Prix Goncourt

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Prix Goncourt
Image associée à la récompense
Edmond de Goncourt, créateur du prix par testament, par Nadar.

Description Prix littéraire
Organisateur Académie Goncourt
Pays Drapeau de la France  France
Date de création 1903
Dernier récipiendaire Leïla Slimani pour Chanson douce
Site officiel www.academie-goncourt.fr

Le prix Goncourt est un prix littéraire français récompensant des auteurs d'expression française, créé par le testament d' Edmond de Goncourt en 1892. La Société littéraire des Goncourt fut officiellement fondée en 1902 et le premier prix Goncourt fut proclamé le . Ce prix annuel est décerné au début du mois de novembre par l' Académie Goncourt, après trois présélections successives, en septembre et en octobre, parmi les romans publiés dans l'année en cours. C'est le prix littéraire français le plus ancien et considéré comme le plus prestigieux [1]. Les autres grands prix littéraires sont le grand prix du roman de l'Académie française, le prix Femina, le prix Renaudot, le prix Interallié et le prix Médicis.

Historique

Le prix Goncourt, créé pour récompenser chaque année « le meilleur ouvrage d'imagination en prose [2], paru dans l'année » est attribué presque exclusivement à un roman.

En 1862, les frères Goncourt décident qu’après leur mort, leurs biens seront vendus, leur capital placé et que les intérêts de cette somme serviront à leur Académie Goncourt pour rémunérer dix auteurs avec 6 000 francs or par an (avec cette rente à vie, les dix académiciens pouvant ainsi vivre de leur plume), et pour décerner un prix annuel de 5 000 francs or [3]. Cependant, l'Académie Goncourt devant être reconnue d'utilité publique, elle doit placer ses fonds sous forme de portefeuille comprenant des obligations d'État, certes peu rémunératrices mais jugées sûres. Hélas, celles-ci étaient non indexées sur l'inflation (inexistante en 1900) : avec la Première Guerre mondiale, puis la création du franc Poincaré en 1928, ce portefeuille obligataire s'effondre au fil des dévaluations successives ; les montants des rentes et du prix suivent la même tendance que la valeur du capital de l'Académie littéraire [4]. On aboutit à la somme de 50 nouveaux francs en 1962 [5].

Un chèque est remis au lauréat depuis 1903, il décerne à l'origine des romans naturalistes pour échapper à l'érudition qu'affectionnent les académiciens. Aujourd'hui, ce montant, du fait de l'inflation, ne représente plus qu'un prix symbolique — actualisé à 10 euros que certains lauréats généralement font encadrer [6] — mais la "notoriété" promise au lauréat dès la fin de la Première Guerre mondiale par l'Académicien Jean Ajalbert [7], qui verra son œuvre accéder au palmarès des meilleures ventes, est une récompense bien plus convoitée. En marge du Prix Goncourt, l'académie décerne en outre les Bourses Goncourt de la Poésie, de la Nouvelle, de la Biographie, de la Jeunesse et de Premier Roman.

Depuis octobre 1914, les dix membres de l' Académie Goncourt sont en résidence au restaurant Drouant, rue Gaillon, dans le deuxième arrondissement de Paris [1]. Ils se réunissent chaque premier mardi du mois depuis 1920 dans leur salon, au premier étage du restaurant. Le prix est attribué début novembre. Si après quatorze tours de scrutin il n'y a pas de lauréat élu le président a une voix double pour déterminer une majorité de vote.

Le prix ne peut être décerné qu'une seule fois à un même écrivain. À une exception près : la supercherie de Romain Gary qui l'a reçu en 1956 pour son roman Les Racines du ciel, puis en 1975, sous le pseudonyme d' Émile Ajar, pour le roman La Vie devant soi.

Le prix Goncourt est indissociable, depuis 1926, du prix Renaudot, créé cette année-là par dix critiques littéraires qui attendaient la proclamation faite par le président de l'Académie Goncourt. Sans être organiquement lié au jury du Goncourt, le jury du Renaudot joue le rôle de son complément naturel, accentué par l'annonce du résultat, simultanément et dans le même cadre.

En 1988, l'Académie Goncourt a accueilli avec bienveillance la création du Prix Goncourt des lycéens par la Fnac, en collaboration avec le rectorat de Rennes.

Le , les jurés du Goncourt ont modifié certaines règles pour répondre aux critiques récurrentes qui leur étaient faites : ils ont en effet décidé à l'unanimité qu'il était incompatible d'être à la fois juré et rémunéré par une maison d'édition [8], [9] ; les jurés doivent démissionner s'ils ne siègent pas durant l'année ; et une limite d'âge est instaurée à 80 ans pour les futurs membres (et non de manière rétroactive) de l'Académie Goncourt [10].

Secrétaire de l'Académie Goncourt depuis 1998, Marie Dabadie a participé à ce que la marque « Goncourt » soit officiellement déposée et à créer un site Internet. Unique salariée de l'institution, elle est notamment chargée de transmettre aux membres du jury les ouvrages que lui envoient les éditeurs [11].

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