Puits de carbone

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Le bois, mais aussi le sol et une partie de la nécromasse végétale, animale, fongique et microbienne des forêts tempérées constituent des puits de carbone parmi les plus importants pour les terres émergées.
De manière générale, les sols, plus encore que les végétaux (même en forêt) sont les premiers puits de carbone, tant qu'ils ne sont pas surexploités, érodés ou dégradés.
Les récifs corraliens, et certains planctons produisent le carbonate de calcium qui constitue le principal puits de carbone océanique et planétaire.

Au sens large, un puits de carbone ou puits CO2 est un réservoir (naturel ou artificiel) qui absorbe du carbone en circulation dans la biosphère. Ce carbone est alors piégé dans de la matière vivante puis par la suite plus ou moins durablement séquestré dans de la matière organique morte ou dans une roche « biogénique ». En contribuant à diminuer la quantité de CO2 atmosphérique, les puits de carbone influent sur le climat planétaire et donc sur toutes les composantes de l'environnement qui dépendent du climat.

Jusqu'à la fin du carbonifère, les principaux puits étaient les processus biologiques de production de charbon, pétrole, gaz naturels, hydrates de méthane et roches calcaires. Aujourd'hui, ce sont les océans, les sols (humus) et la flore (forêt, tourbière, prairies).
La séquestration du carbone (ou piégeage, ou emprisonnement du carbone) désigne les processus extrayant le carbone ou le CO2 de l'atmosphère terrestre et le stockant dans un puits de carbone.
La biosphère absorbe aujourd'hui environ 20 % du Carbone anthropique émis dans l'air, grâce à la photosynthèse qui est la base du mécanisme naturel et actif de séquestration du carbone (tout en étant source de vapeur d'eau qui est aussi un gaz à effet de serre). Les bactéries photosynthétiques, les organismes végétaux et la chaine alimentaire ainsi que la nécromasse qui en dépendent sont considérées comme contributeurs des puits de carbone.

En France, la loi Grenelle II prévoit[1] qu'un rapport du Gouvernement au Parlement portera sur « l'évaluation des puits de carbone retenu par les massifs forestiers » et leur « possible valorisation financière pour les territoires » (art. 83).

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