Saumur-champigny

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Saumur-champigny
image illustrative de l’article Saumur-champigny
Dans les vignes de Souzay-Champigny

Désignation(s)Saumur-champigny
Appellation(s) principale(s)saumur-champigny
Type d'appellation(s)AOC
Reconnue depuis1957
PaysDrapeau de la France France
Région parentevallée de la Loire
Sous-région(s)Anjou (Saumurois)
LocalisationMaine-et-Loire
Climattempéré océanique dégradé
Solargilo-calcaires, sables éoliens, sur fond de craie turonienne
Superficie plantée1 580 hectares
Cépages dominantscabernet franc N[N 1]
Vins produitsrouges
Production83 000 hectolitres
Pieds à l'hectareminimum 4 000 ceps à l'hectare
Rendement moyen à l'hectare57 à 69 hl/ha

Le saumur-champigny[N 2] est un vin rouge d'appellation d'origine contrôlée produit sur une petite partie du Maine-et-Loire, entre Saumur et Montsoreau. Cette appellation fait partie du vignoble de la vallée de la Loire.

Histoire

Scène de vendanges au pied du château de Saumur, c. 1440.
Septembre, détail, Les Très Riches Heures du duc de Berry

Antiquité

C'est au IVe siècle que la vigne se propage sous l'impulsion de saint Martin et ses disciples[1]. Plus sûrement, on a trouvé des outils de tonnelier dans un marais proche de Saint-Just-sur-Dive au pied de l'ancien village de Saumoussay. Différents noms de lieux sont inspirés d'origine latine au sein du vignoble, dont les Villaises (villa) à Saint-Cyr-en-Bourg. Les trouvailles archéologiques d'objets d'origine gallo-romaine sont nombreuses depuis le début du XIXe siècle (collection de monnaies, tuiles à rebord, bases de pressoir, four de tuilier, bains...).

Moyen Âge

Au Xe siècle, grâce au développement des voies de communication, les vignobles de la Loire et donc de Saumur se développent[2]. Lorsque Henri II, comte d'Anjou, accède au trône d'Angleterre en 1154, le vignoble angevin connaît un véritable essor[2]. Du Moyen Âge au XVe siècle, le vignoble de Saumur est en pleine expansion de par l'action de la bourgeoisie[2]. À partir du XIIe siècle, Saumur devient une importante place de négoce des vins[3]. Localement, les deux grandes abbayes de Saint Florent de Saumur et de Fontevraud développent la pratique de la viticulture sur le plateau dominant Saumur. Les terres viticoles sont lentement arrachées à la forêt à partir du XVe siècle.

Période moderne

Le vignoble de Saumur connaît un dynamisme commercial important. Les vins de Morains et de la Perrière sont particulièrement recherchés. Les pratiques viticoles s'améliorent notablement par la pratique du tri grâce à l'intérêt de la bourgeoisie et de la noblesse locales. Le cépage dominant est un cépage blanc, le chenin à 80 %, mais le cabernet appelé localement Breton, en rouge, est particulièrement demandé après 1740. Les villages du coteau Saumurois entre Montsoreau et Saumur sont peuplés essentiellement de vignerons et de tonneliers dont une bonne part vit en troglodytes.

Période contemporaine

À partir de 1789, la Révolution française a des effets dévastateurs sur le vignoble angevin, à travers les guerres de Vendée[2]. La crise du phylloxéra touche durement le vignoble à la fin du e siècle. Création de l'appellation en 1957[4]. Apparition de l'enjambeur dans les années 1960-1970 qui remplace le cheval. Les techniques en viticulture et œnologie ont bien évolué depuis cinquante ans (vendange en vert, table de triage, cuve en inox, pressoir électrique puis pneumatique, etc.).

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