République de Weimar

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Reich allemand
Deutsches Reich (de)

1918 – 1933

Drapeau
Drapeau
Blason
Armoiries
Description de cette image, également commentée ci-après
République de Weimar (1930).
Informations générales
StatutRépublique
CapitaleBerlin
LangueAllemand
MonnaiePapiermark (1919-1923)
Reichsmark (1924-1933)
Démographie
Population62 411 000 hab. (est. 1925)
Superficie
Superficie468 787 km2 (1919)
Histoire et événements
Proclamation de la République
Promulgation de la constitution de Weimar
Loi des pleins pouvoirs à Adolf Hitler

Entités précédentes :

Carte de la république de Weimar. L'État libre de Prusse avec ses provinces apparaît en bleu clair.

La république de Weimar (en allemand : Weimarer Republik [ˈvaɪ.ma.ʁɐ ʁe.pu.ˈbliːk] Écouter) est le nom donné par les historiens au régime politique en place en Allemagne de 1918 à 1933.

Elle a été proclamée au cours de la révolution de 1918, le , soit deux jours avant la fin des hostilités de la Première Guerre mondiale. La constitution de cette république a été adoptée le et promulguée le suivant. Weimar, la ville où l’Assemblée nationale constituante rédigea la constitution, donna a posteriori son nom à la période historique dans son ensemble[2]. L’État allemand continua durant cette période de porter le nom officiel de Reich allemand, comme sous l'Empire allemand précédemment[a].

Il s'agissait d'une démocratie parlementaire dirigée par le président du Reich, et gouvernée par le chancelier du Reich, nommé par le président du Reich, investi par une majorité des membres du Reichstag et responsable devant cette assemblée. L'histoire de cette république est marquée par de nombreuses tensions et des conflits internes. Ses institutions fonctionnent normalement jusqu'en 1930, date à laquelle le dernier cabinet appuyé sur une majorité parlementaire stable est mis en minorité et se trouve obligé de démissionner, provoquant des élections. À partir de , des cabinets minoritaires de droite soutenus par le président du Reich se succèdent, menant une politique de plus en plus autoritaire. À la suite de la nomination d'Adolf Hitler comme chancelier le , le renforcement de la politique autoritaire mise en place durant la période 1930-1932, la confiscation progressive du pouvoir politique au profit du NSDAP et la modification des structures politiques entraînent la fin de facto de la république de Weimar et l'avènement du Troisième Reich. La Constitution de Weimar n'est abrogée officiellement qu'à l'issue de la Seconde Guerre mondiale en 1945, lorsque l'administration quadripartite alliée en Allemagne prend le contrôle du pays[b].

Révolution contrôlée : établissement de la république (1918-1919)

Depuis 1916, l'Empire allemand est gouverné par les militaires de Oberste Heeresleitung (OHL, commandement suprême de l'armée), avec comme chef d'État-major Paul von Hindenburg. Lorsqu'il apparaît aux militaires que la guerre est perdue, l'OHL demande qu'un nouveau gouvernement soit formé (le gouvernement civil existait déjà puisqu'au début de la guerre, cela avait été Bethmann-Hollweg, le chancelier au « chiffon de papier » il avait été remplacé par Michaelis et ce dernier par Hertling). En , lorsque Ludendorff demande que des contacts soient pris pour un armistice et que le régime devienne parlementaire, Hertling démissionne et est remplacé par le prince Max de Bade[3].

Le , la constitution de 1871 est amendée pour faire du Reich une démocratie parlementaire, ce qui avait été refusé depuis un demi-siècle : le chancelier est désormais responsable devant le Reichstag et non plus devant l'empereur. Le plan originel de transformer l'Allemagne en une monarchie constitutionnelle paraît bientôt chimérique devant la fièvre révolutionnaire qui secoue le pays. L’Allemagne « croule » sous les soldats et les blessés revenant du front. Avec la famine, la violence est omniprésente, des combats se produisent entre groupes rivaux de gauche et de droite.

Le , une insurrection éclate lorsque le commandement militaire, sans consultation du gouvernement, ordonne une ultime sortie à la flotte allemande. Cette manœuvre est sans espoir d'un point de vue militaire et risque de mettre fin aux négociations d'armistice. Les équipages de deux navires de Wilhelmshaven se mutinent. Les militaires arrêtent environ 1 000 marins, déclenchant les mutineries de Kiel, révolte locale qui se transforme rapidement en une rébellion nationale s'étendant aux bassins industriels et aux grands centres urbains d'Allemagne. Des marins, des soldats ainsi que des ouvriers pactisent avec les mutins. Ceux-ci commencent à élire des « conseils ouvriers » qui regroupent ouvriers et soldats sur le modèle des soviets de la révolution russe. Ceux-ci prennent alors le pouvoir civil et militaire dans de nombreuses villes. Le , la révolution atteint Munich, provoquant la fuite du dernier souverain d’une province allemande, Louis III de Bavière.

À l'origine, la demande des conseils d'ouvriers est modeste : ils veulent obtenir la libération des marins emprisonnés. À l'opposé de la Russie une année auparavant, ces conseils ne sont pas contrôlés par le parti communiste, qui n'est pas encore fondé. Toutefois, avec l'émergence du régime bolchévique lors de la Révolution russe, cette rébellion provoque une grande inquiétude dans les classes supérieures et moyennes. Le pays semble à la veille de devenir une république socialiste.

Les représentants de la classe ouvrière sont eux-mêmes divisés. Les sociaux-démocrates indépendants (USPD) qui tendent à l'instauration d'un système socialiste se séparent des sociaux-démocrates majoritaires (M)SPD. Le reste des sociaux-démocrates (« (M)SPD »), qui soutiennent un système parlementaire, décident de prendre la tête du mouvement et, le , demandent à l'empereur Guillaume II d'abdiquer.

Le , la République est proclamée par Philipp Scheidemann au palais du Reichstag à Berlin, deux heures avant la république socialiste de Karl Liebknecht. Toujours le , dans un acte litigieux, le chancelier du Reich, le prince Max von Baden, transfère tous ses pouvoirs à Friedrich Ebert, le dirigeant du MSPD. Il est clair que cet acte ne suffira pas en lui-même à satisfaire les masses.

Le lendemain, un gouvernement révolutionnaire appelé Conseil des commissaires du peuple (Rat der Volksbeauftragten) est créé. Il comprend trois membres du MSPD et trois membres de l'USPD, et est dirigé conjointement par Ebert pour le MSPD et par Haase pour le USPD. Bien que ce gouvernement soit confirmé par le conseil ouvrier des travailleurs de Berlin, les spartakistes dirigées par Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht, constituant l'aile gauche de l'USPD, s'y opposent.

Ebert appelle alors à un congrès des conseils d'ouvriers et de soldats du Reich, qui a lieu du 16 au , et dans lequel le MSPD obtient la majorité. Ebert réussit à faire tenir rapidement des élections pour former l’Assemblée nationale constituante, afin de mettre en place au plus vite une constitution parlementaire, marginalisant ainsi le mouvement pour l'instauration d'une république socialiste.

Afin de s'assurer un nouveau gouvernement capable de conserver le contrôle du pays, Ebert s'allie avec l'OHL, dirigé par le successeur de Ludendorff, le général Wilhelm Groener. Ce pacte Ebert-Groener stipule que le gouvernement ne réformera pas l'armée tant que celle-ci jure de protéger le gouvernement. D'une part, cet arrangement symbolise l'acceptation de ce gouvernement par l'armée et rassure les classes moyennes, d'autre part, l'aile gauche considère cet accord comme une trahison des intérêts des travailleurs, et fait de l'armée un groupe conservateur qui aura une grande influence sur le destin de la république de Weimar. Le , l'armistice mettant fin à la Première Guerre mondiale est signé.

L'accord entre les militaires et le nouveau gouvernement marque aussi une des étapes du partage de la classe ouvrière entre le SPD et le parti communiste (KPD) en formation. La rupture devient définitive le lorsque Ebert fait appel à l'OHL pour mater une mutinerie à Berlin lors de laquelle des soldats prennent le contrôle de la ville et bloquent la chancellerie du Reich. L'intervention brutale fait de nombreux morts et blessés, provoquant l'appel de l'aile gauche à la sécession avec le MSPD qui, de leur point de vue, avait pactisé avec les militaires contre-révolutionnaires dans le but de mater la révolution. L'USPD quitte alors le Conseil des commissaires du peuple après seulement quelques semaines. La scission devient encore plus profonde lorsqu'en , le Parti communiste d'Allemagne (KPD) est fondé par le mouvement spartakiste et d'autres groupes se réclamant du marxisme révolutionnaire.

La délégation allemande lors des négociations du traité de Versailles.

En , une nouvelle tentative d'établir un régime socialiste par les travailleurs dans les rues de Berlin est réprimée par les unités d'un Freikorps, un groupe paramilitaire composé de volontaires. Le point de non-retour est atteint le avec l'assassinat de Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht. À la demande d'Ebert, les meurtriers ne sont pas jugés par une cour civile, mais par un tribunal militaire, qui rend des sentences très légères. Le général Walther von Lüttwitz réprime avec ses hommes le soulèvement spartakiste.

Les élections à l’Assemblée nationale constituante ont lieu le . À cette date, les partis de gauche, y compris l'USPD, ne sont pas vraiment organisés, et le KPD a refusé de se présenter aux élections, ce qui mène à une solide majorité en sièges pour les mouvements modérés. À lui seul, le SPD obtient 45 % des suffrages exprimés, ce qui permet à Ebert de devenir le premier Reichspräsident de la république de Weimar. Pour éviter les émeutes en cours à Berlin, l’Assemblée nationale constituante se réunit dans la ville de Weimar, donnant ainsi son nom à la nouvelle république.

Durant les débats à Weimar, les combats continuent. Une « république soviétique », la république des conseils (Räterrepublik) de Bavière est même déclarée à Munich, mais elle est dissoute en par l'action des Freikorps et d'unités de l'armée régulière, provoquant la poursuite des combats dans le pays. Des combats ont aussi lieu dans les provinces orientales restées fidèles à l'empereur et qui ne souhaitent pas l’avènement d'une république.

Pendant ce temps, la délégation aux pourparlers de paix signe le traité de Versailles, acceptant d'importantes réductions dans l'armée allemande, le paiement d'importants dommages de guerre, et une clause de responsabilité de la guerre. Ainsi naît le mythe du coup de poignard dans le dos, souvent repris dans les discours politiques. Adolf Hitler, entre autres, reprochera plus tard à la République la signature de ce traité.

Le traité de Versailles est un élément important de l’histoire de la république de Weimar.

Avant d’en énumérer les composantes, il est important de remettre la situation en contexte. L’Allemagne est en pleine révolution et le pouvoir politique reste encore très instable, mais le pays fonctionne démocratiquement, plus précisément par vote de l’Assemblée nationale. Elle se bat encore sur le front, mais sa défaite n’est qu’une question de temps. Les alliés préparent seuls les conditions de paix, et tentent de les imposer dès le à l’Allemagne.

La clause la plus dérangeante du traité se trouve être l’article 231 qui stipule la reconnaissance par l'Allemagne de sa responsabilité dans le déclenchement de la guerre. Les réactions sont alors unanimes en Allemagne ; cette clause est tout simplement irrecevable. Le président de l’Assemblée, Philipp Scheidemann, pose une question qui résume bien l’opinion des Allemands sur le sujet : « Comment une main qui s’imposerait et nous imposerait ces chaînes pourrait-elle ne pas se dessécher ? ». La politique impériale est encore défendue ainsi que l’idée que l’Allemagne a droit à un traitement juste et à une signature de traité sans être sous la contrainte. L’Allemagne espère également une paix honorable avec ses adversaires. Néanmoins, le , face à l’intransigeance des vainqueurs, l’Assemblée nationale vote pour la signature du traité — par 237 voix « pour » et 138 voix « contre »  — grâce à une alliance entre le parti social-démocrate et le Zentrum.

L’historiographie mentionne que le gouvernement a accepté de signer le traité parce qu’il n’avait pas le choix : l’armée allemande était en pleine déroute, très affaiblie par les multiples offensives des Alliés et le gouvernement voulait éviter l’occupation du territoire ainsi que l’éclatement du Reich.

La clause de culpabilité allemande reste cachée à la population.

Le montant des réparations à payer aux pays envahis et saccagés par l'Allemagne n'est pas fixé de suite.

En complément du paiement de dommages de guerre, le pays doit livrer 5 000 camions et locomotives, 15 000 wagons ainsi qu’une partie de sa flotte commerciale. De plus, il doit abandonner une partie de son territoire : l’Alsace-Lorraine, obtenue après la défaite de la France de 1870, lui est restituée ; le territoire entourant la ville de Posen (Poznań) revient à la Pologne, isolant ainsi la Prusse orientale ; le canton d’Eupen-Malmedy fait désormais partie de la Belgique. L’Allemagne doit en outre renoncer à toutes ses colonies africaines. En tout, l’Allemagne perd environ 14 % de son territoire, et 10 % de sa population. Sous l'aspect économique, cela représente une perte annuelle de 1 million de tonnes de charbon et une baisse de 50 % de sa production de minerai, de 25 % pour le coke et de 13 % pour le blé. De plus, l’armée allemande est réduite à 100 000 hommes et 15 000 marins, et les chars de combats, les sous-marins, les avions et les gaz sont désormais interdits. L’adhésion à la Société des Nations reste également temporairement interdite au Reich.

La signature du traité provoque un mécontentement général dans l'opinion allemande. L’atmosphère politique en pâtit. Les représentants de l’extrême gauche qualifient les sociaux-démocrates, signataires, de « criminels de  ». L’extrême droite qualifie de grand mensonge la reconnaissance de culpabilité. Les violences publiques vont durer jusqu'en 1923.

L’opinion publique, menée entre autres par les partis extrémistes, a mené une action violente dirigée contre le gouvernement, et ce jusqu’en 1923. Les dirigeants sont accusés d’avoir trahi l’empire, et Versailles a donné naissance à deux problèmes politiques. Premièrement, l’adoption de la responsabilité de guerre posa problème, car l’Empire, selon la majorité des Allemands, n’était pas responsable du déclenchement de la guerre, du moins pas plus que les autres pays impliqués. Deuxièmement, cette adoption fut considérée comme un coup de poignard dans le dos de l’armée allemande, qui se battait encore sur le front. En d’autres mots, l’armée était invaincue sur le champ de bataille, mais fut assassinée par ses propres dirigeants politiques. Pourtant, l’Allemagne, selon les historiens, n’était pas condamnée à un avenir noir ; au contraire, Weimar avait de bonnes chances de redevenir une grande puissance européenne. Cependant, le mécontentement était si intense qu’il paralysa gravement la nouvelle république et l’empêchait de rompre avec l’ancienne mentalité impérialiste. Bref, l’historiographie mentionne qu’il y a toujours existé un consensus chez tous les partis politiques de l’histoire de Weimar ; il était inadmissible d’accepter le traité de Versailles, et il devait absolument être révisé. Le nouveau régime n’a pu montrer son utilité que quelques années plus tard, afin de trouver des solutions temporaires à la crise de 1923.

Le président du Reich, Friedrich Ebert du MSPD, promulgue la nouvelle constitution le .

Les Länder membres

Länder allemands pendant la république de Weimar (en 1925).
Länder Capitale
Flagge Herzogtum Anhalt.svg État libre d'Anhalt (Freistaat Anhalt) Dessau-Roßlau
Flagge Großherzogtum Baden (1891–1918).svg République de Bade (Freistaat Baden) Karlsruhe
Flag of Bavaria (striped).svg État libre de Bavière (Freistaat Bayern) Munich
Flagge Herzogtum Braunschweig.svg État libre de Brunswick (Freistaat Braunschweig) Brunswick
Flagge Großherzogtum Hessen ohne Wappen.svg État populaire de Hesse (Volksstaat Hessen) Darmstadt
Flagge Fürstentum Lippe.svg État libre de Lippe (Freistaat Lippe) Detmold
Flagge Großherzogtümer Mecklenburg.svg État libre de Mecklembourg-Schwerin (Freistaat Mecklenburg-Schwerin) Schwerin
Flagge Großherzogtümer Mecklenburg.svg État libre de Mecklembourg-Strelitz (Freistaat Mecklenburg-Strelitz) Neustrelitz
Civil flag of Oldenburg.svg État libre d'Oldenbourg (Freistaat Oldenburg) Oldenbourg
Flag of Prussia (1918–1933).svg État libre de Prusse (Freistaat Preußen) Berlin
Flagge Herzogtum Sachsen-Coburg-Gotha (1911-1920).svg Saxe-Cobourg (Sachsen-Coburg) - intégré à la Bavière en 1920 Cobourg
Flag of Saxony.svg État libre de Saxe (Freistaat Sachsen) Dresde
Flagge Fürstentum Schaumburg-Lippe.svg État libre de Schaumbourg-Lippe (Freistaat Schaumburg-Lippe) Bückeburg
Flag of Thuringia.svg Thuringe (Thüringen) - Depuis 1920 Weimar
Flag of Germany (3-2 aspect ratio).svg Waldeck-Pyrmont - Intègre la Prusse en 1921/1929 Arolsen
Flagge Königreich Württemberg.svg État libre populaire de Wurtemberg (Freier Volksstaat Württemberg) Stuttgart
Villes-États
Flag of Bremen.svg Brême
Flag of Hamburg.svg Hambourg
Flag of the Free City of Lübeck.svg Lübeck
États constituant la Thuringe en 1920
Flagge Fürstentum Reuß ältere Linie.svg État populaire de Reuss (Volksstaat Reuß) Gera
Flagge Herzogtum Sachsen-Coburg-Gotha (1826-1911).svg Saxe-Altenbourg (Sachsen-Altenburg) Altenburg
Flagge Herzogtum Sachsen-Coburg-Gotha (1911-1920).svg Saxe-Gotha (Sachsen-Gotha) Gotha
Flagge Herzogtum Sachsen-Coburg-Gotha (1826-1911).svg Saxe-Meiningen (Sachsen-Meiningen) Meiningen
Flagge Großherzogtum Sachsen-Weimar-Eisenach (1813-1897).svg Saxe-Weimar-Eisenach (Sachsen-Weimar-Eisenach) Weimar
Flagge Fürstentümer Schwarzburg.svg Schwarzbourg-Rudolstadt Rudolstadt
Flagge Fürstentümer Schwarzburg.svg Schwarzbourg-Sondershausen Sondershausen
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