Sharon Stone

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Sharon Stone
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Sharon Stone en 1991

Nom de naissance Sharon Yvonne Stone
Naissance (58 ans)
Meadville (État de Pennsylvanie - Drapeau des États-Unis États-Unis)
Nationalité Drapeau des États-Unis Américaine
Profession Actrice
Productrice
Films notables Total Recall
Basic Instinct
Mort ou vif
Casino
Sphère
Catwoman

Sharon Stone est une actrice et productrice de cinéma américaine née le à Meadville ( Pennsylvanie).

Après des débuts dans le mannequinat, elle commence sa carrière de comédienne dans les années 1980. Le succès arrive seulement douze ans plus tard quand elle interprète Catherine Tramell dans Basic Instinct ( 1992). Ce succès lance sa carrière cinématographique. Dès 1995, Casino lui vaut un Golden Globe et une nomination aux oscars. Ses autres succès incluent Total Recall, Sliver, L'Expert ainsi que Mort ou vif.

En dépit de quelques déboires, elle reste une icône d'Hollywood [1]. À ce titre, elle possède son étoile à la hauteur du 6925 Hollywood Boulevard sur le Walk of Fame.

Très engagée pour les causes humanitaires, elle est l'ambassadrice de l'American Foundation for AIDS Research (Amfar), une association de lutte contre le SIDA.

Mère de trois enfants adoptés, Roan, Laird et Quinn, elle vit dans les collines de Los Angeles.

Biographie

Enfance et adolescence

Sharon Yvonne Stone naît en Pennsylvanie, dans une famille d'origine irlandaise aux revenus modestes. Elle est la deuxième d'une fratrie de quatre enfants, dont un grand frère Mike Stone, une petite sœur Kelly Stone et un petit frère Patrick Stone [2]. Sa mère, Dorothy Lawson, est mère au foyer et ex-comptable. Son père, Joseph Stone, est manufacturier [3], [4].

Depuis son enfance, Sharon Stone a su prendre des risques, affichant ouvertement sa différence, ou ce qu'elle nommerait plutôt des évidences. Elle n'aime pas les jeux d'enfants, elle préfère s'isoler pour lire, sa distraction favorite depuis l'âge de 3 ans. Dans la cour de récréation, elle annonce, désinvolte, à ses camarades médusés qu'elle sera la nouvelle Marilyn Monroe. Et, si elle ne parvient pas à s'imposer comme telle, elle deviendra ténor du barreau.

On dit que Sharon Stone est encouragée très tôt à développer tout son potentiel par des parents aux valeurs féministes: « Mon père m'a fait croire que ma condition de femme obérerait certains de mes choix ou mes possibilités de succès [5] [réf. incomplète]. Être un féministe comme mon père dans une société d'ouvriers relève d'une grande stature ». Son père, ouvrier, pousse sa fille à viser sans complexe les postes les plus hauts sans craindre de concurrencer les hommes. Elle se révèle être une élève extrêmement intelligente, sautant des classes. Elle obtient une bourse qui lui permet de s'inscrire à l'université d'Edinboro. Brillante étudiante universitaire, elle revient à sa passion et obtient finalement un diplôme en Lettres et Beaux-Arts [6] et abandonne définitivement le droit.

Âgée de 17 ans à peine, elle s'inscrit à des cours d' art dramatique dans le cadre de ses études. Une fois celles-ci achevées, Sharon Stone remporte divers concours de beauté dont celui de Miss Pennsylvanie et part s'établir à New York [7]. Elle a 19 ans lorsqu'un agent la remarque et l'engage comme mannequin pour l'agence Eileen Ford [8], [9]. Stone parcourt alors le monde: New York, Milan, Tokyo, Los Angeles, Paris, Rio de Janeiro, Moscou [7]. Elle tourne des spots publicitaires, pose pour des magazines [9] et travaille pour des marques prestigieuses (dont Diet Coke et Revlon) [6]. Très demandée, Stone s'installe en Europe où au gré des campagnes de publicité, son physique commence à être connu du public. Mais, elle finit par se lasser d'une carrière de mannequin vedette. À son retour à New York en 1980, elle décide de faire carrière au cinéma.

La traversée du désert

Les débuts d'actrice sont difficiles pour Sharon Stone. Elle doit continuer son métier de mannequin contre son gré. Au cours d'un défilé de mode, Woody Allen voit en elle la femme idéale qu'il croisera du regard derrière la vitre d'un train. Il la sollicite pour une apparition furtive, non créditée, dans Stardust Memories. Claude Lelouch la contacte à son tour pour qu'elle figure deux minutes dans Les Uns et les Autres. Ces premiers pas au cinéma lui permettent de tenir un rôle un peu plus conséquent dans une petite série B d'horreur, La Ferme de la terreur de Wes Craven, avant d'enchaîner dans des téléfilms divers, partenaire de Rock Hudson dans l'un d'eux, et des séries comme Ricky ou la Belle Vie, Les Enquêtes de Remington Steele, Mike Hammer, Magnum et Hooker, entre 1982 et 1988. Les années 1980 marquent une période dans laquelle l'artiste se cherche.

Elle enchaînera, sans grand succès, de petits rôles au cinéma pendant une dizaine d'années. L'apprentie étoile joue aux côtés d'une toute jeune Drew Barrymore dans Divorce à Hollywood en 1984 et l'aventurière maladroite et bavarde dans Allan Quatermain et les Mines du roi Salomon et Allan Quatermain et la Cité de l'or perdu, films dans lesquels elle donne la réplique à Richard Chamberlain. Elle auditionne pour Liaison fatale mais Michael Douglas ne lui trouvant pas assez de piquant pour jouer les femmes fatales, elle laisse la place à Glenn Close. Son manque de notoriété serait aussi responsable du fait que Liaison fatale mais également 9 semaines 1/2 lui échappent. S'ensuivent des rôles plutôt oubliables comme celui d'une officier de police légèrement vêtue dans Police Academy 4 : Aux armes citoyens et une partenaire de charme pour Steven Seagal dans le film d'action Nico. Elle s'essaie péniblement à la science-fiction pour Beyond the stars en 1989, se fait évincer par Kim Basinger pour le Batman de Tim Burton, obtient un rôle à la Catherine Tramell dans L'Indomptée et ne comprend pas elle-même ce qui l'a poussée à tourner dans Les Arènes sanglantes, (Sangre y arena, un film de Javier Elorrieta, d'après le roman éponyme de Vicente Blasco-Ibáñez), drame ibérique qui la contraint à boire dès dix heures du matin pour les besoins de son rôle. Après ces échecs successifs, elle se voit contrainte de revoir ses cachets à la baisse [9] et, déprimée par les rôles interchangeables de blonde écervelée au service de séries B qu'on lui fait jouer, part se réfugier dans les bras paternels. Ce dernier lui conseille de s'accorder un temps de réflexion. « J'en avais assez. J'étais prête à décrocher. »

Après un an d'une retraite familiale, Sharon envisage sa carrière différemment et part en quête de rôles plus conséquents. Lors d'une audition en 1990, Paul Verhoeven la choisit pour son premier véritable second rôle, Total Recall. Elle incarne le personnage d'une tueuse face à Arnold Schwarzenegger. Le film est un succès, et on la voit en couverture de Playboy. Elle veut alors s’orienter vers des œuvres plus abouties ou plus complexes. Elle n'y parvient pas immédiatement mais elle tient un rôle remarqué dans L'Année de plomb de John Frankenheimer ( 1991). Suivent quelques revers comme Hitman, polar dans lequel elle a pour partenaire James Belushi et Forest Whitaker.

Consécration avec Basic Instinct

Sharon Stone à Deauville (1991)

En 1992, Paul Verhoeven essuie les refus catégoriques de plusieurs actrices pour son nouveau film, Basic Instinct. Tour à tour, Kim Basinger, Michelle Pfeiffer, Ellen Barkin et Geena Davis déclinent l'offre d’incarner la sulfureuse Catherine Tramell à cause des scènes chaudes du film.

Le réalisateur pense alors à Sharon Stone qu'il avait dirigée deux ans auparavant et convainc les producteurs et Michael Douglas de lui faire jouer le rôle principal, celui d’une romancière bisexuelle qui tue ses victimes au pic à glace. Basic Instinct engrange 350 millions de dollars au box-office et le film fait l’ouverture du Festival de Cannes. Sharon Stone devient une star internationale et est nommée aux Golden Globe Awards.

Le film fait scandale notamment pour la scène de l'interrogatoire au cours de laquelle Sharon Stone croise et décroise lentement les jambes en dévoilant, sur un plan du film, qu'elle ne porte pas de culotte.

Quatorze ans après, au moment du tournage de Basic Instinct 2, elle déclare : « Avant sa présentation au Festival de Cannes, j'étais Who's That Girl?. À la fin de la projection, j'étais devenue une star et tout le monde m'appelait « Charonne » ! Mais comme le lendemain, j'ai découvert qu'on m'avait tout volé dans ma chambre — de mes sous-vêtements à ma brosse à dents, en passant par mes lentilles de contact — j'ai vite compris qu'il y avait toujours un revers, même aux médailles les plus brillantes. »

Vient ensuite Sliver, thriller aux abords érotiques, mésestimé, qui recueille surtout un succès critique. Ses films suivants connaissent à peu près le même sort malgré son désir de bien faire et de s'engager dans des projets audacieux : Intersection en 1994, remake des Choses de la vie de Claude Sautet, dans lequel elle donne la réplique à Richard Gere, ne récolte que peu d'éloges. Dans L'Expert, avec Sylvester Stallone, elle se met au film mêlant espionnage, thriller et action, le film est un grand succès commercial mais reçoit un accueil mitigé. Quant à Mort ou vif réalisé par Sam Raimi, où elle campe le rôle d'une western girl tireuse d'élite, et malgré sa présentation à Cannes, cela ne suffit pas à la démarquer de Gene Hackman et de Russell Crowe qui la dégomment de la place d'honneur. Même un caméo en Catherine Tramell dans Last Action Hero fait davantage réagir les tabloïds. Bilan : des essais manqués et la difficulté de se débarrasser de son image de blonde froide et machiavélique.

À la question qui lui est posée lors d'un entretien journalistique dans le Première américain :

« Comment s'est déroulé votre premier rapport sexuel devant une caméra ? »

Stone répond :

« On ne sait pas vraiment comment faire. D'un côté, on ne veut pas dépasser les limites et avoir un comportement sexuel déplacé envers son partenaire, mais en même temps, il faut être assez libre pour pouvoir être crédible dans notre travail. Évidemment, on ne fait pas vraiment l'amour. La chose à savoir dans les scènes d'amour, c'est qu'elles sont tellement chorégraphiées qu'on dirait une danse. Sans cela, on ne verrait rien d'autre qu'une montagne de coussins [10]. »

Le jackpot de Casino

Sharon Stone à Cannes en 2002

En 1995, Martin Scorsese, qu'elle nomme affectueusement Marty, lui offre le rôle de sa vie dans Casino. Un rôle qu'elle souffle à son tour à Kim Basinger, ou encore Nicole Kidman, Madonna et même Melanie Griffith. Au summum de sa beauté et de son talent, loin de sa prestation initiale de tueuse en série, Sharon Stone appâte, épate, remporte une véritable reconnaissance artistique pour sa performance d'actrice et connaît un second apogée. Le rôle de cette prostituée de luxe qui sombre dans la drogue et l'alcool dont Robert De Niro tombe amoureux lui vaut un Golden Globe et une nomination à l' Oscar.

L'année suivante, Diabolique marque le début d'une descente aux enfers. Le film est descendu en flammes et son interprétation souffre de la comparaison avec l'incomparable Simone Signoret. Après avoir été « le coup du siècle » et gagné gros au casino, Sharon Stone ne casse plus rien malgré des rôles plus mûrs : Dernière Danse en 1996, qui lui tient à cœur et dans lequel elle joue une condamnée à mort, est une réflexion sur la peine capitale et marque son besoin de s'investir dans des projets essentiels. Les Puissants, film sur l'enfance malheureuse qu'elle coproduit, ne suscite qu'un faible intérêt.

Avec Sphère de Barry Levinson, elle prend des risques mais le film est un échec. Par la suite, Gloria sera également un échec, malgré un Sidney Lumet aux commandes. Elle devient La Muse, en 1999, dans lequel son ami Marty fait une petite apparition. Le rôle lui vaut une troisième nomination aux Golden Globe, vite étouffée par la sortie de Simpatico.

Après un mariage heureux avec un ponte de la presse, couronné par l'adoption d'un enfant, Sharon Stone Bronstein utilise son image à bon escient et brille par son engagement dans des causes humanitaires et actions caritatives : elle œuvre pour la paix, lutte contre le sida, la pauvreté, s'investit dans la cause des femmes. Pour la récolte des fonds, le visage de la star est sur tous les fronts.

En 2000, elle retrouve Woody Allen dans une gaillarde comédie, gentillette critique de l'exploitation mercantile des miracles. Morceaux choisis, d' Alfonso Arau, est interdit de projection car jugé anticlérical et antiautoritaire. Elle apporte ensuite son soutien à Anne Heche qui tourne If these walls could talk, deux téléfilms comportant trois volets chacun (alors que If These Walls Could Talk portait sur le thème de l'avortement, à trois époques différentes, If These Walls Could Talk 2 portait sur le thème de l'homosexualité féminine. C'est dans le 3e volet de If These Walls Could Talk que Sharon Stone jouait aux côtés d'Ellen DeGeneres).

L'équilibre de la star est vite ébranlé par une volée d'échecs professionnels : Une blonde en cavale fait courir le bruit que son talent est mort, sa participation récurrente à des séries TV n'arrange guère les choses et semble au contraire diminuer sa puissante aura. Face à ce lot de flops, Sharon Stone décide pour la seconde fois de dire stop : « Je pensais que j'avais vraiment besoin de m'échapper du métier. J'ai donc décidé d'arrêter de travailler, j'avais perdu confiance en moi [11]. »

Sharon Stone à San Francisco en 2004

Le , Sharon Stone est amenée par son mari Phil Bronstein aux urgences d'un hôpital de San Francisco, après avoir eu le « mal de tête le plus douloureux que j'aie jamais connu de ma vie ». Les médecins diagnostiquent alors de légers saignements internes générés par un anévrisme cérébral [12].

Cependant, des examens approfondis révèlent que l'hémorragie cérébrale, initialement diagnostiquée, est plus grave qu'annoncée. Les capacités d'élocution et de mobilité de l’actrice auraient même pu être affectées. La star de Basic Instinct s’est considérée comme « très, très chanceuse » d'avoir survécu. Les ruptures d'anévrisme sont en effet fatales à leurs victimes dans deux tiers des cas. « Apparemment, je ferais partie des 5 % de cas de rupture d'anévrisme où lorsque ça se rompt, c'est l'anévrisme lui-même qui rompt. C'est pour cela que je n'ai pas eu besoin de subir d'intervention chirurgicale. On m'a soignée avec des médicaments », a-t-elle déclaré. Sharon Stone prend alors une longue convalescence avant de finalement retrouver le cinéma [13].

Le 55e Festival de Cannes a eu pour jury, en 2002, trois actrices, cinq réalisateurs et été présidé par le réalisateur David Lynch. Sharon Stone a eu l’honneur de se voir proposer le statut de membre du jury. L'actrice a décrit le festival comme quelque chose de merveilleux. « J’adore y aller, c’est le berceau de ma naissance d’actrice », a déclaré la comédienne. Elle se souvient également de 1992: « Quand je suis arrivée à Cannes pour Basic Instinct, j'étais au chômage. Le lendemain de la projection, j'étais devenue une star. » Cette année-là, le jury a décerné la Palme d'or à Roman Polanski pour Le Pianiste.

Retour au cinéma

Les studios hollywoodiens font de nouveau appel à Sharon Stone : elle partage l’affiche de La Gorge du diable, avec Dennis Quaid ( 2003), de Catwoman ( 2004) avec Halle Berry, ou encore Broken Flowers en 2005 et, invitée au Festival de Cannes, elle ne pourra s’y rendre à cause du tournage de Basic Instinct 2.

Son retour avec Catwoman est à cause de son agent. Celui-ci l'avait effectivement prévenue qu'après toutes ses années de non succès elle devait faire un blockbuster, sinon les studios ne feront plus jamais appel à elle. « J'ai accepté » dit-elle « mais ça n'a pas changé grand-chose (Rires) ».

Désormais, Sharon Stone choisit ses rôles uniquement en fonction de ses envies. Elle tourne Secrets d'État film d'espionnage discrètement salué par la critique américaine, suivi par Broken Flowers de Jim Jarmusch.

Elle tourne ensuite Alpha Dog de Nick Cassavetes avec Justin Timberlake et Bruce Willis. L'actrice déclare : « Le film s'inspire de faits réels. C'est l'histoire d'un dealer, l'un des plus jeunes jamais recherché par le F.B.I. Un gang rival a enlevé son petit frère en représailles. Emile Hirsch et Justin Timberlake en sont les héros. Moi, je joue leur mère. Je l'ai rencontrée. Ce qu'elle a vécu l'a rendue obèse, folle, alcoolique, et elle a dû être internée. C'était un rôle dur, âpre, perturbant. Un rôle qui nécessitait des transformations physiques et mentales. Même s'il est court, c'est un rôle qui secoue, au sens propre comme au sens figuré. »

Basic Instinct 2

En 2005, elle est la vedette de Broken Flowers de Jim Jarmusch. Elle enchaîne avec Basic Instinct 2.

L'idée de donner une suite à Basic Instinct revient au producteur Mario Kassar. Il a contacté un couple de scénaristes (Henry Bean et Leora Barish), qui ont eu l’idée de confronter Catherine Tramell à un psychiatre [14].

Cependant, Sharon Stone a failli ne pas jouer dans Basic Instinct 2. L’actrice avait en effet poursuivi ces producteurs pour rupture de contrat et leur demandait 14 millions de dollars. Le rôle de Catherine Tramell intéressait Ashley Judd et Demi Moore alors en perdition. Mais en 2004, les poursuites se sont achevées et Basic Instinct 2 s’est remis en route [14].

Basic Instinct 2 sera tombé entre les mains de plusieurs réalisateurs et acteurs. David Cronenberg et John McTiernan ont été intéressés par le projet, mais devant les refus successifs de Kurt Russell, Bruce Greenwood et Benjamin Bratt, ils ont finalement décliné l’offre. C’est alors que Michael Caton-Jones a pris les commandes du film et l’acteur britannique, David Morrissey a accepté le rôle du psychiatre [14].

Sharon Stone a voulu que les scènes de sexe de Basic Instinct 2 qui sont ses dernières scènes de nudité au cinéma soient vraiment audacieuses. Elle a confié au journal Evening Standard : « J'ai dit au réalisateur que je pensais qu'on devait réserver la nudité totale pour la fin du film et qu'elle apparaisse de manière dérangeante et menaçante. Je la voulais très masculine. » Le film avait d'ailleurs d'abord été interdit aux moins de 17 ans par la censure avant que le réalisateur ne fasse quelques arrangements. Il est désormais interdit aux personnes de moins de 17 ans non accompagnées d'un adulte [15].

Sharon Stone, Gavin Newsom et Kimberly Guilfoyle Newsom au NCLR Spirit Awards, à San Francisco, le 24 avril 2004

Lors de sa venue à Paris pour la promotion du film, Sharon Stone a bien voulu parler de cette suite: « Je pense qu'il était intéressant dès le début de faire un film qui soit à la fois très classique, très bien construit mais également très surprenant, qui provoque des sensations fortes. Je pense que cette suite va dans ce sens. Elle tient très bien debout, elle a de la profondeur. Basic Instinct 2 est un film très intelligent où il y a une vraie puissance psychologique et se rapproche un peu des magnifiques films noirs des années 40 où des films d' Hitchcock. Des films qui ne pouvaient fonctionner qu'avec une base psychologique forte. » [16]

À sa sortie, Basic Instinct 2 a un démarrage critique (2,2 millions de dollars et une dixième place au classement). Le long-métrage ne réunit qu'environ 300 000 spectateurs dans l'hexagone pour sa première semaine en salles alors que le premier opus avait totalisé 4,6 millions d'entrées en fin de carrière. Le film aura coûté 70 000 000 $ pour 5 851 188$ de recettes.

Huff

Sharon Stone à la Berlinale 2007

Après le tournage de Basic Instinct 2, Sharon Stone a participé à la seconde saison d'Huff ! En fait, elle est apparue dans trois épisodes de la série de Showtime. Créé par Bob Lowry en 2004, « Huff » narre la remise en question d'un psychiatre après le suicide devant ses yeux d'un de ses patients : un jeune adolescent qui venait de déclarer son homosexualité à ses parents. Saluée par la critique mais quelque peu boudée par le public, la série est une miraculée. Aucun autre programme n'aurait survécu à la moyenne désastreuse de la première saison : à peu près 1 million de téléspectateurs. Huff, si. Et elle le doit au responsable des divertissements de la chaîne câblée, Robert Greenblatt, qui a soutenu la série envers et contre tout. Les participations exceptionnelles de la star pourraient aider Huff à doper son audience pour son retour à l'antenne en 2006 [17].

En 2010, elle joue le rôle du substitut du procureur, Jo Marlowe, dans la série New York, unité spéciale le temps des 4 derniers épisodes de la saison 11. Elle campe une ex-partenaire d' Elliot Stabler, devenue procureur. Dans le dernier et vingt-quatrième épisode de la saison 11, elle donne la réplique à Isabelle Huppert, également invitée sur le plateau de la série.

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