Radiocommunication aéronautique

Un émetteur-récepteur d'un aéronef en vol au-dessus de L'Océan Atlantique Nord [1].
Émetteurs-récepteurs dans un cockpit
Antenne VHF 118 à 137 MHz et l' indicatif (radio) F-HBGB d'un aéronef français
Radiocommunication de surface

Les radiocommunications aéronautiques sont dans des bandes de fréquences du spectre radioélectrique, réservée à l'aéronautique par des traités internationaux. Elles sont utilisées pour les communications entre les pilotes et le personnel des stations au sol. Elle permet de transmettre des clairances et des informations importantes pour la sécurité de la circulation aérienne et l'efficacité de la gestion du trafic aérien [2].

Généralités

Historique

Article connexe : Opérateur radio-navigant.
Radiocommunication de contrôle vers 1936
Les principales circulations aériennes [3]
  • Les premières liaisons radios aéronautiques remontent au début du XXe siècle, à une époque où les ballons dirigeables et les avions communiquaient en radiotélégraphie par un opérateur radio-navigant d' aéronef dans la bande aéronautique des 900 mètres, dans la bande marine des 600 mètres (500 600 mètres (500 kHz) et dans la 450 mètres. Ainsi, en vol, une antenne pendante longue de 120 mètres à 450 mètres était déroulée pour établir les communications radios sur ces longueurs d'ondes. À l'extrémité de l' antenne pendante, un plomb de lestage portait l' indicatif radio de l' aéronef.
  • Dès 1932, en France, études pour une bande aéronautique VHF.
  • Dès 1935, début d'exploitation sur quelques canaux de la bande aéronautique VHF entre 150 MHz et 157 MHz (international en 1938) [4].
  • La bande aéronautique VHF mondiale est créée le [5] : elle s'étend alors de 108 MHz à 132 MHz avec, pour la radiotéléphonie, 70 canaux espacés de 200 kHz, toutes les centaines de kilohertz impaires, par exemple : 118,1 MHz, 118,3 MHz, 118,5 MHz, 118,7 MHz, etc.
    Puis, la bande aéronautique VHF est étendue avec 140 canaux espacés de 100 kHz.
    La sous-bande allouée au système de radionavigation est comprise entre 108 MHz à 117,5 MHz.
  • Dès 1959, la bande aéronautique VHF s'étend de 118 MHz à 136 MHz avec 180 canaux espacés de 100 kHz.
  • Dès 1964, la bande aéronautique VHF s'étend de 118 MHz à 136 MHz avec 360 canaux espacés de 50 kHz.
  • Dès 1974, la bande aéronautique VHF s'étend de 117,975 MHz à 136 MHz avec 720 canaux espacés de 25 kHz.
  • Dès le , la bande aéronautique VHF s'étend de 117,975 MHz à 137 MHz avec 760 canaux espacés de 25 kHz.
  • Depuis 1998, la bande aéronautique VHF s'étend de 108 MHz à 137 MHz.
    • La partie allouée à la radiotéléphonie est comprise entre 117,975 MHz et 137 MHz, avec des canaux espacés de 25 kHz en-dessous du niveau 195 et de 8,33 kHz (soit: 25 kHz/3) au-delà [6], [7].
  • Le , tous les équipements radioélectrique entre 117,975 MHz et 137 MHz sont avec les canaux espacés de 8,333 kHz pour toutes les approches, pour la plupart des fréquences utilisées par les organismes service de la circulation aérienne, notamment les centres en route de la navigation aérienne [8].

Utilisations

Dans le monde

On distingue deux types de services mobiles aéronautiques régis par des procédures différentes [9] :

  1. le service mobile aéronautique (R) (« en route dans des couloirs aériens ») réservé aux communications relatives à la sécurité et à la régularité des vols, principalement le long des routes nationales ou internationales de l' aviation civile [10] ;
  2. le service mobile aéronautique (OR) (« hors des routes ») destiné à assurer les communications, y compris celles relatives à la coordination des vols, principalement hors des couloirs aériens [11].

De plus, on distingue deux types de messages :

  1. Les messages pré-enregistrés ( ATIS) ( VOLMET), qui sont diffusés en continu sur une fréquence particulière. Ils concernent la plupart du temps la météo et donnent les informations nécessaires au pilote (numéro de la piste à utiliser, etc.) ;
  2. Les messages de communication entre un organisme de contrôle et un aéronef. Il s'agit en général d'instructions données à l'aéronef et appelées «  clairances » (de l'anglais « to clear » - « autoriser »).
En France

Au-dessus de la France, de nombreux couloirs aériens en espace inférieur et en espace supérieur sont en service, avec des zones d'informations pour les vols hors de ces couloirs aériens [12]. Les aérodromes ont des moyens radios d'approche sur sol et d'informations [13], [14].

Radiotéléphonie

Les radiocommunications entre aéronefs et les stations au sol sont codifiées et réglementées dans le but d'éviter les erreurs d'interprétation. Elles sont concises, précises et font appel à une phraséologie conventionnelle. Elles se déroulent en général dans la langue du pays survolé ou en langue anglaise.

Les langues les plus utilisées en aéronautiques sont l' anglais, le français, le chinois, le russe, l' arabe, l' espagnol et l' indien. L' anglais reste la langue internationale officielle utilisée quand aucun membre d’équipage ne parle l’une des autres langues.

Chaque station est identifiée par un indicatif. Pour un aéronef, il correspond à l'un des types suivants :

  • Les caractères de son immatriculation (exemple : « D-GNNX »),
  • L'indicatif de l'exploitant suivi des quatre derniers caractères de son immatriculation (ex. : « Lufthansa GNNX »),
  • L'indicatif de l'exploitant suivi de l'identifiant du vol (ex. : « Air France 001 »).

Pour une station au sol, il correspond au nom de l'emplacement suivi d'un suffixe indiquant le service rendu parmi les suivants : opérations, délivrance, trafic, sol, tour, approche, contrôle, radar, arrivée, départ, précision, gonio, information (ex. : « Orly radar »).

Ils doivent être le plus précis et concis possible (ex. : « Orly tour bonjour, Air France 562, établi ILS 26 »).

L’augmentation du trafic aérien entraîne celle du nombre des messages échangés entre les avions et le sol. La saturation ne pourra être évitée que par un changement de technologie : le transport aérien commercial utilise un système de transmission de messages écrits beaucoup plus rapide et fiable.

Manœuvre d’une station radiotéléphonique

Pour manœuvrer une station radiotéléphonique dans les bandes aéronautiques, il est nécessaire de posséder un des certificats suivants [15] :

Ordre de priorité dans les messages échangés

Tour de contrôle transportable avec antennes discônes pour VHF et UHF aéronautiques.
Article connexe : Message de détresse.

Les messages ont une priorité en fonction de leur catégorie parmi les suivantes :

  1. message de détresse (signal MAYDAY) [16] (sauf sur un message de détresse déjà en cours).
  2. messages d'urgence (signal PAN PAN) (sauf sur un message de détresse ou sur un message d’urgence déjà en cours).
  3. message de contrôle de la circulation aérienne (sauf sur un message déjà en cours).
  4. message d'information de vol (sauf sur un message déjà en cours) SIGMET.
  5. message d'exploitants d'aéronefs et pilotes (sauf sur un message déjà en cours).
  6. message de routine entre aéronefs (sauf sur un message déjà en cours).

Les messages depuis les premières liaisons radios aéronautiques remontaient au début du XXe siècle, à une époque où les ballons dirigeables et les avions communiquaient en radiotélégraphie. Les messages avaient une priorité en fonction de leur catégorie parmi les suivantes :

  1. message de détresse (signal SOS) (signal mayday),
  2. messages d'urgence (signal XXX) (signal pan pan),
  3. messages de radiogoniométrie,
  4. messages intéressant la sécurité (signal TTT) (signal sécurité) ,
  5. messages météorologiques,
  6. messages intéressant la régularité des vols.
Other Languages
Deutsch: Flugfunk
English: Airband
日本語: エアバンド
中文: 波段