Service écosystémique

Les écosystèmes et plus généralement la biodiversité soutiennent et procurent de nombreux services dits services écologiques ou services écosystémiques, généralement classés comme bien commun et/ou bien public car vitaux ou utiles pour l'humanité, les autres espèces et les activités économiques, dont en ville rappelle l'UICN[1].

La pollinisation par les abeilles, bourdons, autres apidés, papillons et parfois oiseaux (colibri) ou certaines chauve-souris est un des nombreux exemples de service écosystémique. Elle est indispensable à la fructification de nombreuses espèces cultivées (dont arbres fruitiers) par l'Homme.
D'autres services rendus sont l'élimination des déchets et de la matière organique par les détritivores. Ce service est notamment assuré par les bousiers qui contribuent aussi à enrichir les sols, à les décolmater, et à la bonne germination de certaines plantes.
Les zones humides sont à la fois des stations d'épuration et de recharge des nappes pour la nature, des puits de carbone (très efficients pour les tourbières alcalines par exemple) et des sources de poisson, gibier et plantes utiles pour l'homme. Sur une faible partie du territoire, elles assurent de nombreuses autres fonctions écologiques et aménitaires importantes.

Les notions d'évaluation (économique et parfois marchande) de la biodiversité et des services fournis par les écosystèmes, basée sur une vision anthropocentrée de la nature ont émergé dans les années 1970-1990 avec notamment les travaux de Westman (1977)[2] puis de Randall (1988)[3], Pearce & Moran en 1994[4] et de Perrings (1995)[5].Elles ont pris une ampleur internationale avec l'Évaluation des écosystèmes pour le millénaire (2005) puis les objectifs d’Aichi, et nationale, dont en France via une « expertise collective » pilotée par l’INRA sur le thème agriculture-biodiversité, dans la stratégie nationale pour la biodiversité ou encore dans un travail d'«évaluation de la biodiversité et des services liés aux écosystèmes» animé par B. Chevassus-au-Louis au Centre d'analyse stratégique et de premiers travaux sur la « valeur sociale » des Parcs nationaux. Selon JJM Salles, ces notions « suscitent encore un large débat, tant au sein de la communautéscientifique, qu'auprès des décideurs publics susceptibles d'en utiliser les résultats »[6].

La notion de bon état écologique décrit la bonne santé d'un écosystème et garantit la quantité et la qualité des services fournis par lui tout en en dépendant.