Skinhead néonazi

Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (juin 2013).

Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section «  Notes et références » (, comment ajouter mes sources ?).

Skinhead néonazi.

Les skinheads néonazis, plus simplement skinheads nazis ou encore NS (« Nazi Skins », « National Socialistes »), est un mouvement d'extrême droite imprégné d' idéologie néonazie, néo-fasciste, et de racisme suprémaciste blanc. D'orgine britannique, le mouvement a essaimé en Europe continentale, et dans le monde anglo-saxon de l'Amérique du Nord, à l'Australasie et à l'Afrique du Sud.

Le mouvement ne reflète pas l'ideologie de l'ensemble de la mouvance skinheads. Certains membres apolitiques et une minorité d' extrême gauche considèrent cette position contraire aux racines musicales et culturelles pluriethniques de la mouvance, et qualifient pejorativement les skinheads néonazis de boneheads (tête d'os). Aux États-Unis, le port de lacets blancs signifie parfois «  White Power » et les bretelles rouges National-Socialist (nazi) ; en Angleterre, mais aussi en France, les skinheads avaient coutume de porter des lacets rouges avant que ceux-ci soient vus dans l'imagerie collective adoptés par les redskins. Les lacets blancs sont également arborés par des skins apolitiques ou SHARP en référence au damier noir et blanc du label de musique ska anti-raciste 2 Tone. Il arrive fréquemment que les skinheads nazis s'habillent tout en noir ou en paramilitaire et aient le crâne rasé à blanc, mais une partie conserve un look se rapprochant de celui des autres skinheads.

Historique

La radicalisation de la majorité des skinheads à l' extrême droite a été amorcée par la dérive du groupe britannique Skrewdriver, au départ apolitique avant sa refondation par son leader Ian Stuart. Au tournant des années 70-80, le rôle du parti d'extrême droite anglais National Front a été très important dans la transformation d'une partie de la mouvance skinhead en bras armé des néonazis anglais, avec, dans une plus faible mesure, le British Movement  (en) ainsi que de petits groupes racistes. Le virage d'une partie importante des skinheads vers l'extrême-droite est à la fois une réaction violente face à la crise qui dévaste l'emploi industriel en Grande-Bretagne et le rejet de la politique travailliste inopérante face au chômage et à la misère galopante, et une radicalisation du nationalisme dans ce contexte, à partir d'un patriotisme très présent en Angleterre, comme chez tous les insulaires en général, et notamment chez les jeunes. Le port de l' Union Jack se retrouve d'ailleurs aussi chez les skinheads apolitiques et des punks. Le changement est à l'image du groupe Skrewdriver qui se reforme en 1979 sous forme politisée nationaliste, dans lequel le chanteur Ian Stuart Donaldson montre son admiration pour Adolf Hitler. Dans son sillage, un certain nombre de groupes musicaux à la motivation principalement politique ( No Remorse (band)  (en), Skullhead, Battlezone, Squadron, English Rose, Razors Edge...) s'éloignent de plus en plus de la matrice Oi! originelle pour former le "White Noise" ("Bruit blanc", musique raciste et suprématiste blanche) qui donnera naissance au RAC (Rock Against Communism, rock anticommuniste) et à Blood & Honour ("Sang et Honneur", devise des Jeunesses hitlériennes), sorte d' internationale des boneheads néo-nazis rassemblant leurs activités d'agitation politique et d'organisation de concerts, édition et distribution musicale et de propagande, vente par correspondance...