, 1935, 1937, 1978 et 1979. Cette année-là, le fleuve avait atteint un débit de 980 mètres cubes par seconde et les dégâts matériels le long de sa vallée avaient été estimés à 7,4 % du revenu national[10]. En 1994, un barrage et une centrale hydroélectrique furent construits en amont de la ville, sur la rivière Treska, tributaire du Vardar, afin de réduire encore le risque d'inondations, qui depuis est quasiment nul. Le barrage, situé à une quarantaine de kilomètres de la ville, a donné naissance au lac de retenue Kozyak, long de 32 kilomètres[11]. La ville de Skopje compte sur son sol deux lacs artificiels, plus petits situés également sur la Treska. Il s'agit du lac Matka, lui aussi destiné à réguler le débit de la Treska, et du lac Treska, à but récréatif[3]. Le premier se trouve à l'extrémité des gorges de la rivière, le second quelques kilomètres plus bas dans la vallée, près de la limite ouest de l'agglomération de Skopje. Trois petits étangs se situent enfin au nord-est de l'agglomération, près du village de Smilykovtsi.

Le sous-sol de la ville renferme une nappe phréatique contenue par de l'argile et du gravier ; en contact avec le Vardar, elle fonctionne comme une rivière souterraine, coulant dans le même sens que le fleuve. En dessous, se trouve également une aquifère composée de marne. La nappe débute à une profondeur comprise entre 4 et 12 mètres et a une épaisseur allant de 4 et 144 mètres. Elle est exploitée grâce à plusieurs puits, mais l'essentiel de l'eau consommée à Skopje provient de la source karstique de Rachtché, située à l'ouest de la ville[5].

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Géologie

Photographie du mont Vodno vu du pont de pierre
Le mont Vodno vu depuis le pont de pierre.

La vallée de Skopje est bordée à l'ouest par les monts Char, au sud par la chaîne Yakoupitsa, qui culmine à 2 533 m, à l'est par des collines qui forment le début des monts Osogovo, qui marquent la frontière entre la Macédoine et la Bulgarie[3]. Au nord, la vallée est séparée du Kosovo et de la Serbie par la Skopska Tsrna Gora, qui culmine à 1 561 mètres d'altitude[3]. Le mont Vodno, point culminant de la ville de Skopje, s'élève à une altitude de 1 066 mètres et forme un prolongement septentrional de la Yakoupitsa[3].

Bien que construite au pied de cette montagne, la ville est plutôt plate, avec cependant quelques collines, généralement non construites, comme celles de Gazi Baba (325 mètres d'altitude), Zaïtchev Rid (327 mètres), les contreforts du mont Vodno (entre 350 et 400 mètres pour les plus bas) ou bien le promontoire sur lequel se trouve la forteresse[12].

Cet environnement de moyennes montagnes connaît régulièrement des mouvements sismiques. La proximité de la faille entre les plaques tectoniques eurasienne et africaine[13], ainsi que la nature poreuse du sol[14] font de Skopje une ville à risque sismique. De grands tremblements de terre furent ainsi enregistrés en 518, 1505 et en 1963[13].

La vallée de Skopje appartient à la zone géotectonique du Vardar, qui est principalement composée de sédiments du Néogène et du Quaternaire. Le substratum rocheux est composé de sédiments du Pliocène comprenant du grès, des marnes et des conglomérats variés. Ce substratum est recouvert par une première couche de sédiments quartenaires sableux et limoneux qui fait entre 70 et 90 mètres de profondeur. S'ajoute une deuxième couche de sédiments, mesurant entre 1,5 et 5,2 mètres, apportée par le Vardar et composée d'argile, de sable, de limon et de gravier[15]. La nature parfois karstique du sol a entraîné la formation de ravins creusés par des cours d'eau. Ainsi, la Treska, lorsqu'elle entre sur le territoire de Skopje, traverse le massif du mont Vodno à travers des gorges. Ces gorges sont aussi environnées par dix grottes, faisant entre 20 et 176 mètres de profondeur[16].

Climat

Photographie de la rue de Macédoine sous la neige
La rue de Macédoine sous la neige.

La ville connaît un climat continental assez complexe car il résulte de la rencontre d'une influence de la mer Noire et une influence méditerranéenne dans un contexte flou de montagnes et de plaines. En hiver, l'air est réchauffé par le vardarets, un vent qui remonte la plaine du Vardar et apporte de la pluie[17], bien que les chutes de neige soient aussi fréquentes[18]. Les étés sont chauds, et la chaleur est amplifiée par la présence de nombreuses usines ainsi que par la situation de la ville dans une vallée fermée par des montagnes[19].

Juillet et août, avec une température moyenne de 23,8 °C, sont les mois les plus chauds de l'année, tandis que janvier est le plus froid, avec une moyenne de 0,1 °C. La température la plus basse jamais enregistrée, −25,6 °C, a été atteinte en janvier 1985, et la plus haute, 43,2 °C, en août 1994[20].

Skopje est située dans une région plutôt aride, et avec une moyenne de 498,4 millimètres de pluie par an, elle reçoit moins de pluie que le reste du pays, dont la moyenne est comprise entre 600 et 1 000 millimètres. Les précipitations à Skopje sont toutefois aléatoires et il est par exemple tombé seulement 300,4 millimètres d'eau en 2000, mais 714 millimètres en 1999. Le taux d'évaporation annuel se situe entre 400 et 580 millimètres. La ville connaît environ 2 100 heures d'ensoleillement dans l'année[18].

Données climatiques :

Skopje-Zaïtchev Rid 1963 - 2012, sauf ensoleillement (2001-2009)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −3,8 −2,3 1,6 5,4 10 13,7 15,8 15,7 11,6 7,2 1,8 −1,8 6,2
Température maximale moyenne (°C) 4,5 8,5 14 19,1 24,4 28,8 31,4 31,5 26,5 19,8 11,5 5,5 18,8
Record de froid (°C)
date du record
−25,6
1985
−21,8
2012
−10,8
1987
−5,8
2003
−1
1978
3
1973
7
1974
7
1985
−2
1977
−6,4
1988
−12,2
1995
−22,9
2001
−25,6
1985
Record de chaleur (°C)
date du record
18,7
2010
24,2
1995
28,8
2001
32,4
1998
35,2
2008
41,1
2007
42,8
2007
43,2
1994
37
2008
33
1994
28,2
1990
22,1
2010
43,2
1994
Ensoleillement (h) 67,5 125,7 172 176,7 247,1 299,4 322,2 285 204,9 162,4 95,5 41,5 2 199,9
Précipitations (mm) 30 29 38 40 43 54 38 36 34 49 45 48 483
Source : [20],[21]


Nature et environnement

Photographie de Skopje vue du mont Vodno
Skopje vue du mont Vodno et les câbles du téléphérique.

La vallée de Skopje est naturellement couverte de chênes et de bruyère, tandis que l'érable, le frêne et le noisetier poussent sur les pentes des montagnes environnantes. La région possède aussi une faune riche, avec des pies, des hiboux, des corbeaux, des faucons, des loups, des renards, des sangliers, des martres et des carpes dans le Vardar, mais elle s'est raréfiée à cause de l'extension urbaine et de l'agriculture, qui ont fait disparaître le cerf, la truite, le lynx et la chèvre sauvage. Le mont Vodno, qui surplombe le centre-ville, est la principale aire protégée de la ville ainsi qu'une importante destination de loisirs, notamment grâce au téléphérique qui permet d'accéder au sommet. D'autres espaces protégés sont situés dans les faubourgs de la ville, comme ou le lac Matka et son défilé[5].

La ville en elle-même compte quelques parcs et jardins qui représentent ensemble 4 361 hectares. Parmi ceux-ci se trouvent le parc de la Ville ( Gradski Park) planté par les Ottomans au début du XXe siècle, le parc des Femmes, situé face au palais de l'Assemblée, l'a rboretum de l'Université et la forêt de Gazi Baba. La ville compte enfin un très grand nombre de rues et boulevards plantés d'arbres[22].

Skopje connaît de nombreux problèmes de pollution, et la pauvreté économique relègue les considérations environnementales au second plan des préoccupations des autorités. L'alignement de la législation macédonienne sur celle de l'Union européenne engage toutefois des progrès, notamment dans le traitement des eaux, des déchets et des émissions des usines[23].

L'industrie métallurgique, très importante pour la vie économique de la ville, est responsable de la pollution des sols, qui contiennent des traces de métaux lourds (plomb, zinc, cadmium…), ainsi que de l'air, qui contient des taux élevés d'oxydes d'azote et de monoxyde de carbone[5]. Le trafic automobile est également responsable de la pollution atmosphérique, tout comme les centrales de chauffage urbain à lignite. Les pics ont généralement lieu en automne et en hiver, quand ces dernières fonctionnent le plus, et la pollution a par exemple atteint sept fois le seuil normal fixé par l'Union européenne en décembre 2011[23].

Des stations d'épuration sont progressivement construites, mais une part des eaux usées est encore déversée dans le Vardar sans traitement[5]. Les déchets sont quant à eux laissés dans une décharge à ciel ouvert, compromettant la qualité des sols et de l'eau, particulièrement dans le cas des déchets chimiques et industriels. La décharge municipale se trouve à 15 km au nord du centre et reçoit chaque jour 1 500 mètres cubes de déchets ménagers, 400 mètres cubes de déchets industriels et 1 100 mètres cubes de déchets provenant des services de la ville. Le taux de mortalité à Skopje est toutefois plus faible que dans le reste du pays, et il n'a pas été trouvé de corrélation directe entre la mauvaise qualité de l'environnement et la santé de la population[24].

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