Robert-Aglaé Cauchoix

Robert-Aglaé Cauchoix
Naissance
Cormeilles-en-Parisis (France)
Décès (à 68 ans)
Deuil-la-Barre (France)
Domicile27 quai Voltaire
NationalitéFrançaise
DomainesOptique
InstitutionsBureau des longitudes
Renommé pourLunettes astronomiques, lunettes polyaldes
L'hôtel de la Prévauté, sur la place de l'église à Cormeilles-en-Parisis, maison natale de Robert-Aglaé Cauchoix

Robert-Aglaé Cauchoix, né le à Cormeilles-en-Parisis (Val-d'Oise) et mort le à Deuil, était un opticien français fabricant de lunettes astronomiques.

Biographie

Robert-Aglaé Cauchoix naquit le 24 avril 1776 dans la maison d'angle de l'ancien hôtel de la Prévôté que son père, l'avocat parlementaire Antoine Cauchoix, avait acquis en 1760[1]. Il étudia aux collèges de Navarre et de Lisieux avant de se consacrer en 1792 à la carrière d'opticien[2] puis d'établir ses activités vers 1803 au Collège des Grassins puis au 27 quai Voltaire[3].

Il se maria en 1800 à la fille d'un autre opticien, monsieur Gonichon[2]. À partir de 1813, il travailla avec Jean-Baptiste Biot sur le sujet de la polarisation[4], avant de partir en Angleterre pour un voyage dont il ramena la technologie des « verres périscopiques »[2] inventés par Wollaston.

Il a reçu en 1819 une médaille d'argent de la Société d'encouragement pour l'industrie nationale. Cette société lui a donné une médaille d'or en 1824 pour une lunette achromatique d'un pied d'ouverture, en même temps que Noël-Jean Lerebours[5]. Aimé Guinand, fils de Pierre-Louis Guinand lui a fourni du verre flint pour fabriquer des lentilles achromatiques. Le verre flint a ensuite été réalisé en France grâce à une coopération entre Henri Guinand et Georges Bontemps qui ont été récompensés en 1840 par un prix de 10 000 francs de la Société d'encouragement.

Il a construit en 1823 une lunette de 0,30 m d'ouverture qu'il a vendu en 1829 à l'astronome amateur anglais James South; en 1831, il vendit une lunette de 0,33 m à un autre amateur.

Ses lunettes lui valurent la Légion d'Honneur en 1834 après l'exposition de deux lunettes d'un diamètre hors du commun à son époque[4]. Il se retira peu après à Deuil où il assuma les fonctions de maire de la commune de 1835 à 1844[4] cédant son affaire à son neveu, Rossin[3]. Il mourut le 5 février 1845[4].

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