Royal de luxe

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Royal de luxe
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Cadre
Forme juridique Association loi de 1901
But Théâtre de rue
Zone d’influence Monde
Fondation
Fondation 1979
Fondateur Jean-Luc Courcoult
Véronique Loève
Didier Gallot-Lavallée
Identité
Siège Porte Saint-Pierre, place Maréchal-Foch, Nantes
Direction artistique Jean-Luc Courcoult
Membres 16 à 60 comédiens- techniciens
Site web http://www.royal-de-luxe.com/

Royal de luxe est une compagnie de théâtre de rue française, fondée en 1979, à Aix-en-Provence [1] par Jean-Luc Courcoult, Véronique Loève et Didier Gallot-Lavallée [2], basée à Nantes depuis 1989. Son propos est de faire irruption dans l' espace public, notamment par le détournement d'objets et le recours au gigantisme. En cela, la compagnie est représentative de la mouvance de la reconquête de la rue et du quotidien par le merveilleux et les arts du spectacle, apparue dans les années 1960 et 70, dans la lignée de Michel Crespin. Parmi les créations les plus connues de Royal de luxe par le grand public, on peut citer la Saga des Géants.

Chronologie de la compagnie

Les débuts

Dans la lignée de la pensée Mai 68, et du refus des traditions, des artistes, dont Michel Crespin, élaborent une réflexion originale sur l’espace urbain et sa reconquête. À la fin des années 1970, toute une génération de « cogne-trottoirs » et de saltimbanques donne naissance à Délices Dada ou Ilotopie. Royal de luxe participe à ce mouvement.

La compagnie Royal de luxe est fondée en 1979, à Aix-en-Provence, mais s'installe rapidement au hameau de La Taule, entre Saint-Jean-du-Gard et l'Estréchure, petite commune cévenole, autour de Jean-Luc Courcoult, Véronique Loève et Didier Gallot Lavallée étudiants en rupture avec le système d’enseignement académique [1].

Les débuts de l’équipée sont ceux d'une compagnie de rue : pas de chauffage, pas d’argent. Mais, les contraintes, engendrées par le manque de moyens, stimulent l’imaginaire des membres de la compagnie qui possèdent le goût du travail collectif, de la récupération et du détournement d'objets : baignoires, aspirateurs, lits s’animent et deviennent les protagonistes d’un monde extraordinaire. Royal de luxe commence à se distinguer par ses performances, avec Le Cap Horn (1979), Les Mystères du grand congélateur ( 1980), Publicité Urbaine ( 1982-1983), Le Bidet cardiaque et La demi-finale de Waterclash ( 1983) [1].

La troupe quitte Saint-Jean-du-Gard fin 1984, pour squatter un château près de Toulouse. La municipalité tolère l’occupation des lieux, mais n’accorde aucune aide financière. Royal de Luxe continue son exploration de différentes formes de théâtre de rue : spectacles de 15 minutes (La demi-finale de Waterclash), spectacles ambulants (La péniche sur les boulevards de Toulouse), spectacles squattant un lieu (La maison dans les arbres). La troupe commence à se construire un réseau de diffusion à l’étranger, notamment grâce au succès de Parfum d’amnésium (créé en 1987 et plus connu sous le nom de Roman photo tournage).

Premières œuvres

La même année, l’ Association française d'action artistique du ministère des Affaires étrangères lui confie une mission d’ambassade artistique au Maroc, qui sera décisive pour la reconnaissance institutionnelle du Royal de luxe [réf. nécessaire].

En 1989, la mairie de Toulouse lui refuse son soutien financier. Royal de luxe lance un appel, dans la presse nationale, pour trouver un autre lieu d'implantation [réf. nécessaire]. Nantes met à sa disposition un hangar de 10 000 m2.

Là, commence la création d’un spectacle qui marque un tournant pour la compagnie : La Véritable Histoire de France. Ce spectacle est présenté pour la première fois à Avignon [3], sur la place du Palais des Papes, en , avant de tourner dans dix villes coproductrices, puis en Europe en 1991 [4].

En 1992, l’équipe traverse l’ océan Atlantique, à destination de l' Amérique du Sud, à bord d’un cargo, avec le groupe Mano Negra, rejoints par la compagnie du chorégraphe Philippe Decouflé (dont Christophe Salengro faisait partie à l'époque) et du marionnettiste Philippe Genty. C’est l’opération Cargo 92, anniversaire anti-conventionnel de la découverte des Amériques [5]. Ce voyage est, lui aussi, cofinancé par la ville de Nantes. Une de ses rues est reproduite à l’identique à bord du bateau par les soins de Royal de luxe. La Véritable Histoire de France est jouée sept fois dans des ports de la façade Atlantique d’ Amérique latine [6].

D'autre part, en 1992, Royal de luxe, en collaboration avec une compagnie, fabrique un manège pour les vingt ans de la marque de vêtements Catimini. Le Manège Catimini.

La compagnie subventionnée

Cette même année, Royal de luxe se voit attribuer le statut de compagnie « hors commission ». Cela lui garantit l’attribution de subventions directement négociées avec l’État, évitant l'avis de la commission des experts.

De retour d’Amérique latine, la compagnie s’enferme quatre mois pour créer Les embouteillages, un spectacle dans lequel une vingtaine de véhicules parcourent la ville, entre h 30 et h. La performance est organisée sans rendez-vous avec le public, ce qui devient ensuite l’une des particularités de Royal de luxe. C'est ainsi que Le Géant tombé du ciel arrive dans la ville du Havre, en 1993. Le géant voyage durant toute l’année 1994 : à Calais, pour l’ouverture du tunnel sous la Manche, à Nîmes, à Nantes et à Bayonne. Sa visite impromptue est toujours un triomphe, le Royal prépare d’autres aventures dans cette lignée.

Après voir créé, puis présenté une quarantaine de fois, à partir de 1995, Le Peplum, ( péplum pharaonique, théâtral et parodique), la compagnie s’engage en dans une aventure théâtrale au Cameroun. Royal de luxe et le Géant reviennent de ce voyage en 1998, accompagnés d’un enfant noir de six mètres de haut. Les visites du Géant et de son jeune ami s’inscrivent dans la même continuité narrative, en France et au Cameroun.

En 1999, Royal de luxe crée un spectacle plus léger : Petits contes nègres, titre provisoire. La même année François Delarozière fonde la compagnie La Machine.

En , la compagnie reprend les pérégrinations des marionnettes géantes, avec des girafes d’une dizaine de mètres de haut, dans les villes du nord de la France. Jean-Luc Courcoult définit ses interventions comme « dix minutes de choc esthétique ».

En , à l'occasion des festivités liées au 500ème anniversaire de la ville, le Royal de luxe revient au Havre avec un petit et un grand géant (enfant noir, scaphandrier).

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