Rouffignac-de-Sigoulès

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Rouffignac-de-Sigoulès
Le village de Rouffignac-de-Sigoulès.
Le village de Rouffignac-de-Sigoulès.
Blason de Rouffignac-de-Sigoulès
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France  France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Bergerac
Canton Sud-Bergeracois
Intercommunalité Communauté d'agglomération bergeracoise
Maire
Mandat
Alain Castang
2014-2020
Code postal 24240
Code commune 24357
Démographie
Population
municipale
341 hab. (2014 en diminution de 0,87 % par rapport à 2009)
Densité 52 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 47′ 02″ nord, 0° 26′ 57″ est
Altitude Min. 62 m
Max. 163 m
Superficie 6,52 km2
Localisation

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Rouffignac-de-Sigoulès

Rouffignac-de-Sigoulès est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie

Situation

La Gardonnette presque à sec en été, en contrebas du château de Bridoire, en limite des communes de Ribagnac et Rouffignac-de-Sigoulès.

Rouffignac-de-Sigoulès est une commune située dans le Sud de la Dordogne, dans le Bergeracois et le Périgord pourpre. Elle est localisée sur la route départementale 933 (ancienne nationale 133) entre Bergerac et Marmande. La commune fait partie de l' aire urbaine de Bergerac, dans le canton de Sigoulès et de la communauté de communes des Coteaux de Sigoulès.

Elle est bordée à l’Ouest et au Nord par la commune de Pomport dont elle est séparée par le ruisseau du Courbarieux de Labarde qui prend sa source vers La Desvignes et se jette dans la rivière Gardonnette juste après le lieu-dit Pissegasse. La limite Est est formée par la commune de Monbazillac dont la bordure est déterminée par le ruisseau des Giroux ou de Fontindoule qui prend sa source vers le lieu-dit Tabardine. Il rejoint la Gardonnette face au château de Bridoire.

Au sud, les communes de Ribagnac, Singleyrac et Flaugeac sont mitoyennes et leur limite est matérialisée par la rivière La Gardonnette. Elle longe Rouffignac-de-Sigoulès au Sud dans un vallon qu’on appelait autrefois « le vallon de Vaucaucourt » (ou Vaucocour). Ce nom est issu d’une noblesse issue du Périgord Vert, du côté de Thiviers, qui avait quelques possessions dans la région car, dans l’église de Sigoulès, les nobles de Vaucocourt du Cluzeau avaient leur chapelle avec porte donnant directement sur l'extérieur.

La Gardonnette prend sa source près du bourg de Bouniagues en bas de Labadie et plus exactement à La Rayre dans la commune de Colombier. Elle passe à Pomport et rejoint la Dordogne en amont de Gardonne d’où son nom. Gardoneta est un diminutif de Gardone, un nom qui apparaît au XIIIe siècle, en 1226 plus exactement, et vient d'une base pré celtique vard (que l'on retrouve dans le Gardon, le Gard ou le Verdon), accompagnée d'un suffixe gaulois, -ona, présent lui aussi dans le nom d'autres rivières ou sources.

Voies de communication

La route départementale 933 qui traverse Rouffignac, va de Périgueux à l' Espagne en passant par Mont-de-Marsan et Saint-Jean-Pied-de-Port.

Elle existait dans un état déplorable et sans accotements jusqu'au e siècle. En 1830, sous le règne de Louis-Philippe, il a été décidé de la refaire entièrement et une première étude fut entreprise. Devant la lenteur du préfet de l’époque à engager les travaux, les habitants de Rouffignac et des communes avoisinantes firent des pétitions envoyées directement au ministre des Travaux publics qui répondit qu'il était impossible de débloquer des fonds. Finalement, elle a été classée route royale numéro 133 et, le 6 janvier 1832, après d’autres études de faisabilité et de tracé, le conseil général décida de prendre en charge la moitié des dépenses et les travaux purent commencer. Ils consistaient en un alignement du tracé, un nivellement, un remblaiement et un encaillassage total. C’est à cette époque qu’a eu lieu la construction du pont sur la Gardonnette, renforcé de deux arches de secours dans les années 1840.

Sous le règne de Napoléon III cette route devint Route Impériale numéro 133 et enfin route nationale 133. Elle était entièrement bordée d’ ormeaux qui ont été coupés en 1951. En 1900, la route n’est pas encore goudronnée et beaucoup de « têtes de chats » (pierres au profil aigu) dépassent. Elle n’a finalement été revêtue qu’aux alentours des années 1920.

Elle suit à peu près la route Napoléon [pas clair], traversant la commune du Nord au Sud. Sa largeur aurait dû être de 13 mètres si le plan d’alignement des Ponts et Chaussées des années 1950 avait été appliqué. En 1962, pour alléger les charges de l’état, la nationale 133 s’est retrouvée rétrogradée en Départementale 933. De ce fait, sa largeur imposée n’était plus que de 11 mètres au grand soulagement de certains propriétaires.

Cette route vient de Bergerac au Nord et débouche sur la commune après une longue ascension des coteaux par la côte du Peyrat jusqu’à une altitude de 160 mètres environ. Une portion droite de 1,2 kilomètre, mène au bourg. Cette portion n’a pas toujours été droite, elle faisait une courbe du côté de Bel Air. Dans le bourg elle n’avait pas la même trajectoire, un redressement du tracé et un changement d’assiette a eu lieu. La route arrivait presque face à une grosse bâtisse dotée d’un grand porche qui était une auberge routière et servait de relais de poste et de diligence aux alentours des années 1800. Elle a été aussi le siège de la régie des tabacs vers 1930. Le relais de poste s’est trouvé ensuite transféré là où subsiste L’Auberge de Monbazillac et la route reprend à cet endroit son tracé actuel. La route ressortait au Sud par un gué traversant la rivière Gardonnette à la hauteur du Moulin de Pierrot situé sur la commune de Flaugeac mitoyenne. Il a été utilisé jusque dans les années 1950 presque uniquement pour faire passer les charrettes ou bien les vaches. Ensuite, il y a eu un pont vers 1830 et enfin, un changement de tracé qui a coupé des virages dangereux en 1980.

À partir de 1834, elle est bordée de bornes kilométriques car le 15 novembre 1833 a été décrété l’exécution de la mesure prescrivant le placement de bornes kilométriques le long des routes Royales et départementales. L’entretien des routes secondaires était assuré par les habitants de la commune car chaque propriétaire devait donner 3 jours durant l’année pour leur réfection.

Rouffignac-de-Sigoulès dispose de deux chemins de randonnées aux boucles imbriquées dont la première permet de couvrir une distance de 10 kilomètres et la seconde de 6 kilomètres. Ils font partie d'un ensemble de chemins couvrant la totalité de la Communauté de Communes pour un développement total de 300 kilomètres, tous interconnectés, ils bénéficient de la signalisation normalisée. Le tracé des randonnées est récapitulé sur un panneau se situant sur le parking face à la salle des fêtes, le départ s'effectue devant la mairie.

Communes limitrophes

Carte de Rouffignac-de-Sigoulès et des communes avoisinantes.
Communes limitrophes de Rouffignac-de-Sigoulès
Pomport Rouffignac-de-Sigoulès Monbazillac
FlaugeacSingleyrac Ribagnac
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