Seine

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La Seine
La Seine à Rouen.
La Seine à Rouen.
Carte topographique du bassin de la Seine.
Carte topographique du bassin de la Seine.
Caractéristiques
Longueur 777 km [1]
Bassin 79 000 km2
Bassin collecteur Bassin de la Seine
Débit moyen 563 m3/s ( Le Havre)
Régime Pluvial océanique
Cours
Source Plateau de Langres
· Localisation Source-Seine, Côte-d'Or, France
· Altitude 446 m
· Coordonnées 47° 29′ 10″ N, 4° 43′ 01″ E
Embouchure Manche
· Localisation Le Havre/ Honfleur, Normandie, France
· Altitude 0 m
· Coordonnées 49° 26′ 02″ N, 0° 12′ 24″ E
Géographie
Principaux affluents
· Rive gauche Yonne, Loing, Eure, Risle
· Rive droite Ource, Aube, Marne, Oise, Epte
Pays traversés Drapeau de la France  France
Principales localités Troyes, Melun, Paris, Rouen, Le Havre

Sources : SANDRE:« ----0010 », Géoportail, Banque Hydro

La Seine ( prononcé [ ˈ s ɛ n]) est un fleuve français, long de 776,6 kilomètres [1], qui coule dans le Bassin parisien et arrose Troyes, Paris, Rouen et Le Havre. Sa source se situe à 446 m d'altitude [2] à Source-Seine, en Côte-d'Or sur le plateau de Langres. Son cours a une orientation générale du sud-est au nord-ouest. Elle se jette dans la Manche entre Le Havre et Honfleur. Son bassin versant, d'une superficie de 79 000  km2 [3], intéresse près de 30 % de la population du pays.

Hydronymie

La forme la plus ancienne se trouve chez César Sequana, Ier siècle Ier siècle av. J.-C. [4] ; le grec Strabon au Ier siècle écrit : (S)epkoanas [4]; Ptolémée Sekoana au IIe siècle [5]; Sequana, 558 [6]; Segona, Sigona au VIe siècle [6]; Secana ou Sequana au XIIIe siècle [7].

La plupart des spécialistes considèrent l’origine du nom Sequana comme obscure. Certains [Qui ?] y voient une erreur de transcription d'un ou de plusieurs mots celtiques différents. D'autres [Qui ?] un hydronyme préceltique, au motif que le groupe [kʷ] n'existe pas en celtique gaulois (et brittonique), où il a évolué en [p] (exemple : pinp[etos] « cinq[uième] » en gaulois [8], pimp en gallois, pemp en breton, par contre irlandais cinc, latin quinque > cinq etc. Ils procèdent tous de l'indo-européen *pénkʷe). Cependant, cette évolution a pu se produire postérieurement à l'attribution du nom Sequana par les premiers arrivants celtes : ceux-ci semblent en effet avoir parlé un « proto-celtique » où la mutation /kʷ/ > /p/ n'était pas encore réalisée, comme l'attestent certaines inscriptions celtibères retrouvées en Espagne.

Mais rien n'empêche une réinterprétation du nom en *se-ku-ana [9]. L'élément -ana est fréquent par ailleurs en hydronymie et en toponymie. Il apparaît sous la forme à l'accusatif anam dans le glossaire d'Endlicher [10], il y est traduit par le latin paludem [11] (accusatif de palus, -udis « étang, marais »). Le nom de l'Yonne contiendrait plutôt l'élément -onno cf. onno donné pour flumen « cours d’eau, rivière, fleuve », lui aussi répandu, dans ce même glossaire. On peut douter de la celticité de ces deux termes, notamment du mot onno, utilisés pourtant en gaulois, semble-t-il [11].

Pour expliquer Sequana, Ernest Nègre a proposé un hypothétique thème préceltique *seikw « verser, couler, ruisseler » suivi du suffixe gaulois -ana [12]. Jacques Lacroix le fait dériver d'un radical (S)Ico- « eau » [pas clair] [13].