Sharon Stone

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Sharon Stone, est une actrice et productrice de cinéma américaine née le à Meadville, (Pennsylvanie).

Après des débuts dans le mannequinat, elle commence sa carrière de comédienne dans les années 1980. Le succès arrive seulement douze ans plus tard quand elle interprète Catherine Tramell dans le thriller sulfureux de Paul Verhoeven, Basic Instinct (1992). Ce succès lance sa carrière cinématographique. Sa performance dans Casino (1995) de Martin Scorsese lui vaut le Golden Globe de la meilleure actrice dans un film dramatique et une nomination aux Oscars. Ses autres succès incluent Total Recall, Mort ou vif ainsi que Broken Flowers. Malgré quelques déconvenues, elle reste une icône d'Hollywood et possède à ce titre son étoile sur le célèbre Walk of Fame de Hollywood Boulevard.

En parallèle à sa carrière cinématographique, Sharon Stone met sa célébrité au service de plusieurs causes humanitaires. Elle est ainsi l'ambassadrice de l'AmfAR, association de lutte contre le SIDA. En 2013, elle reçoit des mains du Dalaï-lama le Prix de la Paix pour son engagement, décerné par les lauréats du Prix Nobel de la Paix.

Biographie

Enfance et adolescence

Sharon Yvonne Stone naît en Pennsylvanie, dans une famille d'origine irlandaise aux revenus modestes. Elle est la deuxième d'une fratrie de quatre enfants, dont un grand frère Mike Stone, une petite sœur Kelly Stone et un petit frère Patrick Stone[1]. Sa mère, Dorothy Lawson, est mère au foyer et ex-comptable. Son père, Joseph Stone, est manufacturier[2],[3].

Depuis son enfance, Sharon Stone a su prendre des risques, affichant ouvertement sa différence, ou ce qu'elle nommerait plutôt des évidences. Elle n'aime pas les jeux d'enfants, elle préfère s'isoler pour lire, sa distraction favorite depuis l'âge de 3 ans. Dans la cour de récréation, elle annonce, désinvolte, à ses camarades médusés qu'elle sera la nouvelle Marilyn Monroe. Et, si elle ne parvient pas à s'imposer comme telle, elle deviendra ténor du barreau.

On dit que Sharon Stone est encouragée très tôt à développer tout son potentiel par des parents aux valeurs féministes: « Mon père m'a fait croire que ma condition de femme obérerait certains de mes choix ou mes possibilités de succès[4][réf. incomplète]. Être un féministe comme mon père dans une société d'ouvriers relève d'une grande stature ». Son père, ouvrier, pousse sa fille à viser sans complexe les postes les plus hauts sans craindre de concurrencer les hommes. Elle se révèle être une élève extrêmement intelligente, sautant des classes. Elle obtient une bourse qui lui permet de s'inscrire à l'université d'Edinboro. Brillante étudiante universitaire, elle revient à sa passion et obtient finalement un diplôme en Lettres et Beaux-Arts[5] et abandonne définitivement le droit.

Âgée de 17 ans à peine, elle s'inscrit à des cours d'art dramatique dans le cadre de ses études. Une fois celles-ci achevées, Sharon Stone remporte divers concours de beauté dont celui de Miss Pennsylvanie et part s'établir à New York[6]. Elle a 19 ans lorsqu'un agent la remarque et l'engage comme mannequin pour l'agence Eileen Ford[7],[8]. Stone parcourt alors le monde: New York, Milan, Tokyo, Los Angeles, Paris, Rio de Janeiro, Moscou[6]. Elle tourne des spots publicitaires, pose pour des magazines[8] et travaille pour des marques prestigieuses (dont Diet Coke et Revlon)[5]. Très demandée, Stone s'installe en Europe où au gré des campagnes de publicité, son physique commence à être connu du public. Mais, elle finit par se lasser d'une carrière de mannequin vedette. À son retour à New York en 1980, elle décide de faire carrière au cinéma.

La traversée du désert

Les débuts d'actrice sont difficiles pour Sharon Stone. Elle doit continuer son métier de mannequin contre son gré. Au cours d'un défilé de mode, Woody Allen voit en elle la femme idéale qu'il croisera du regard derrière la vitre d'un train. Il la sollicite pour une apparition furtive, non créditée, dans Stardust Memories. Claude Lelouch la contacte à son tour pour qu'elle figure deux minutes dans Les Uns et les Autres. Ces premiers pas au cinéma lui permettent de tenir un rôle un peu plus conséquent dans une petite série B d'horreur, La Ferme de la terreur de Wes Craven, avant d'enchaîner dans des téléfilms divers, partenaire de Rock Hudson dans l'un d'eux, et des séries comme Ricky ou la Belle Vie, Les Enquêtes de Remington Steele, Mike Hammer, Magnum et Hooker, entre 1982 et 1988. Les années 1980 marquent une période dans laquelle l'artiste se cherche.

Elle enchaînera, sans grand succès, de petits rôles au cinéma pendant une dizaine d'années. L'apprentie étoile joue aux côtés d'une toute jeune Drew Barrymore dans Divorce à Hollywood en 1984 et l'aventurière maladroite et bavarde dans Allan Quatermain et les Mines du roi Salomon et Allan Quatermain et la Cité de l'or perdu, films dans lesquels elle donne la réplique à Richard Chamberlain. Elle auditionne pour Liaison fatale mais Michael Douglas ne lui trouvant pas assez de piquant pour jouer les femmes fatales, elle laisse la place à Glenn Close. Son manque de notoriété serait aussi responsable du fait que Liaison fatale mais également 9 semaines 1/2 lui échappent. S'ensuivent des rôles plutôt oubliables comme celui d'une journaliste dans Police Academy 4 : Aux armes citoyens et une partenaire de charme pour Steven Seagal dans le film d'action Nico. Elle s'essaie péniblement à la science-fiction pour Beyond the stars en 1989, se fait évincer par Kim Basinger pour le Batman de Tim Burton, obtient un rôle à la Catherine Tramell dans L'Indomptée et ne comprend pas elle-même ce qui l'a poussée à tourner dans Les Arènes sanglantes, (Sangre y arena, un film de Javier Elorrieta, d'après le roman éponyme de Vicente Blasco-Ibáñez), drame ibérique qui la contraint à boire dès dix heures du matin pour les besoins de son rôle. Après ces échecs successifs, elle se voit contrainte de revoir ses cachets à la baisse[8] et, déprimée par les rôles interchangeables de blonde écervelée au service de séries B qu'on lui fait jouer, part se réfugier dans les bras paternels. Ce dernier lui conseille de s'accorder un temps de réflexion. « J'en avais assez. J'étais prête à décrocher. »

Après un an d'une retraite familiale, Sharon envisage sa carrière différemment et part en quête de rôles plus conséquents. Lors d'une audition en 1990, Paul Verhoeven la choisit pour son premier véritable second rôle, Total Recall. Elle incarne le personnage d'une tueuse face à Arnold Schwarzenegger. Le film est un succès, et on la voit en couverture de Playboy. Elle veut alors s’orienter vers des œuvres plus abouties ou plus complexes. Elle n'y parvient pas immédiatement mais elle tient un rôle remarqué dans L'Année de plomb de John Frankenheimer (1991). Suivent quelques revers comme Hitman, polar dans lequel elle a pour partenaire James Belushi et Forest Whitaker.

Révélation et consécration (1990-1995)

Sharon Stone est considérée comme une actrice mineure lorsqu'elle rencontre Paul Verhoeven durant les auditions de Total Recall (1990). Satisfait de sa prestation, le réalisateur la montre à Arnold Schwarzenegger, instigateur du projet, qui approuve son choix[9]. Verhoeven estime « avoir eu du flair en castant » Stone[10]. Il se souvient d'une scène en particulier, où le personnage qu'elle incarne est surpris par son mari en train de rouer de coups une autre femme. Son visage passe alors « de la haine la plus totale à l’angélisme le plus absolu »[9]. C'est cette séquence qui conduit le cinéaste à l'imposer dans son projet suivant, Basic Instinct (1992), contre l'avis de Michael Douglas et du producteur Mario Kassar[9]. Contrairement à plusieurs actrices célèbres, de Michelle Pfeiffer à Geena Davis, Sharon Stone n'a aucune réticence envers le caractère sulfureux du personnage de Catherine Tramell ou des nombreuses scènes dénudées[11]. Sur le tournage, la relation entre Paul Verhoeven et l'actrice se révèle compliquée. Aux dires du réalisateur, Stone oublie régulièrement son texte, ou ne parvient pas à maintenir un jeu correct, lui imposant de multiplier les prises, là où Michael Douglas n'en avait généralement besoin que de quelques unes[12]. Pourtant, il garde malgré tout une réelle estime pour sa performance et considère sa décision de l'engager comme « l'une des choses les plus audacieuses que j'aie faites ». L'actrice estime quant à elle que le rôle de Catherine Tramell est « le plus difficile que j'ai eu à jouer parce que le plus dissemblable de ma personnalité. J'en ai fait des cauchemars, du somnambulisme - je me suis réveillée deux fois habillée, dans ma voiture, pendant le tournage - et j'ai été dévastée lorsque c'était fini. Il m'a fallu du temps pour me remettre de cette expérience »[13].

Basic Instinct fait scandale à sa sortie, et déclenche notamment l'ire des ligues féministes et homosexuelles, pour son personnage ambivalent, ses scènes d'amour explicites, et surtout sa séquence où Sharon Stone décroise les jambes sans culotte, un « marqueur de la pop culture du XXe siècle » selon Libération[14]. L'actrice déclare s'être fait piéger par le réalisateur, qui lui aurait promis que rien n'apparaîtrait à l'écran, mais celui-ci assure avoir reçu son accord, et même avec enthousiasme[15],[16]. Quoi qu'il en soit, le film permet à Sharon Stone d'accéder à la célébrité dès la première projection du film, présenté en ouverture du 45e Festival de Cannes : « Avant sa présentation, j'étais « Who's That Girl? ». À la fin de la projection, j'étais devenue une star. Mais comme le lendemain, j'ai découvert qu'on m'avait tout volé dans ma chambre — de mes sous-vêtements à ma brosse à dents, en passant par mes lentilles de contact — j'ai vite compris qu'il y avait toujours un revers, même aux médailles les plus brillantes. Le rôle de Catherine Tramell m'a surtout permis de prouver que j'étais une véritable actrice, que je pouvais passer dans une catégorie de rôles qu'on ne m'avait encore jamais proposés. Il m'a fait connaître, reconnaître, et surtout donné une grande confiance en moi ». Le film est un grand succès commercial, avec plus de 352 millions de dollars de recettes pour un budget de 49 millions, et permet à Sharon Stone d'être pour la première fois nommée aux Golden Globes, dans la catégorie « meilleure actrice dans un film dramatique ». Sa performance est jugée « inoubliable » par le The Washington Post et l'actrice se voit comparée aux « blondes hitchcockiennes  », notamment avec Kim Novak dans Sueurs froides[17].

L'année suivante, elle apparaît dans le thriller érotique Sliver de Phillip Noyce. Le succès de Basic Instinct lui permet de négocier un salaire de 2,5 millions de dollars et un intéressement de 10% sur les recettes du film[18]. Ce dernier rencontre un succès commercial lors de sa sortie, avec près de 117 millions de dollars de recettes, malgré un accueil critique majoritairement négatif et une nomination pour le Razzie Award de la pire actrice attribué à Sharon Stone. L'actrice reprend ensuite brièvement le rôle de Catherine Tramell le temps d'une apparition dans le film d'action Last Action Hero avec Arnold Schwarzenegger. En 1994, elle donne la réplique à Richard Gere dans Intersection, remake du film français Les Choses de la vie de Claude Sautet, qui rencontre un échec aussi bien commercial que critique. Sharon Stone partage ensuite l'affiche de L'Expert avec Sylvester Stallone, film mêlant espionnage, thriller et action. Malgré les critiques négatives qu'il reçoit, le film est un succès commercial, avec un peu plus de 170 millions de dollars de recettes. L'année suivante, Sharon Stone se voit proposer le rôle principal du western Mort ou vif. Sa notoriété lui permet d'imposer Sam Raimi à la réalisation ainsi que Russell Crowe et Leonardo DiCaprio pour être ses partenaires. Le film est présenté hors-compétition lors du 48e Festival de Cannes et rencontre un succès commercial modéré, avec plus de 46 millions de dollars de recettes.

La même année, Sharon Stone joue l'un des rôles les plus marquants de sa carrière, celui de Ginger McKenna, une prostituée de luxe sombrant dans l’alcool et la déchéance, dans Casino de Martin Scorsese. Lorsqu'elle se présente à l'audition, le réalisateur, qui envisage également Kim Basinger, Nicole Kidman, Madonna ou Melanie Griffith, est immédiatement conquis par Sharon Stone chez qui il sent « une ténacité, un désir, un besoin profond de faire ce film » : « Sa contribution a été capitale. Par ailleurs, Sharon voulait vraiment se dépasser. Accomplir quelque chose qu'elle n'avait jamais accompli auparavant. J'ai senti qu'elle comprendrait le rôle et qu'elle serait capable de l'assumer ». L'actrice s'immerge intensément dans son rôle au point de ressortir du tournage physiquement épuisée[19]. Le film est un grand succès critique et commercial. La presse est unanime quant à la performance de Sharon Stone, considérée par beaucoup comme la meilleure de sa carrière. Variety parle de l'actrice comme d'une « révélation »[20] tandis que The New York Times la juge « spectaculaire et emblématique »[21]. Casino lui permet de remporter le Golden Globe de la meilleure actrice dans un film dramatique et d'être proposée pour l'Oscar de la meilleure actrice. Toujours en 1995, Sharon Stone reçoit son étoile sur le légendaire Walk of Fame de Hollywood Boulevard.

Succès et déconvenues (1996-2016)

L'actrice joue ensuite dans le thriller psychologique Diabolique, remake du film Les Diaboliques d'Henri-Georges Clouzot. Sorti en 1996, le film ne rencontre pas les faveurs de la presse et des spectateurs. La même année, elle apparaît dans le drame Dernière Danse dans lequel elle joue une femme condamnée à mort pour avoir commis un meurtre de sang froid. Deux ans plus tard, Sharon Stone donne la réplique à Dustin Hoffman et Samuel L. Jackson dans le film de science-fiction Sphère. Le succès n'est une nouvelle fois pas au rendez-vous. Elle est la voix de Princesse Bala dans le film d'animation Fourmiz (1998) avant d'être à l'affiche du drame intimiste Les Puissants, pour lequel elle est nommée aux Golden Globes, dans la catégorie « meilleure actrice dans un second rôle ». L'année suivante, Sharon Stone reprend le rôle de Gena Rowlands dans une nouvelle version du drame de John Cassavetes Gloria. Réalisé par Sidney Lumet, le film reçoit un accueil critique négatif et est un échec au box-office. Sa performance dans la comédie d'Albert Brooks La Muse lui apporte cependant une quatrième proposition pour un Golden Globe, cette fois dans la catégorie « meilleure actrice dans un film musical ou une comédie ».

En 2001, l'actrice est victime d'un accident vasculaire cérébral qui la tient éloigné des plateaux. L'année suivante, elle est membre du jury des longs métrages du Festival de Cannes, présidé par le réalisateur américain David Lynch. Après trois ans d'absence cinématographique, Sharon Stone apparaît, le temps de trois épisodes, dans la série The Practice : Bobby Donnell et Associés (2003). Le rôle qu'elle incarne, celui d'une avocate excentrique, lui permet d'obtenir le Primetime Emmy Award de la meilleure actrice invitée dans une série télévisée dramatique. Sur les conseils de son agent, l'actrice accepte ensuite deux films à vocation populaire, le premier étant le thriller La Gorge du diable (2003) dans lequel elle joue l'épouse de Dennis Quaid et la mère de Kristen Stewart. Le deuxième est Catwoman (2004) avec Halle Berry, considéré comme l'un des pires films jamais réalisés. Sa performance dans Broken Flowers de Jim Jarmusch en 2005 est saluée par la critique. Le New York Magazine écrit : « Sharon Stone, dans le rôle d'une veuve mi-hippie, mi-ouvrière, démontre qu'elle n'est pas seulement sexy, mais aussi drôle et rusée »[22]. L'actrice reprend son rôle de Catherine Tramell dans Basic Instinct 2 en 2006. Le film reçoit un accueil désastreux de la part de la critique. Le site Rotten Tomatoes résume ainsi l'avis de la presse : « Incapable de rivaliser avec le suspense et l'ardeur de son prédécesseur, Basic Instinct 2, avec son intrigue grotesque et prévisible, est d'une médiocrité qui confine au génie »[23]. Alors que le film devait marquer son grand retour au cinéma, Sharon Stone apparaît ensuite dans plusieurs films indépendants dont les sorties aux États-Unis sont limitées, principalement destinées au direct-to-video, et quasi-inexistantes en France.

En 2010, Sharon Stone joue le rôle d'un substitut du procureur dans la série New York, unité spéciale, le temps des quatre derniers épisodes de la onzième saison. L'expérience se révèle « humiliante » pour l'actrice, amère sur le déclin de sa carrière : « J’avais travaillé avec les meilleurs de cette industrie, et de là je me suis dit que j'étais vraiment revenu au bout du chemin »[24]. Elle tient ensuite le rôle principal féminin de Largo Winch 2 aux côtés de Tomer Sisley. Le tournage se révèle plus heureux que le précédent, notamment grâce à sa collaboration avec le réalisateur Jérôme Salle : « Il a été si prévenant avec moi, si patient, si drôle aussi ; il m'a aidé à devenir une nouvelle actrice. Cela a été merveilleux de travailler avec lui »[25]. Dans le biopic Lovelace (2013), sur l'actrice pornographique Linda Lovelace, Sharon Stone incarne la mère de cette dernière. La même année, elle donne la réplique à Woody Allen et John Turturro dans Apprenti Gigolo où elle incarne une dermatologiste cherchant à vivre un ménage à trois. En 2014, Sharon Stone est pour la première fois de sa carrière l'héroïne d'une série télévisée. Dans Agent X, l'actrice joue le rôle de la vice-présidente des États-Unis chargée d'assurer la protection de la Constitution lors d'une période de crise sans précédent. La série est cependant annulée dès la première saison en raison de son insuccès auprès des téléspectateurs[26].

Retour (depuis 2017)

Alors que ses apparitions au cinéma se raréfient, l'actrice déclare dans un entretien avec Madame Figaro : « Je ne trouvais pas de rôle qui me plaisait suffisamment. J’ai tourné avec les plus grands cinéastes, Woody Allen, Paul Verhoeven, Martin Scorsese, Jim Jarmusch, alors je peux me permettre d’être exigeante, non ? Je ne me sens plus du tout l’obligation de jouer le jeu du star-système et d’accepter n’importe quel rôle. L’époque est révolue où je tournais un film par an, dont plusieurs furent d’ailleurs des flops »[27]. En 2017, elle est l'une des nombreuses artistes à faire une apparition dans The Disaster Artist de James Franco[28]. L'année suivante, Sharon Stone tourne sous la direction de Steven Soderbergh dans la mini-série Mosaic. Elle y joue le rôle d'une auteure à succès de livres pour enfants, tuée lors du Réveillon de la Saint-Sylvestre. Avant sa diffusion sur la chaîne HBO, Mosaic est proposée au format interactif via une application mobile, où chaque utilisateur peut interagir avec les personnages et influencer l'histoire[29]. La mini-série reçoit des critiques élogieuses et permet à Sharon Stone de voir sa prestation acclamée à l'unanimité. Elle est jugée « magistrale » par The Daily Beast[30] et « phénoménale » par Collider, qui ajoute que « sa carrière devrait, espérons le, connaître un important renouveau »[31]. Pour Libération, l'actrice « irradie : elle n’a jamais été actrice à ce point »[32] et Rolling Stone estime qu'il s'agit de son « meilleur rôle depuis des années »[33].

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