René Barjavel

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René Barjavel
Naissance
Nyons, France
Décès (à 74 ans)
Paris, France
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres
Adjectifs dérivés Barjavélien

Œuvres principales

René Barjavel, né le à Nyons ( Drôme) et mort le à Paris, est un écrivain et journaliste français principalement connu pour ses romans d' anticipationscience-fiction et fantastique qui expriment l'angoisse ressentie devant une technologie que l'homme ne maîtrise plus.

Certains thèmes y reviennent fréquemment : chute de la civilisation causée par les excès de la science et la folie de la guerre, caractère éternel et indestructible de l' amour ( Ravage, Le Grand Secret, La Nuit des temps, Une rose au paradis). Son écriture se veut poétique, onirique et, parfois, philosophique. Il a aussi abordé dans des essais l'interrogation empirique et poétique sur l'existence de Dieu (notamment, La Faim du tigre), et le sens de l'action de l'homme sur la Nature. Il fut aussi scénariste et dialoguiste de films, dont Le Petit Monde de don Camillo.

Biographie

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Jeunesse et débuts

Fils de boulanger, petit-fils de paysans, René Barjavel fait ses études au collège de Nyons puis à celui de Cusset (près de Vichy) dans l' Allier. Après le baccalauréat, il fait de nombreux métiers pour gagner sa vie : pion, employé de banque, conférencier… Il débute à dix-huit ans dans le journalisme au Progrès de l'Allier, à Moulins. En 1934, il écrit son premier essai, Colette à la recherche de l'amour, qui ne sera jamais publié. René Barjavel devient, en 1935, secrétaire de rédaction de la revue Le Document, puis chef de la fabrication aux Éditions Denoël. Il collabore à divers journaux, en particulier au Merle blanc, comme critique cinématographique.

La guerre

Pendant la guerre de 1939-1940, qu’il fait dans un régiment de zouaves [1], il développe alors un penchant antimilitariste. Affecté aux cuisines avec le grade de caporal-chef, sa tâche principale consiste à chercher et distribuer le ravitaillement [2]. Il est révolté par la condition du soldat et les mœurs militaires. Démobilisé en 1940, il fonde à Montpellier l' Écho des Étudiants et y fait débuter, entre autres, Jacques Laurent, François Chalais, Yvan Christ… De retour à Paris, qu’il ne quittera plus, il retrouve sa place de chef de fabrication chez Denoël [2]. Il publie une série de romans d'anticipation qui font de lui le précurseur de la vogue de la science-fiction française de l'après-guerre.

Il publie un roman, Ravage, en 1943. Ce roman, ainsi que trois nouvelles, seront publiés en feuilleton dans le journal collaborationniste et antisémite Je suis partout. Son deuxième roman d'anticipation, Le Voyageur imprudent, est publié en 1943 pendant l' Occupation sous forme de feuilleton, toujours dans l'hebdomadaire Je suis partout. Le journal inclut également une interview de l'auteur par Henri Poulain, publiée le 12 mars 1943 [3].

En 1944, il écrit un « Essai sur les formes futures du cinéma », Cinéma Total.

À la libération de Paris, il n'échappe pas à la vague de suspicion de l'époque. Dénoncé publiquement comme collaborateur par le Comité national des écrivains (CNE) en 1944-1945 [4], il est blanchi de ces accusations par certains de ses amis écrivains [Lesquels ?]. De plus, lorsque, pour les mêmes raisons, le même comité démet Robert Denoël de ses fonctions, Barjavel dirigera de fait la maison d'édition jusqu’à l'assassinat de l'éditeur le [5].

Après-guerre

Après la guerre, Barjavel mêle les activités de journaliste, de critique, de romancier et de scénariste. En 1946, il publie un grand roman d'amour, Tarendol, dont Julien Duvivier achète les droits pour le cinéma. En 1947, il fait, pour Georges Régnier, sa première adaptation et son premier dialogue de cinéma dans Paysans noirs.

Le manque d’argent et l’échec de Le Diable l’emporte sont un début de rupture avec sa carrière de romancier, il s’aventure dans le cinéma. La tuberculose et ses difficultés financières l’empêchent de réaliser Barabbas. Adaptateur, dialoguiste [6], le cinéma ne gardera pas un passage marquant, malgré son empreinte profonde dans de nombreux films, dont les Don Camillo, Les Misérables (de Jean-Paul Le Chanois), Les Chiffonniers d'Emmaüs, Le Mouton à cinq pattes, Le Guépard, etc. Il réalise aussi plusieurs courts métrages.

Après ce long intermède au cinéma pendant lequel il n'a presque rien publié, René Barjavel commence, avec La Nuit des temps, paru en 1968, et Le Grand Secret, une seconde carrière de romancier qui fera de lui un grand écrivain populaire. Il débute aussi une nouvelle activité de journaliste avec une chronique hebdomadaire au Journal du dimanche [7]. Il écrit également des chansons. Il se livre, quand il en a le temps, à une passion, la photographie en couleurs, illustrée par un album (Les Fleurs, la vie).

Avec La Faim du tigre, il croit couronner sa carrière, le ton et la conclusion en gardent cette marque, mais c’est Demain le Paradis, autrement plus optimiste, qui termine l’œuvre de l’auteur qui aura vécu un formidable renouveau depuis cet essai. Dans la préface de cet ouvrage (publié à titre posthume, en 1986), il mentionne comment le docteur Paul Carton, grâce à son extraordinaire médecine naturelle, lui permit d'élever ses enfants sans accident de santé. Alors qu'il venait consulter le médecin pour une otite dont souffrait son enfant, le Dr Carton lui déclara : « Monsieur, vous êtes un assassin ! » Il lui expliqua ensuite la conduite à tenir pour ne plus être confronté à de tels soucis de santé, ce que René Barjavel mit en œuvre avec succès.

René Barjavel meurt des suites d'une crise cardiaque en novembre 1985, à 74 ans.

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