Réseau téléphonique commuté

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L'acheminement des communications dans le RTC est assuré par des équipements appelés « commutateurs téléphoniques ». Il s'agit ici du commutateur numérique DMS-100 (en) de Nortel.

Le réseau téléphonique commuté (ou RTC) est le réseau historique des téléphones fixes, dans lequel un poste d'abonné est relié à un commutateur téléphonique du réseau public par une paire de fils alimentée en batterie centrale intégrale (la boucle locale). Les commutateurs téléphoniques sont eux-mêmes reliés entre eux par des liens offrant un débit de 2 Mb/s, ce sont les blocs primaires numériques (BPN) ou par des liaisons optiques PDH ou SDH plus performantes.

Il ne faut pas confondre un commutateur téléphonique avec un centre ou central téléphonique qui est le bâtiment abritant un ou plusieurs commutateurs téléphoniques.

Dans le cas d'un réseau construit par un opérateur public, on parle parfois de « réseau téléphonique commuté public » (RTCP) ou PSTN, de l'anglais « Public Switched Telephone Network ».

Histoire

Le téléphone et les bases du RTC ont été créés à la fin du e siècle par Alexander Graham Bell dans le but de faire écouter des pièces de théâtre à distance.

Au tout début, les communications étaient établies par des opérateurs et des opératrices, grâce à un système de cordons souples munis de fiches et de tableaux d'arrivée et de départ d'abonnés. Puis vinrent les systèmes de commutations automatiques, qui n'ont cessé d'être améliorés : d'abord électromécaniques, puis électroniques, ils sont désormais numériques et totalement pilotés par informatique. Almon Strowger inventa, puis breveta, en 1891, le premier commutateur automatique et le cadran de numérotation à dix chiffres permettant d'établir, sans l'aide d'opérateurs humains, une liaison entre deux abonnés d'un central téléphonique. Les premiers commutateurs furent installés aux États-Unis tout à la fin du e siècle et au début du e siècle.

De l'origine jusqu'à la fin des années 1980, il existait une continuité électrique entre les deux abonnés : un circuit électrique réel temporaire était établi entre les deux téléphones (sauf pour les communications à très longue distance).

  • Pour les liaisons entre centraux, d'encombrants câbles multipaires, puis les câbles coaxiaux numériques, sont désormais remplacés par des faisceaux de fibre optique. Cette dernière permet des débits beaucoup plus élevés, sorte d'autoroute qui profite aux technologies numériques d'information et de communication.
  • Pour établir une communication point à point, l'abonné compose un numéro pour que les commutateurs des centraux relient l'appelant à l'appelé. Le commutateur réserve un canal de communication pour toute la durée de la communication entre les abonnés reliés.
  • Les premiers systèmes de commutation comprenaient quelques dizaines de prises d'abonnés, les commutateurs électromécaniques ainsi que les commutateurs électroniques et informatiques actuels peuvent gérer plusieurs milliers d'abonnés (jusqu'à 100 000 par cœur de chaîne pour les plus modernes), sachant qu'en moyenne, seule une fraction d'entre eux seront en communication simultanément.
  • Les transmissions numériques avec « modems RTC homologués » sont permises. Mais le réseau RTC, en particulier le système de commutation « analogique », est peu approprié pour le transfert de données numériques, le débit binaire maximal ne dépassant pas les 128 kbit/s.
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