Révisionnisme

Le révisionnisme consiste à tenir une position de révision.

La révision peut être celle d'un objet politique quelconque (doctrine, procès, traité) : la première acception qualifiait de « républicains révisionnistes » les radicaux ayant soutenu le boulangisme, mouvement pour une révision des institutions de la IIIe République. De même, chez les juifs, le sionisme révisionniste est un mouvement pour la révision du sionisme dans un sens anti-communiste. Furent révisionnistes aussi ceux demandant la révision du procès Dreyfus[1], ou ceux qui, à partir de 1919 en Europe centrale (Allemagne, Hongrie, Italie), réclamaient une révision du traité de Versailles.

En histoire, il s'agit de réviser des faits communément admis. Le terme est largement employé, pour qualifier la position contestatrice. En français, on emploie le terme de négationnisme pour qualifier la contestation de crimes contre l'humanité, dont la négation de la Shoah, afin de pouvoir faire la distinction.

Le terme acquiert au e siècle un sens péjoratif. Au sein du mouvement socialiste, le révisionnisme est un chef d'accusation utilisé pour condamner les courants marxistes qui s'écarteraient de l'orthodoxie marxiste-léniniste.

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